Ressources pédagogiques de la filière semences
0

Revue de presse

× ×

Les puces de génotypage accélèrent l'obtention de nouvelles variétés de blé

Source : Wikiagri de mars 2020 N40 P14 par Frédéric Hénin

Dans le cadre d’un dossier sur la digitalisation dans les fermes, l’article explique que les chercheurs du programme BreedWheat ont utilisé une puce de génotypage pour caractériser 9.000 variétés du monde entier. Les données comparées aux caractéristiques phénotypiques permettent de rapprocher des caractéristiques agronomiques, comme une résistance à une maladie, à une zone du génome puis de pouvoir vérifier que la caractéristique a bien été transmise lors d’un croisement. Ces puces de génotypage font gagner du temps en sélection. Elles ont aussi permis de reconstituer l’histoire de la domestication puis de la localisation géographique des types de variétés sur la planète. Elles montrent que la sélection des variétés actuelles a fait perdre de la diversité génétique du blé mais en a fait gagner en intégrant des gènes d’espèces apparentées.


Les plantes, sensibles à leur environnement et capables de s'y adapter en mouvements

Source : Communiqué de presse de l’Inrae du 14 mai 2020

Les scientifiques ont établi récemment que les plantes sont capables de percevoir leur environnement, et de s’y situer, et qu’elles ont la capacité de réagir aux modifications de cet environnement. Les chercheurs INRAE s’intéressent notamment à l’effet du vent sur les plantes. Comment le perçoivent-elles, et quelles capacités mobilisent-elles pour réagir ? Le vent, et notamment les épisodes de tempêtes qui risquent de se multiplier dans le contexte du changement climatique, ont des répercussions sur les cultures (problème de verse) et les forêts (problème de casse, mais aussi de verse et de qualité des bois produits). Les nouvelles connaissances sur le fonctionnement des plantes ouvrent des pistes à la communauté agronomique et forestière, qui se mobilise pour mitiger les effets du changement climatique sur les cultures et les forêts.
(Résumé proposé par le dossier de presse)


Tournesol : quelles sont les pratiques culturales des producteurs ?

Source : terre-net.fr du 18 mai 2020 par Terres Inovia

Terres Inovia publie une enquête réalisée en 2019 sur 542 parcelles de tournesol. Il en ressort que le tournesol est une culture agroécologique de plus en plus souvent implantée après un couvert (35% en 2019) dans des rotations qui s’allongent. Les variétés implantées sont de plus en plus diverses avec le développement de l’oléique, la lutte variétale contre les maladies et parasite, et les variétés tolérantes aux herbicides de post-levée. La qualité de l’implantation s’avère importante pour favoriser l’expression du potentiel de la culture, notamment la densité de semis à adapter au plus juste des conditions pédoclimatiques. La fertilisation en général est de plus en plus raisonnée et le meilleur stade de récolte est visé pour limiter les frais de séchage. Le rendement, compte-tenu des épisodes de sécheresse de ses dernières années, montre que la plante résiste bien.


Moins d'IFT en production de semences

Source : La France Agricole du 8 mai 2020 N3851 P34-35 par Hélène Parisot

Dans le Tarn-et-Garonne, en 2010, la proximité d’un lac utilisé pour l’irrigation mais aussi l’eau potable a incité ce Gaec père/fils à intégrer une MAE territoriale pour réduire de 50% en 5 ans l’utilisation d’herbicide en production de semences de maïs, production exigeante sur le salissement. Le challenge a été réussi grâce à un écartement entre rangs réduit à 60 cm, à l’allongement de la rotation, au recours au désherbage mécanique et à l’optimisation du désherbage chimique (conditions hygrométriques, guidage, qualité de l’eau de pulvérisation et bas volume). Pour relever le défi, le semencier avec qui il est en contrat lui fait multiplier des variétés précoces récoltées tôt. La MAE s’est terminée en 2015 mais la conduite a été perfectionnée avec l’introduction de couverts et continue d’être adaptée d’année en année.


