Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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La betterave sucrière se met au bio

Source : Réussir Grandes Cultures de mars 2019 N333 P32-33 par Christian Gloria

La culture de betterave sucrière en bio se heurte à la difficulté de contenir les adventices. Le semis retardé doit être précédé d’un faux semis. Il se fait à plus haute densité et si possible au carré pour permettre un binage mécanique entre les rangs mais aussi au travers des rangs. Un désherbage manuel peut être nécessaire. Une autre solution est expérimentée par l’Institut technique de la betterave : le repiquage, pour faciliter le désherbage mécanique. Cette conduite limite le choix variétal à des variétés résistantes à la cercosporiose et à cycle court (suite au semis tardif).


Lavande ou lavandin, les deux sont au parfum

Source : lemonde.fr du 2 mars 2019 par Laurence Girard

L’huile essentielle de lavande ou de lavandin a de plus en plus de débouchés. Elle est très appréciée pour son parfum, comme les champs provençaux sont recherchés par les touristes pour le parfum et les couleurs. Le plus souvent, ces champs sont des cultures de lavandin, un hybride de deux lavandes, dont les surfaces de culture devancent largement celles de lavande fine pour des raisons de productivité en huile, explique Philippe Roux du GNIS. L’huile essentielle de lavandin est surtout utilisée par les lessiviers et en aromathérapie, les parfumeurs préférant en rester à celle de lavande fine. Ce succès ne fait pas perdre de vue aux producteurs la menace du dépérissement des pieds dû à un phytoplasme transmis par un insecte qui peut faire chuter de moitié la production d’un pied touché. Si la lavande fine provençale est concurrencée par la Bulgarie, le lavandin reste français mais sa production intéresse désormais la Beauce.


Quand la moutarde retrouve son pays d’origine

Source : Réussir Grandes Cultures de mars 2019 N333 P52-54 par Valérie Noël

En Côte-d’Or, un agriculteur est pleinement engagé, comme producteur, dans la relance d’une production locale de moutarde de Dijon. Cette culture lui permet de dégager ses meilleures marges. Elle se mène dans un cadre particulier au sein de l’Association de la moutarde de Dijon. Cette organisation qui réunit industriels, producteurs, organismes de collecte, chambre d’Agriculture, Inra et Agrosup Dijon intervient sur l’ensemble de la filière de la sélection de variétés, la production de semences, la distribution de semences, la répartition des cultures, la contractualisation, à la transformation. Elle ambitionne de développer sa production sous IGP pour contrer la production canadienne.


Variétés de betteraves - Des progrès sur la tolérance à la cercosporiose

Source : Le Betteravier Français du 5 mars 2019 N1089 P25 par François-Xavier Duquenne

Pour 2019, le CTPS propose à l’inscription au Catalogue officiel 20 nouvelles variétés de betteraves sucrières. Toutes se comportent bien face à la cercosporiose, critère qui a éliminé un bon nombre de candidates. Les planteurs, de plus en plus confrontés à cette maladie, apprécieront le progrès génétique apporté par ces nouveautés qui sera à confirmer lors des essais de post-inscription. Par ailleurs, 3 variétés tolérantes à la jaunisse entrent en première année de test pour l’inscription.


Les biotechnologies au service des oléagineux

Source : Biotechnologies Végétales Infos de 2019 N17 P4-6

Le dossier commence par rappeler rapidement les utilisations des biotechnologies en sélection oléagineux. Il continue avec les différentes huiles produites et consommées, l’haplodiploïdisation utilisée en sélection colza, le potentiel des microalgues productrices de lipides d’intérêt nutritionnel, les techniques ayant permis la création de variétés hybrides chez le tournesol et le colza, le désherbage post-levée sur cultures d’oléagineux rendu possible, la sélection du palmier à huile pour que sa culture soit plus durable, la création de variétés de colza plus résistantes au phoma.


