Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Carie du blé : limiter les risques

Source : La France Agricole du 23 août 2019 N3813 P35 par Mélanie Béranger

Cette maladie fongique, principalement présente sur blé tendre et quelques espèces apparentées, refait son apparition. Elle est transmise par le sol ou les semences avec un pouvoir de propagation élevé. La reconnaître dans une parcelle demande de l’observation : les plantes atteintes sont plus courtes avec un tallage plus important ; les épis sont souvent plus courts à l’aspect ébouriffé. L’absence de lutte curative oblige à recourir à des mesures préventives dans les parcelles contaminées comme le labour profond, les semences traitées et l’absence de culture céréalière pendant 5 ans. Les semences certifiées garantissent l’absence du champignon. En agriculture biologique, une protection bien que limitée peut être apportée par le traitement des semences au vinaigre ou, depuis peu, une spécialité inhibant la germination des spores.


Résistance au stress hydrique - Eviter la surchauffe

Source : Cultivar de mai 2019 HS N30 PXXVIII-XXX par Anthony Le Quemener

Dans le cadre d’un dossier sur le recours à l’agronomie et la technologie, un article s’intéresse au stress hydrique. Il redonne la définition de la sécheresse et les mécanismes physiologiques qui permettent aux plantes de s’en protéger. Toutes les espèces cultivées n’ont pas le même niveau de tolérance de par leur physiologie et leur système racinaire. La présence de couvert gêne le rechargement des nappes phréatiques et augmente l’évapotranspiration des parcelles mais, en même temps, elle permet aux sols de se recharger en matières organiques et donc d’augmenter leur réserve utile. A l’enrichissement en matière organique et au choix d’espèces tolérantes, il faut ajouter le choix variétal pour résister au stress hydrique.


Les ancêtres du blé racontent l'histoire du monde

Source : Le Figaro du 10 mai 2019 P12 par Jean-Luc Nothias

Pendant 5 ans, un programme de recherche européen, Whealbi, coordonné par l’Inra, a étudié le génome de près de 500 variétés de blé (des anciennes, des récentes et des ancestrales). Depuis la domestication il y a environ 10.000 ans, des croisements naturels et des migrations suivies de pressions évolutives ont conduit à des variétés locales. Vers 1850, en France, des croisements ont été réalisés avec des variétés venues de l’Europe de l’Est et d’Angleterre pour aboutir à des variétés stables. Le projet Whealbi a permis d’identifier des gènes de résistance aux maladies et d’éprouver les 500 variétés sous différents climats et latitudes pour repérer des gènes favorables. Les données collectées sont désormais appliquées en sélection classique. Les nouvelles techniques de sélection permettraient d’aller plus vite, mais ne sont pas nécessaires quand les caractéristiques intéressantes sont trouvées dans l’espèce-même.


La biodiversité, un atout pour l'agriculture selon l'Inra

Source : Agra Presse Hebdo du 6 mai 2019 N3691 P54-56 par Marc Nicolle

Nicolas Gross, chercheur à l’Inra : “La biodiversité offre des marges de manœuvre considérables aux systèmes agricoles”

L’Inra a profité de la session plénière de l’IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) qui se tient à l’Unesco à Paris pour parler biodiversité avec la presse. Il estime que c’est un atout pour permettre à l’agriculture d’aborder la transition agro-écologique.

C’est évidemment un réservoir de ressources génétiques mais la biodiversité offre aussi une réponse au besoin de rendre l’agriculture moins dépendante des intrants et d’élargir et d’enrichir ses productions. Les produits carnés et laitiers issus de prairies plus diversifiées ont été mis en avant, tout comme la fertilité des sols et la multifonctionnalité des écosystèmes. Un chercheur de l’Inra revient sur cette dernière notion expliquant que chaque espèce même rare apporte quelque chose à son écosystème. La biodiversité permet aux espèces cultivées de mieux supporter les stress rencontrés. Des indicateurs de santé d’un écosystème sont à développer. Et pourquoi ne pas imaginer des cultures d’assemblages d’espèces ; reste à trouver comment les semer et les récolter.


