Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Brevets sur le vivant : les ministres de l'Agriculture inquiets

Source : Agra Presse Hebdo du 25 mars 2019 N3685 P17

En réunion des ministres de l’Agriculture le 18 mars, les Pays-Bas se sont inquiétés de l’accord de brevets sur des variétés végétales issues de techniques de sélection classique. Ils ont été soutenus par 11 Etats membres dont la France. Début décembre 2018, l’Office européen des brevets a en effet ouvert à l’octroi d’un tel brevet malgré la modification de son règlement sous la pression des institutions européennes.


La semence, premier levier de l'agroécologie

Source : Agrodistribution de mars 2019 N302 P24-30 par Blandine Cailliez

Le dossier commence par rappeler la part due à l’amélioration variétale des grandes cultures dans la hausse des rendements depuis le début du 20ème siècle, ce qui a permis de nourrir l’Europe et de rendre le continent exportateur. Il continue avec les chiffres de la filière française des semences et sa contribution à l’environnement. Il explique que les sélectionneurs contribuent à enrichir les ressources génétiques avec leurs nouvelles variétés mais aussi à les maintenir pour pouvoir y puiser une caractéristique intéressante ; ils peuvent même être amenés à travailler sur des espèces émergentes. Le dossier s’intéresse ensuite aux variétés sélectionnées pour leur résistance aux maladies qui permettent de diminuer le recours aux traitements phytosanitaires, critère désormais mis en avant à l’inscription et dans les champs avec le CEPP (certificat d’économie des produits phytosanitaires). Il se termine avec un point sur les variétés destinées à la production bio et testées à l’inscription en tant que telles.


Flétrissement bactérien - Les tomates de demain devront résister au réchauffement climatique

Source : Culture Légumière de mars avril 2019 N170 P14-16 par Caroline Even

Le réchauffement climatique fait craindre le développement du flétrissement bactérien chez la tomate, le pouvoir pathogène de la bactérie se voyant renforcé et les mécanismes de défense des plantes amoindris. Un laboratoire de l’Inra Occitanie-Toulouse a vérifié les effets sur les mécanismes de défense chez Arabidopsis thaliana. Ensuite, grâce à des infections à différentes températures, ils ont localisé des gènes potentiellement actifs dans la défense à température élevée. En partenariat avec Syngenta, le protocole de recherche a été appliqué à différents individus d’une tomate sauvage. Les génomes des individus vont être désormais comparés aux réponses phénotypiques obtenues en milieu contrôlé. Une expérimentation au champ va être menée en Thaïlande. A terme, des marqueurs génétiques devraient être développés pour les utiliser en sélection. D’autres pathogènes pourraient émerger avec le réchauffement climatique.


La betterave sucrière se met au bio

Source : Réussir Grandes Cultures de mars 2019 N333 P32-33 par Christian Gloria

La culture de betterave sucrière en bio se heurte à la difficulté de contenir les adventices. Le semis retardé doit être précédé d’un faux semis. Il se fait à plus haute densité et si possible au carré pour permettre un binage mécanique entre les rangs mais aussi au travers des rangs. Un désherbage manuel peut être nécessaire. Une autre solution est expérimentée par l’Institut technique de la betterave : le repiquage, pour faciliter le désherbage mécanique. Cette conduite limite le choix variétal à des variétés résistantes à la cercosporiose et à cycle court (suite au semis tardif).


Lavande ou lavandin, les deux sont au parfum

Source : lemonde.fr du 2 mars 2019 par Laurence Girard

L’huile essentielle de lavande ou de lavandin a de plus en plus de débouchés. Elle est très appréciée pour son parfum, comme les champs provençaux sont recherchés par les touristes pour le parfum et les couleurs. Le plus souvent, ces champs sont des cultures de lavandin, un hybride de deux lavandes, dont les surfaces de culture devancent largement celles de lavande fine pour des raisons de productivité en huile, explique Philippe Roux du GNIS. L’huile essentielle de lavandin est surtout utilisée par les lessiviers et en aromathérapie, les parfumeurs préférant en rester à celle de lavande fine. Ce succès ne fait pas perdre de vue aux producteurs la menace du dépérissement des pieds dû à un phytoplasme transmis par un insecte qui peut faire chuter de moitié la production d’un pied touché. Si la lavande fine provençale est concurrencée par la Bulgarie, le lavandin reste français mais sa production intéresse désormais la Beauce.


