Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Réduire la protection phytosanitaire en culture de laitue

Source : Infos CTIFL d’avril 2019 N350 P42-51 par Elise Vaud, Justine Garnodier, Christiane Raynal et Claire Goillon ; Résumé proposé par la revue

Le projet Lilla (2012-2018) s’inscrit dans le cadre du réseau Dephy Expe du plan Ecophyto et mobilise des acteurs de la recherche académique (Inra d’Avignon) et appliquée (CTIFL), de l’expérimentation (Aprel) et de la production (Green Produce). A partir des acquis des projets Fertipro et Fertileg (2010-2012), il a pour objectif principal la mise au point de nouvelles stratégies de culture pour s’affranchir des traitements phytosanitaires préventifs contre Sclerotinia spp. et Botrytis cinerea. La synthèse des travaux menés en culture de laitue sous abri et en plein champ souligne l’intérêt de combiner un ensemble de leviers agronomiques et techniques tels que le choix variétal, la densité de plantation, la maîtrise des intrants (eau et azote), ainsi que la prophylaxie pour protéger la culture contre les bioagresseurs visés et éviter le recours aux traitements systématiques.


Colza transgénique : un règlement absurde et inutile

Source : Agriculture et Environnement de mars 2019 N178 P8

Cet hiver, des agriculteurs ont été contraints de retourner des parcelles de colza qui contenaient des traces d’un colza OGM autorisé à la commercialisation mais pas à la culture en Europe. Ces 0,005% ont conduit à la destruction de 20.000 ha de colza qui auraient pu produire des tourteaux pour le bétail et que l’on va remplacer par des importations de soja OGM. Les semences de colza importées d’Argentine avaient été analysées avant les semis par la DGCCRF qui avait donné son feu vert. Après les semis, la DGCCRF a continué les analyses qui ont révélé cette présence fortuite et déclenché la demande de destruction.


Mélanges de variétés : les meuniers sceptiques

Source : La Dépêche du Petit Meunier du 9 avril 2019 N4308 P6 par Kévin Cler

La commercialisation des mélanges de semences de variétés de céréales à paille autorisée en 2018 était discutée lors de la rencontre filière Semences de céréales à paille du 4 avril dernier. En production de blé tendre, les surfaces ainsi cultivées se développent (400.000 ha en 2018/2019 selon FranceAgriMer). Les céréaliers y voient un intérêt pratique et économique avec un meilleur comportement sanitaire. Les meuniers restent perplexes face à des risques de différence de maturité gênant la panification et à l’évolution dans le temps des variétés ainsi cultivées ; ils suggèrent dans l’immédiat de réserver ses mélanges au bio et à l’alimentation animale. Lors de la rencontre, les premiers chiffres des semences certifiées ont été communiqués : stabilisation du taux d’utilisation à 47-48 % pour les céréales et environ 43 % pour le blé tendre, sous l’influence du prix des grains.


Semences et plants potagers - Vers la fin des dérogations

Source : Biofil de mars avril 2019 N122 P13-16 par Christine Rivry-Fournier

Les difficultés d’approvisionnement du marché en semences bio ont dû être solutionnées par le recours à des dérogations permettant l’utilisation de semences conventionnelles non traitées. Ce système disparaîtra dans l’UE en 2035 quand la France annonce un arrêt complet pour 2025 avec des arrêts progressifs espèce par espèce. Ce volontarisme français fait crier certains à la distorsion de concurrence. La biologie des espèces peut expliquer des difficultés de multiplication comme pour la carotte bisannuelle pourtant passée hors dérogation en France, mais finalement avec un aménagement pendant 3 ans. La courgette, hors dérogation depuis peu, fait également l’objet d’un aménagement selon la culture plein champ ou sous abri. Les commentaires des semenciers sur leur gamme émaillent l’article, complété à la fin par les propos de distributeurs de semences et plants.


La pomme de terre - Des enjeux multiples

Source : Biofil de mars avril 2019 N122 P41-44 par Frédérique Rose

En 2018, la sécheresse a entamé les rendements des cultures de pomme de terre. Il en a été de même en production bio qui pourtant maîtrise relativement bien les mauvaises herbes et le mildiou. Ces fluctuations de volumes de production questionnent sur les débouchés. Pour contenir le mildiou, le cuivre réhomologué pour 7 ans oblige à trouver des alternatives, dont celle de la création variétale. Les programmes de recherche des obtenteurs conventionnels orientés vers les résistances aux pathogènes et au changement climatique peuvent fournir des solutions. Un sélectionneur pour le bio prévoit des inscriptions pour 2019-2020, sans garantir des qualités de présentation optimales. Toute la filière pomme de terre bio convient d’une production risquée et aléatoire et de débouchés encore restreints en GMS et en transformation. Le passage hors dérogation pour les plants de pomme de terre en 2020 se prépare chez les obtenteurs, les producteurs de plants et les collecteurs mais dépendra aussi des conditions météo. L’article est complété par le portrait d’un maraîcher du Maine-et-Loire qui pratique le monorang pour mieux gérer la culture.


