Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Septoriose du lin - Les premiers jalons de la résistance variétale

Source : Perspectives Agricoles de mai 2019 N466 P25-27 par Romain Valade et Blandine Bammé

Le projet SeptoLIN a permis d’isoler 170 souches de Septoria linicola et de séquencer le génome de deux d’entre elles. Ces données ont été complétées par l’identification de la forme sexuée de propagation du pathogène et par la confirmation du rôle des pailles dans la dissémination. Le projet comprenait également un volet concernant la localisation des symptômes sur les organes des plantes et la caractérisation de la sensibilité de 22 variétés face à six souches de S. linicola. Il en ressort que tous les organes peuvent être touchés à différents degrés, que les variétés linières sont plus sensibles que les oléagineuses et qu’aucune résistance totale n’a été observée. La création variétale pourra participer à la lutte contre la septoriose et un protocole de test de caractérisation du comportement des variétés en cours de sélection se dessine.


La sélection phénomique : une voie d’avenir en sélection ?

Source : inra.fr du 25 avril 2019 par Patricia Le Crenn ; Résumé proposé par la revue

La sélection génomique a permis d’améliorer les schémas de sélection de nombreuses espèces ; la matrice de génotypage servant alors de base pour la prédiction des performances des nouveaux individus. Moins coûteuse et aussi efficace, la sélection phénomique, basée sur la spectroscopie proche infra-rouge, pourrait offrir une alternative de sélection à bas coût pour de nombreuses espèces.


Zoom sur la complexité génétique chez les plantes

Source : INRA Presse Info du 23 avril 2019 ; Résumé proposé par la revue

L’adaptation fine de la croissance de la plante à son environnement joue un rôle clé dans sa survie, d’autant plus qu’elle est fixée au sol. Des chercheurs de l’Inra révèlent la grande complexité génétique permettant des variations de croissance aérienne de la plante en réponse à la limitation de la disponibilité en eau. Publiés dans PLoS Genetics, ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives dans la découverte des variations génétiques qui contrôlent la réponse aux stress pour des caractères d’intérêt adaptatif et agronomique.


"La luzerne semence, une tête d'assolement bien valorisée"

Source : La France Agricole du 26 avril 2019 N3797 P30 par Florence Jacquemoud

Un agriculteur du Lot-et-Garonne principalement arboriculteur cultive sur 5 à 10 ha de la luzerne porte graine. Cette production présente sur la ferme depuis trois générations est particulièrement adaptée aux sols argilo-calcaires. Implantée sous couvert de tournesol, elle est fauchée le printemps suivant pour le fourrage puis moissonnée fin août pour récupérer 3 à 5 t/ha. Une deuxième campagne est menée de la même manière avant destruction. Cette culture est appréciée comme tête d’assolement et pour le revenu apporté entre le fourrage, les semences et les primes.


"J'implante des couverts végétaux sous mes noyers"

Source : La France Agricole du 19 avril 2019 N3796 P32 par Camille Penet

Un nuciculteur de l’Isère implante depuis plusieurs années un couvert végétal sous ses noyers après la récolte pour une destruction fin mai. La première année, il a testé différents mélanges pour finalement retenir une composition de 70% de légumineuses et 30% de graminées, avec différentes variétés de chaque espèce du mélange. Les parcelles trop caillouteuses ne sont pas concernées, le semoir à dents utilisé faisant ressortir les pierres. Le couvert coûte en semences et en interventions, mais améliore la structure du sol et restitue des éléments minéraux à sa destruction. Dans les années à venir, la destruction devrait intervenir plus tôt pour mieux coller aux besoins printaniers des arbres et l’acquisition d’un semoir à disques devrait permettre l’extension de cette pratique à toutes les surfaces de noyers.


Mycotoxines et métaux lourds des céréales - Des préoccupations sanitaires de l'ombre

Source : La France Agricole du 26 avril 2019 N3797 P42-47 par Hélène Parisot

Le dossier s’ouvre sur les risques liés aux fusarioses et rappelle les éléments de la conduite de la culture qui permettent de les évaluer, parmi eux le choix variétal avec des sensibilités plus ou moins élevées. Il s’arrête ensuite sur la contamination au cadmium, un métal lourd présent dans les sols et les engrais minéraux ou organiques, et signale des variétés de blé dur plus ou moins accumulatrices.