Quand la moutarde retrouve son pays d’origine

Source : Réussir Grandes Cultures de mars 2019 N333 P52-54 par Valérie Noël

En Côte-d’Or, un agriculteur est pleinement engagé, comme producteur, dans la relance d’une production locale de moutarde de Dijon. Cette culture lui permet de dégager ses meilleures marges. Elle se mène dans un cadre particulier au sein de l’Association de la moutarde de Dijon. Cette organisation qui réunit industriels, producteurs, organismes de collecte, chambre d’Agriculture, Inra et Agrosup Dijon intervient sur l’ensemble de la filière de la sélection de variétés, la production de semences, la distribution de semences, la répartition des cultures, la contractualisation, à la transformation. Elle ambitionne de développer sa production sous IGP pour contrer la production canadienne.


Variétés de betteraves - Des progrès sur la tolérance à la cercosporiose

Source : Le Betteravier Français du 5 mars 2019 N1089 P25 par François-Xavier Duquenne

Pour 2019, le CTPS propose à l’inscription au Catalogue officiel 20 nouvelles variétés de betteraves sucrières. Toutes se comportent bien face à la cercosporiose, critère qui a éliminé un bon nombre de candidates. Les planteurs, de plus en plus confrontés à cette maladie, apprécieront le progrès génétique apporté par ces nouveautés qui sera à confirmer lors des essais de post-inscription. Par ailleurs, 3 variétés tolérantes à la jaunisse entrent en première année de test pour l’inscription.


Les biotechnologies au service des oléagineux

Source : Biotechnologies Végétales Infos de 2019 N17 P4-6

Le dossier commence par rappeler rapidement les utilisations des biotechnologies en sélection oléagineux. Il continue avec les différentes huiles produites et consommées, l’haplodiploïdisation utilisée en sélection colza, le potentiel des microalgues productrices de lipides d’intérêt nutritionnel, les techniques ayant permis la création de variétés hybrides chez le tournesol et le colza, le désherbage post-levée sur cultures d’oléagineux rendu possible, la sélection du palmier à huile pour que sa culture soit plus durable, la création de variétés de colza plus résistantes au phoma.


Programme Aker : "des premiers résultats de phénotypage très encourageants"

Source : terre-net.fr du 13 février 2019 par Sophie Guyomard

Fin janvier, au séminaire annuel du projet Aker sur l’amélioration de la compétitivité de la betterave sucrière, les chercheurs impliqués ont fait le point sur les avancées. Ainsi, le phénotypage réalisé en 2018 sur 63.000 micro-parcelles des 3.000 génotypes sélectionnés a fourni de nombreuses données aux différentes étapes du développement des plantes, qu’il faut maintenant analyser. Le chef du projet, Christian Huygue de l’Inra, s’est montré optimiste sur les résultats, les hypothèses de départ ayant été confirmées. En 2019, le travail consistera à affiner les nombreuses thématiques en cours avec en priorité la fin du phénotypage semences et plantules et également au champ. Au final, Aker devrait aboutir à du matériel génétique porteur de la diversité nécessaire à la filière betterave pour booster le rendement. Les données permettront peut-être d’imaginer d’autres axes de recherche, selon Bruno Desprez, président du Comité de coordination d’Aker.


Les betteraves affichent leur résistance à la sécheresse

Source : L’Eleveur Laitier de février 2019 N279 P52-53 par Dominique Grémy

En 2018, le réseau d’essais de l’ADBFM a observé le comportement de 21 variétés de betterave fourragère. Les conditions climatiques ont permis de révéler la résistance des variétés testées au stress hydrique : cela s’explique par le progrès génétique et le taux de matière sèche, référence pour le rendement, qui se concentre. Les résultats sont publiés par type de betterave fourragère (très riche, riche et moyennent riche en MS) qui influence la manière de les distribuer au bétail.


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