Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Je sème de l’orge associée à de la féverole et du pois chiche

Source : La France Agricole du 17 avril 2020 N3848 P34 par Aude Richard

Des agriculteurs d’Indre-et-Loire développent les cultures associées sur leur ferme. Ils envisagent de passer à 100% l’an prochain. Ils n’observent pas de concurrence entre espèces dans ce système de culture choisi pour réduire les phytos, surtout les herbicides. Le semoir a été adapté pour ne faire qu’un passage avec les différentes espèces choisies. Avec l’orge d’hiver, ils sèment des variétés de féverole et de pois chiche de printemps gélives. Les légumineuses en se décomposant apportent de l’azote, la culture n’a pas besoin d’insecticide l’hiver et nécessite moins d’herbicide. Au final en 2019, ce système a permis de gagner plus de 10 q/ha pour l’orge.


Lin textile : contrôler les maladies

Source : La France Agricole du 3 avril 2020 N3846 P35 par Blandine Cailliez

L’oïdium sur le lin textile peut endommager la qualité des fibres. Des solutions fongicides existent pour lutter contre la maladie la plus fréquente sur cette culture, de même contre la septoriose. Des produits de biocontrôle sont en cours de validation dans les essais menés par Arvalis Institut du végétal. Une variété tolérante à l’oïdium disponible ne s’avère pas forcément rentable, mais la sélection variétale travaille à créer une variété tolérante productive. La verticilliose, de plus en plus fréquente, pourrait devenir de plus en plus problématique en l’absence de possibilité de lutte chimique, génétique quand ses sclérotes se conservent dans le sol et que le champignon compte de nombreux hôtes.


Le renouvellement variétal répond à l'appétit du soja

Source : Réussir Grandes Cultures d’avril 2020 N345 P30-32 par Christian Gloria

La culture du soja progresse en France, l’offre variétale aussi avec des variétés inscrites aux Catalogues français et européen. Les deux sélectionneurs français de l’espèce ont augmenté le budget recherche qui y est consacré pour aboutir à proposer des variétés à cycle plus court adaptées à des conditions plus septentrionales. Des variétés très très précoces sont ainsi en cours de création. Les autres créneaux de précocité continuent à être travaillés pour les zones historiques de production en France et pour d’autres pays d’Europe, notamment de l’Est. La création variétale porte sur le rendement et la teneur en protéines. Ce dernier critère intéresse particulièrement le débouché de l’alimentation humaine en pleine croissance, souvent biologique. Les sélectionneurs français veulent être présents sur ce créneau jusqu’alors occupé par des variétés étrangères, en travaillant sur certains composés des graines. La recherche concerne aussi la tolérance aux maladies avec en particulier le sclérotinia. Un encart informe de l’ouverture par le CTPS d’une nouvelle catégorie pour l’inscription de variétés de soja dit “edamame”, soja prisé en Asie orientale et consommé en jeunes pousses.


Surveillance rapprochée sur la fusariose des épis

Source : Réussir Grandes Cultures d’avril 2020 N345 P36-37 par Christian Gloria

Parmi les pathogènes responsables de la fusariose des épis, seul le genre Fusarium entraîne la présence de mycotoxines, substances dont les teneurs sont réglementées. Deux espèces dominent en France : Fusarium graminearum et Microdochium nivale. Leurs populations sont suivies, notamment celles du premier qui synthétise des mycotoxines. La protection fongicide permet de contrôler leur développement mais l’efficacité diminue. La création variétale a permis de sélectionner des variétés moins sensibles montrant un bon comportement, voire une résistance quantitative plus durable. De telles variétés existent en nombre encore limité en blé tendre mais sont plus rares en blé dur. Une grille de risque DON (l’une des mycotoxines) a été dressée prenant en compte des conditions pédoclimatiques, les pratiques culturales et la variété cultivée.


Les règles d'inscription évoluent

Source : Perspectives Agricoles d’avril 2020 N476 P28-31 par Delphine Audigeos et Louis-Marin Bossuet

Le règlement technique d’inscription pour les variétés de blé dur a évolué en 2019 pour la partie VATE (valeur agronomique, technologique et environnementale). Désormais, la clé d’entrée qu’est la valeur technologique voit ses classes simplifiées : de 5, elles passent à 3, Elite, Qualité et Standard avec des paliers établis en fonction des exigences de la transformation, pour gommer l’ancien biais demandant moins de rendement à une variété bien notée en qualité et vice versa. Le nouveau règlement introduit un bonus accordé pour la résistance à la moucheture et la teneur en protéines, et un bonus combinatoire pour le comportement à 3 maladies foliaires à la fois. Des tableaux explicatifs, les résultats de deux nouvelles variétés et les caractéristiques des variétés disponibles en 2020 (avec les nouvelles classes) complètent l’article.


