Ressources pédagogiques de la filière semences
0

Revue de presse

× ×

Gazons sportifs - Les nouvelles technologies placent le jardinier au centre du jeu

Source : Paysage Actualités d’octobre 2019 N422 P23-29 par Jean-Pierre Nollet et Laurent Miguet

Les pelouses hybrides se développent sur le marché des terrains sportifs. Le terme recouvre plusieurs mélanges de matériaux support qui demandent un entretien spécifique (arrosage, engrais, tonte). Différents acteurs sont présents sur ce marché d’innovations. Avec la réduction des solutions phytosanitaires et la demande de surfaces plus naturelles, les biostimulants sont souvent utilisés. Le matériel d’entretien, celui de la scarification par exemple, a dû s’adapter. Des robots peuvent faire leur apparition. Ces pelouses hybrides supportent mieux les aléas climatiques mais s’avèrent plus sensibles aux maladies entraînant le recours à la luminothérapie, la ventilation, etc, d’où des coûts d’entretien élevés. Deux interviews complètent l’article : celle de l’organisateur des 48 heures du Gazon Sport Pro sur le marché des gazons professionnels et celle de Jean-Marc Lecourt, président de la SFG, sur son implication dans la formation au bon entretien des gazons sportifs.


La végétalisation favorise la maîtrise des coûts

Source : Paysage Actualités d’octobre 2019 N422 P40-41 par Yaël Haddad

En juin dernier, la communauté d’agglomération de Villefranche-sur-Saône a été distinguée pour ses bonnes pratiques minimisant les coûts d’entretien et l’impact environnemental. Entre autres, elle a arrêté l’utilisation des produits phyto dans les cimetières, comme de plus en plus de communes, pour préserver les jardiniers et la population. En France, le passage au zéro pesticide s’effectue en général en 3 ans avec l’installation de zones végétalisées souvent associées à des zones minérales. Ce changement s’avère chronophage avec le désherbage. L’enherbement devrait gagner de la place pour minimiser cette activité. A Villefranche justement, l’enherbement et d’autres solutions permettent de limiter le désherbage.


Néonicotinoïdes - Comment faire sans

Source : Réussir Grandes Cultures d’octobre 2019 N339 P16-25 par Christian Gloria

En Europe, la France interdit stricto sensu cinq substances actives de la famille des néonicotinoïdes, contrairement à certains Etats membres qui permettent des dérogations. Le dossier passe en revue les alternatives selon les espèces cultivées. En betterave sucrière, production la plus impactée par l’interdiction, la solution la plus évidente est proposée par les variétés tolérantes à la jaunisse avec une gamme que les semenciers travaillent à élargir, les insecticides en végétation ne donnant pas vraiment satisfaction. En colza, la protection foliaire contre les pucerons perd de son efficacité ; des variétés partiellement résistantes au virus TuYV se développent ; la lutte insecticide contre d’autres ravageurs d’automne s’amenuise. En céréales, les alternatives chimiques peu nombreuses sont complétées par les variétés tolérantes au virus de la jaunisse nanisante de l’orge et par la lutte agronomique avec les semis retardés.


Le stockage du carbone dans le champ des grandes cultures

Source : Culture Agri de septembre 2019 N3 P26-27 par Thomas Turini

Dans le cadre d’un dossier sur les solutions au changement climatique apportées par le sol, un article concerne les grandes cultures et le stockage de CO2 par les racines. Ce stockage a un potentiel loin d’être atteint avec les sols à nu hors des zones vulnérables : l’implantation d’une interculture permet de faire grimper le stockage de 35% du potentiel. Viennent ensuite l’agroforesterie et les prairies temporaires pour améliorer ce stockage, devant d’autres leviers. Dans un monde rémunérant le stockage de CO2, le pouvoir de stockage des grandes cultures et des couverts végétaux pourrait être encore amélioré par la génétique avec la sélection de variété à forte croissance racinaire alors que jusqu’à présent la partie aérienne a été favorisée.