Le GNIS soutient financièrement la biodiversité

Source : www.gnis.fr, le 09/04/2019

L’interprofession des semences et plants s’engage en faveur de la biodiversité en finançant des projets de recherche. Cette année, ils sont au nombre de 11 et ont pour objectif d’œuvrer pour le maintien des collections menacées de ressources génétiques et l’amélioration de leurs conditions de conservation et de caractérisation. Cette action répond à l’un des engagements pris par le GNIS à travers son Plan de filière semences et plants : « Protéger, enrichir et diffuser la biodiversité ». L’enveloppe allouée à ces projets est de 170 000 euros. Elle est issue du fonds de soutien aux collections de ressources génétiques créé par le ministère en charge de l’Agriculture (MAA). En 2018, le GNIS l’a abondé de 175 000 euros. Le GEVES (Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences) en a la gestion.

Les projets retenus sont portés par quatre conservatoires botaniques nationaux ou régionaux, une entreprise de sélection et six centres de ressources biologiques de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique). Ils contribueront à préserver les ressources génétiques d’espèces cultivées ou d’espèces sauvages apparentées afin d’éviter leur disparition à court ou moyen terme et à développer les réseaux de conservation pour ces collections. Les espèces concernées sont d’une grande diversité, tels l’artichaut, le cardon, la luzerne, le maïs, la pomme de terre, le colza, certains légumes, mais aussi les espèces orphelines comme la gesse ou encore menacées comme plusieurs espèces du genre Lactuca (nom scientifique de la laitue). Ces projets permettront également qu’une partie des ressources génétiques ainsi conservées soient versées en collection nationale française.


Semenciers - Un travail sur les variétés pour des couverts plus techniques

Source : Circuits Culture d’avril 2019 N513 P18-19 par Mathieu Lecourtier

Au fil des années, les mélanges des couverts végétaux proposés par les semenciers se sont affinés avec des créations variétales pour ce débouché. Leur montée en technicité conduit ces derniers à réfléchir à des mélanges comportant moins d’espèces mais plusieurs variétés d’une même espèce. Les interactions entre variétés d’un mélange sont encore difficilement caractérisables mais le but du mélange reste la production rapide de biomasse. Conscients que les agriculteurs ne sont pas forcément prêts à investir dans les couverts végétaux, les semenciers se doivent de proposer des mélanges à des prix raisonnables. Ils travaillent sur la sensibilité au gel et sur la précocité des espèces avec des variétés à cycle long pour les crucifères et à cycle court pour les légumineuses.


Gazons et sécheresse : ça "match" !

Source : Espace Public et Paysage d’avril 2019 N198 P60-61

Le changement climatique ne signifie pas forcément la fin du gazon. Les variétés récentes d’espèces à gazon offrent des résistances augmentées à la sécheresse et aux fortes températures et s’installent rapidement : c’est le cas de certaines variétés de ray-grass anglais et de fétuque élevée à rhizomes, ou encore de nouvelles espèces comme le Koeleria macrantha et le Cynodon dactylon. Elles sont présentes dans des mélanges associées à des variétés plus anciennes bien connues. Les semenciers les distinguent dans des gammes spécifiquement indiquées pour les économies d’eau.


La betterave fourragère s’enracine

Source : La France Agricole du 12 avril 2019 N3795 P45-51 par Marie-France Malterre, Pierre Peeters, Corinne Le Gall et Isabelle Escoffier

La culture de betterave fourragère réapparaît dans les parcelles des éleveurs laitiers séduits par sa richesse et son appétence. Le dossier cite l’exemple d’un groupe d’éleveurs de l’Aveyron qui ont intégré la culture dans leur assolement et cherchent à mécaniser du semis à l’arrachage au sein de leur Cuma. Il indique que d’autres éleveurs vont plus loin dans la mécanisation en l’appliquant aussi à l’étape de la distribution, grâce à des artisans locaux. Il termine sur la conduite de la culture pour optimiser la conservation au stockage.


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