Plants de pomme de terre - L’industrie en force

Source : Agrodistribution de mars avril 2020 N309 P44 par Blandine Cailliez

Les surfaces françaises de production de pomme de terre ont à nouveau augmenté en 2020, en partie grâce aux débouchés industriels qui se développent. La production de plants en France reflète cette tendance avec six des sept variétés les plus multipliées destinées à l’industrie. Les treize nouvelles variétés inscrites en 2019 au Catalogue français sont venues étayer les solutions variétales de lutte contre le mildiou. Un autre critère de choix qui devient plus important : la longue conservation pour supporter le stockage sans démarrer la germination.


Gestion des risques - Vers des exploitations plus résilientes

Source : Perspectives Agricoles de mars 2020 N475 P39-59 par Benoît Moureaux, Jérémie Lecoeur, Gaétan Touzy, Paloma Cabeza-Orcel, Nathalie Colbach, Benjamin Dumont, Valérie Leveau, Yannick Carel et Sylvain Marsac

Pour faire face aux aléas climatiques de plus en plus fréquents ou économiques, le dossier propose aux agriculteurs des pistes : la modélisation construite à partir des données enregistrées qui permet de proposer des outils d’aide à la décisions ; la sélection de variétés avec une tolérance au stress thermique (cas du blé tendre) ; la gestion des adventices dans des systèmes de culture permettant de réduire le recours aux herbicides tout en préservant les marges et la biodiversité ; le raisonnement de la fertilisation azotée du blé tendre en visant un nombre de grains fécondés à l’hectare ; la compétitivité des exploitations décortiquée en Centre-Val de Loire ; l’étude des différentes formes d’agriculture face au changement climatique.


Un plan pour développer la culture du tournesol

Source : pleinchamp.com du 12 mars 2020 par Adèle Magnard

Dans un contexte d’incitation à produire des protéines françaises, Terres Inovia entend faire savoir aux agriculteurs que la culture du tournesol y participe via les tourteaux issus de l’extraction d’huile. Cette huile, première consommée sur les tables françaises, génère une demande soutenue en tournesol oléique encouragé par une prime. L’institut souhaite relancer la culture pour gagner 100.000 ha d’ici 2022, dans le cadre d’une approche territoriale des systèmes de culture en mettant en avant la possibilité de diversification offerte dans les nouveaux bassins de production et en optimisant la conduite dans les bassins historiques. Terres Inovia souhaiterait des partenariats avec les autres acteurs de la filière.

Lire également : Plan de filière – 100.000 ha de tournesol à produire en plus d’ici à 2022 (lafranceagricole.fr du 12 mars 2020 par Justine Papin), Terres Inovia vise 100.000 ha de tournesol en plus à l’horizon 2022 (reference-appro.com du 13 mars 2020 par José Martinez)


Un début de solution contre l'aphanomyces du pois

Source : Réussir Grandes Cultures de mars 2020 N344 P32-33 par Christian Gloria

L’aphanomyces du pois, maladie du sol, peut être mieux géré grâce à un test du potentiel infectieux du sol. Pour développer son utilisation, Terres Inovia propose un outil d’aide à la décision basé sur une grille reprenant tous les facteurs expliquant ce potentiel (type de sol, rotation, irrigation). Il calcule un niveau de risque, donne des recommandations sur la nécessité ou non du test et sur les légumineuses que l’on peut cultiver toutes n’étant pas sensibles. Depuis la fin des années 90, le groupement des sélectionneurs de protéagineux et l’Inra coopèrent dans la recherche de sources de résistance pour les introduire dans des lignées à utiliser dans des programmes de sélection. Des variétés de printemps se comportant mieux face au champignon ont ainsi été inscrites ou sont en cours d’inscription.


Du maïs en sec esquivant le stress climatique de l'été

Source : Réussir Grandes Cultures de mars 2020 N344 P34-35 par Christian Gloria

Des gammes variétales de maïs de certains semenciers sont dédiées à des variétés précoces permettant de cultiver du maïs en sec qui résiste au froid lors d’une implantation précoce, qui fleurit tôt pour éviter les stress thermique et hydrique estivaux et qui peut être récolté tôt le grain bien sec. Ces gammes offrent des solutions de remplacement d’autres espèces. Des agriculteurs témoignent de leur expérience.


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