Combiner résistance variétale et qualité chez la carotte

Source : INRA Presse Info du 2 septembre 2019

Une étude menée par l’Inra et le CTIFL a été mise en place pour répondre à la demande des maraîchers de carottes résistantes à Alternaria dauci et à la demande des consommateurs de peu d’amertume. Elle a consisté à évaluer au champ pendant 4 ans des variétés de carotte avec différents comportements face à l’alternariose et avec différents niveaux d’amertume. En parallèle, une analyse sensorielle et biochimique était conduite. Les régions du génome impliquées dans la production des métabolites responsables d’amertume ont été identifiées : elles sont éloignées de celles en cause dans la résistance. La sélection de variétés résistantes sans trop d’amertume en sera facilitée.


Transfert de gènes chez la cuscute

Source : La Recherche de septembre 2019 N551 P17 par Bérénice Robert

La cuscute, plante parasite qui colonise le système vasculaire de ses hôtes, ne fait pas que siphonner les nutriments. Une équipe de chercheurs a montré que son génome a intégré 108 gènes provenant de ses hôtes, dont beaucoup sont des gènes de défense, peut-être pour lui permettre de mieux coloniser ses hôtes. Ils ont également repéré 18 gènes intégrés il y a longtemps par l’ancêtre commun des cuscutes, un moyen d’accélérer leur colonisation.


Le patrimoine génétique agricole syrien a été sauvé de la guerre

Source : lemonde.fr du 20 août 2019 par Laure Stephan

Le Centre international de recherche agricole en zones arides (Icarda) était basé dans la région d’Alep en Syrie. La guerre a fait se replier ses chercheurs vers une antenne au Liban et accélérer le dépôt de duplicatas des 150.000 échantillons de leur banque de semences vers la réserve mondiale de Svalbard en Norvège. Ce dépôt a permis de réimplanter et régénérer des collections par les chercheurs au Liban et au Maroc. Avant la guerre en Syrie, les travaux de l’Icarda avaient permis au pays de devenir autosuffisant en blé. Désormais, ils se poursuivent hors des frontières mais avec un espoir de retour à l’implantation originelle où les combats n’ont pas détruit la chambre froide.


Décryptage - "Non, la valeur nutritionnelle des fruits et légumes ne s'est pas effondrée"

Source : Culture Légumière de septembre octobre 2019 Sup N173 PVII-IX par Danielle Bodiou ; Résumé proposé par la revue

L’examen des tables de compositions des aliments montre parfois, pour les fruits et légumes, des diminutions des teneurs en minéraux, oligoéléments ou en vitamines, au cours des cinquante dernières années. Selon Léon Guéguen, de l’Académie d’agriculture, ces baisses, surtout dues à la sélection variétale, n’ont pas d’impact sur la valeur nutritionnelle du régime alimentaire global… et sont sans aucun rapport avec le grave déclin annoncé.


Le génome du petit pois assemblé pour la première fois

Source : Inra Presse Info du 3 septembre 2019 ; Résumé proposé par la revue

Une équipe internationale composée notamment de chercheurs de l’Inra et du CEA, est parvenue à former la première séquence du génome du pois. Outre une meilleure connaissance du génome de cette plante par comparaison avec celui d’autres légumineuses, l’étude publiée le 2 septembre 2019 dans Nature Genetics va permettre d’améliorer les caractères d’intérêt chez le pois, comme la résistance aux maladies, la régularité du rendement ou la valeur nutritionnelle.


"J'ai gagné en autonomie grâce au diagnostic de mes prairies"

Source : La France Agricole du 23 août 2019 N3813 P36 par Monique Roque-Marmeys

Des producteurs de Saint-Nectaire fermier dans le Puy-de-Dôme ont fait réaliser un diagnostic multifonctionnel des prairies par leur chambre d’Agriculture en 2012. Ils ont alors revu l’exploitation de leurs 106 ha de prairies permanentes pour en tirer le meilleur pour leur troupeau. Six ans plus tard, ils produisent autant de lait avec moins de vaches. Leur système a fait un bond en note de cohérence, a permis de diminuer les coûts de production et aboutit à mettre en avant le gain environnemental.


1 6 7 8 12