"J'utilise du maïs riche en huile dans la ration des vaches laitières"

Source : La France Agricole du 22 mars 2019 N3791 P37 par Alexandra Courty

En 10 ans, des éleveurs laitiers des Pyrénées-Atlantiques ont changé de système d’élevage, dont la ration alimentaire trop riche en amidon non-assimilé. Ils ont opté pour des variétés de maïs à teneur plus élevée en huile, plus digestibles, qui leur ont permis plus d’autonomie alimentaire. Après avoir ouvert un atelier de transformation au début de ce changement, ils viennent de passer en bio. Le lait est plus riche en oméga-9, le troupeau est en meilleure forme et les vaches produisent plus longtemps.


Oléoprotéagineux - Les filières bio en croissance

Source : lafranceagricole.fr du 22 mars 2019

Terres Univia publie une étude sur les filières bio d’oléoprotéagineux et de légumes secs en France. Depuis 2013, les surfaces qui y sont consacrées progressent régulièrement : 57% pour les légumes secs, 10% pour les oléoprotéagineux et 1% pour les protéagineux. Leur répartition entre le nord et le sud de la France est hétérogène. Elles ne suffisent pas à approvisionner les marchés français de l’alimentation animale ou humaine. Par exemple, le colza bio répond à 20% de la demande principalement venue des filières avicoles. Pour arriver à l’autonomie, les surfaces cultivées devraient doubler. Il faudrait aussi améliorer l’efficience de la collecte, en investissant dans le stockage et le tri.


Brevets sur le vivant : les ministres de l'Agriculture inquiets

Source : Agra Presse Hebdo du 25 mars 2019 N3685 P17

En réunion des ministres de l’Agriculture le 18 mars, les Pays-Bas se sont inquiétés de l’accord de brevets sur des variétés végétales issues de techniques de sélection classique. Ils ont été soutenus par 11 Etats membres dont la France. Début décembre 2018, l’Office européen des brevets a en effet ouvert à l’octroi d’un tel brevet malgré la modification de son règlement sous la pression des institutions européennes.


La semence, premier levier de l'agroécologie

Source : Agrodistribution de mars 2019 N302 P24-30 par Blandine Cailliez

Le dossier commence par rappeler la part due à l’amélioration variétale des grandes cultures dans la hausse des rendements depuis le début du 20ème siècle, ce qui a permis de nourrir l’Europe et de rendre le continent exportateur. Il continue avec les chiffres de la filière française des semences et sa contribution à l’environnement. Il explique que les sélectionneurs contribuent à enrichir les ressources génétiques avec leurs nouvelles variétés mais aussi à les maintenir pour pouvoir y puiser une caractéristique intéressante ; ils peuvent même être amenés à travailler sur des espèces émergentes. Le dossier s’intéresse ensuite aux variétés sélectionnées pour leur résistance aux maladies qui permettent de diminuer le recours aux traitements phytosanitaires, critère désormais mis en avant à l’inscription et dans les champs avec le CEPP (certificat d’économie des produits phytosanitaires). Il se termine avec un point sur les variétés destinées à la production bio et testées à l’inscription en tant que telles.


Flétrissement bactérien - Les tomates de demain devront résister au réchauffement climatique

Source : Culture Légumière de mars avril 2019 N170 P14-16 par Caroline Even

Le réchauffement climatique fait craindre le développement du flétrissement bactérien chez la tomate, le pouvoir pathogène de la bactérie se voyant renforcé et les mécanismes de défense des plantes amoindris. Un laboratoire de l’Inra Occitanie-Toulouse a vérifié les effets sur les mécanismes de défense chez Arabidopsis thaliana. Ensuite, grâce à des infections à différentes températures, ils ont localisé des gènes potentiellement actifs dans la défense à température élevée. En partenariat avec Syngenta, le protocole de recherche a été appliqué à différents individus d’une tomate sauvage. Les génomes des individus vont être désormais comparés aux réponses phénotypiques obtenues en milieu contrôlé. Une expérimentation au champ va être menée en Thaïlande. A terme, des marqueurs génétiques devraient être développés pour les utiliser en sélection. D’autres pathogènes pourraient émerger avec le réchauffement climatique.


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