Le marché s'adapte aux étés secs

Source : Agrodistribution de mai juin 2020 N390 P50 par Hélène Laurandel

La nécessité pour les éleveurs d’engranger des stocks fourragers devrait porter le marché des semences fourragères en 2020 comme elle l’a fait en 2019. La diversification des espèces, avec le développement des légumineuses, contribue à la hausse des ventes pour implanter des prairies temporaires de courte ou moyenne durées afin de faire face à la sécheresse estivale. Les pratiques évoluent avec des cultures de méteil et des semis printaniers sous couvert de céréales, implantation sous couvert utilisée aussi en production de semences. La présentation rapide des gammes des semenciers suit l’article.


Colza en agriculture bio : la réussite est possible à certaines conditions

Source : Perspectives Agricoles de mai 2020 N477 P22-26 par Arnaud Micheneau

La production de colza en bio occupe peu de surfaces en France mais son développement s’accélère surtout dans le Sud-Ouest. Terres Inovia y mène des essais pour engranger des données sur les éléments de la conduite qui conditionnent la réussite de la culture. L’implantation précoce doit aboutir à une levée rapide avec un bon développement racinaire pour affronter les insectes automnaux et concurrencer les adventices. Le risque d’élongation encouru doit être limité par le choix d’une variété peu sensible et une densité de semis ne le favorisant pas. Les attaques de méligèthes peuvent être gérer avec la technique des 5% d’une variété plus précoce en mélange et le choix d’une variété se comportant bien face au phoma permet de limiter le risque maladies à l’oïdium et au sclérotinia. La culture en association peu satisfaisante pour le moment demande à être expérimentée plus longuement.


Les abeilles, partenaires privilégiés des producteurs de colza semences

Source : terre-net.fr du 23 avril 2020 par Nicolas Mahey

En production de semences de colza, les multiplicateurs font appel à des apiculteurs pour installer des ruches en bout de champ. Une obligation imposée par leurs établissements pour sécuriser le rendement et la qualité des futures graines. Les abeilles contribuent en effet pour 90 % à la pollinisation.
(Résumé proposé par la revue)


Plants - Bilan de la campagne export - Dynamique sur le grand export

Source : La Pomme de Terre Française de mars avril 2020 N628 P40-41 par Bernard Quéré

La balance commerciale du plant français continue à progresser et est largement positive (+ 87 M€ en 2018-2019 contre + 44 M€ en 2010-2011). Les volumes exportés ont de nouveau battu des records (211.488 t en 2018-2019 contre 146.498 t en 2010-2011). Pour développer des parts de marché, la France devra notamment continuer à diversifier les destinations, viser les marchés précoces et miser sur le variétal.
(Résumé proposé par la revue)


Validation Study on Germination Temperatures in Brassica napus

Source : Seed Testing International d’avril 2020 N159 P35-37 par Ruojing Wang et Julie Lu

Une étude de validation ISTA pour les températures de germination du colza a été menée dans 8 laboratoires accrédités, sur 6 lots de semences, pour fournir des données scientifiques et des preuves afin de proposer des règles et une harmonisation. La germination a été testée à deux températures en alternance, 15-25°C et 20-30°C, et deux températures constantes, 25°C et 20°C. Les essais de germination ont été conduits en respectant les règles ISTA et contrôlés au bout de 7 jours.

Les données ont été analysées avec le programme statistique ISTAgermMV. Les résultats indiquent que le pourcentage de plantules normales est plus élevé en général à 20°C et 15-25°C dans les 6 lots. La reproductibilité à 20°C et 15-25°C a montré une déviation moindre. Ces deux régimes de température vont permettre d’améliorer la reproductibilité dans les laboratoires et l’harmonisation des règles de tests.
(Traduction du résumé proposé par la revue)


Vers des cimetières "Zéro phyto"

Source : Espace Public et Paysage de mars 2020 N206 P56-59

En application de la loi LTE, les collectivités ont dû réduire de façon drastique l’usage des produits phytosanitaires sur les espaces publics urbains. Les cimetières, pas encore concernés par l’obligation, représentent ainsi un enjeu d’évolution importante : mieux vaut anticiper leur gestion “zéro phyto” que de la subir, la réglementation allant vraisemblablement évoluer dans ce sens. Engazonnement, hydro-mulching, prairies sauvages ou revêtements perméables sont autant de solutions pour des cimetières plus “écologiques”. (Résumé proposé par la revue)


1 3 4 5 8