Septoriose du lin - Les premiers jalons de la résistance variétale

Source : Perspectives Agricoles de mai 2019 N466 P25-27 par Romain Valade et Blandine Bammé

Le projet SeptoLIN a permis d’isoler 170 souches de Septoria linicola et de séquencer le génome de deux d’entre elles. Ces données ont été complétées par l’identification de la forme sexuée de propagation du pathogène et par la confirmation du rôle des pailles dans la dissémination. Le projet comprenait également un volet concernant la localisation des symptômes sur les organes des plantes et la caractérisation de la sensibilité de 22 variétés face à six souches de S. linicola. Il en ressort que tous les organes peuvent être touchés à différents degrés, que les variétés linières sont plus sensibles que les oléagineuses et qu’aucune résistance totale n’a été observée. La création variétale pourra participer à la lutte contre la septoriose et un protocole de test de caractérisation du comportement des variétés en cours de sélection se dessine.


La sélection phénomique : une voie d’avenir en sélection ?

Source : inra.fr du 25 avril 2019 par Patricia Le Crenn ; Résumé proposé par la revue

La sélection génomique a permis d’améliorer les schémas de sélection de nombreuses espèces ; la matrice de génotypage servant alors de base pour la prédiction des performances des nouveaux individus. Moins coûteuse et aussi efficace, la sélection phénomique, basée sur la spectroscopie proche infra-rouge, pourrait offrir une alternative de sélection à bas coût pour de nombreuses espèces.


Zoom sur la complexité génétique chez les plantes

Source : INRA Presse Info du 23 avril 2019 ; Résumé proposé par la revue

L’adaptation fine de la croissance de la plante à son environnement joue un rôle clé dans sa survie, d’autant plus qu’elle est fixée au sol. Des chercheurs de l’Inra révèlent la grande complexité génétique permettant des variations de croissance aérienne de la plante en réponse à la limitation de la disponibilité en eau. Publiés dans PLoS Genetics, ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives dans la découverte des variations génétiques qui contrôlent la réponse aux stress pour des caractères d’intérêt adaptatif et agronomique.


"La luzerne semence, une tête d'assolement bien valorisée"

Source : La France Agricole du 26 avril 2019 N3797 P30 par Florence Jacquemoud

Un agriculteur du Lot-et-Garonne principalement arboriculteur cultive sur 5 à 10 ha de la luzerne porte graine. Cette production présente sur la ferme depuis trois générations est particulièrement adaptée aux sols argilo-calcaires. Implantée sous couvert de tournesol, elle est fauchée le printemps suivant pour le fourrage puis moissonnée fin août pour récupérer 3 à 5 t/ha. Une deuxième campagne est menée de la même manière avant destruction. Cette culture est appréciée comme tête d’assolement et pour le revenu apporté entre le fourrage, les semences et les primes.


"J'implante des couverts végétaux sous mes noyers"

Source : La France Agricole du 19 avril 2019 N3796 P32 par Camille Penet

Un nuciculteur de l’Isère implante depuis plusieurs années un couvert végétal sous ses noyers après la récolte pour une destruction fin mai. La première année, il a testé différents mélanges pour finalement retenir une composition de 70% de légumineuses et 30% de graminées, avec différentes variétés de chaque espèce du mélange. Les parcelles trop caillouteuses ne sont pas concernées, le semoir à dents utilisé faisant ressortir les pierres. Le couvert coûte en semences et en interventions, mais améliore la structure du sol et restitue des éléments minéraux à sa destruction. Dans les années à venir, la destruction devrait intervenir plus tôt pour mieux coller aux besoins printaniers des arbres et l’acquisition d’un semoir à disques devrait permettre l’extension de cette pratique à toutes les surfaces de noyers.


Mycotoxines et métaux lourds des céréales - Des préoccupations sanitaires de l'ombre

Source : La France Agricole du 26 avril 2019 N3797 P42-47 par Hélène Parisot

Le dossier s’ouvre sur les risques liés aux fusarioses et rappelle les éléments de la conduite de la culture qui permettent de les évaluer, parmi eux le choix variétal avec des sensibilités plus ou moins élevées. Il s’arrête ensuite sur la contamination au cadmium, un métal lourd présent dans les sols et les engrais minéraux ou organiques, et signale des variétés de blé dur plus ou moins accumulatrices.


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