Programme Aker : "des premiers résultats de phénotypage très encourageants"

Source : terre-net.fr du 13 février 2019 par Sophie Guyomard

Fin janvier, au séminaire annuel du projet Aker sur l’amélioration de la compétitivité de la betterave sucrière, les chercheurs impliqués ont fait le point sur les avancées. Ainsi, le phénotypage réalisé en 2018 sur 63.000 micro-parcelles des 3.000 génotypes sélectionnés a fourni de nombreuses données aux différentes étapes du développement des plantes, qu’il faut maintenant analyser. Le chef du projet, Christian Huygue de l’Inra, s’est montré optimiste sur les résultats, les hypothèses de départ ayant été confirmées. En 2019, le travail consistera à affiner les nombreuses thématiques en cours avec en priorité la fin du phénotypage semences et plantules et également au champ. Au final, Aker devrait aboutir à du matériel génétique porteur de la diversité nécessaire à la filière betterave pour booster le rendement. Les données permettront peut-être d’imaginer d’autres axes de recherche, selon Bruno Desprez, président du Comité de coordination d’Aker.


Les betteraves affichent leur résistance à la sécheresse

Source : L’Eleveur Laitier de février 2019 N279 P52-53 par Dominique Grémy

En 2018, le réseau d’essais de l’ADBFM a observé le comportement de 21 variétés de betterave fourragère. Les conditions climatiques ont permis de révéler la résistance des variétés testées au stress hydrique : cela s’explique par le progrès génétique et le taux de matière sèche, référence pour le rendement, qui se concentre. Les résultats sont publiés par type de betterave fourragère (très riche, riche et moyennent riche en MS) qui influence la manière de les distribuer au bétail.


Le gazon, bien plus que de l’herbe !

Source : Profession Paysagiste de février 2019 N96 P24-26

Les espèces de graminées qui composent un gazon sont spécialement sélectionnées pour cet usage. Le choix de ces espèces et des variétés pour un semis dépend des conditions pédoclimatiques et de l’utilisation de la surface à engazonner. Pour un bon résultat, les variétés sont inscrites au Catalogue français qui garantit leurs caractéristiques, des variétés toujours plus performantes. Les professionnels du jardin d’agrément disposent d’un outil d’aide en ligne pour ce choix, proposé par le GNIS. Ils peuvent aussi se fier aux signes de qualité des mélanges comme le Label Rouge ou encore le Label Pelouse éco-durable. Les innovations technologiques appliquées aux semences comme le pelliculage ou la prégermination assurent une meilleure implantation. L’utilisation de la surface engazonnée et son entretien sont des éléments qui guident le choix de la composition du mélange ; ce peut être la réduction des arrosages et/ou de la fertilisation, la résistance au réchauffement climatique, la vitesse de pousse. Les variétés récentes, grâce au progrès génétique, répondent mieux à l’arrêt des produits phytosanitaires.


Colza - Pas besoin d'insecticide sur la variété résistante à la jaunisse

Source : La France Agricole du 15 février 2019 N3786 P42 par Chantal Urvoy

En colza, avec l’interdiction des néonicotinoïdes, la culture d’une variété résistante à la jaunisse, même partiellement, préserve d’une protection insecticide : quelle que soit la pression maladie, il n’y a pas de différence significative avec ou sans insecticide. Au contraire, les variétés sensibles doivent être couvertes par une pulvérisation insecticide, l’intensité de la pression virale étant difficile à prévoir. Les variétés porteuses de résistance partielle sont à suivre au fil des années pour vérifier que cette résistance n’est pas contournée.


OGM - "Les écologistes français ignorent les preuves scientifiques"

Source : lafranceagricole.fr du 28 janvier 2019 par Ivan Logvenoff ; Résumé proposé par la revue

Ancien faucheur d’OGM, Mark Lynas est désormais convaincu de l’intérêt des biotechnologies. Un changement d’opinion qu’il a expliqué à l’occasion d’une avant-première du film Food Evolution à Paris, le 24 janvier 2019.


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