Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Les abeilles plus rentables que les phytos ?

Source : La France Agricole du 25 octobre 2019 N3822 P33 par Justine Papin

Il y a deux semaines, l’Inra et le CNRS annonçaient que le recours aux abeilles dans les parcelles de colza permettait de dégager de meilleures marges que l’emploi de produits phytosanitaires. Terres Inovia a depuis temporisé ce résultat repris par de nombreux médias. L’institut estime que seules les valeurs extrêmes maximales ont été retenues : les pollinisateurs peuvent en effet contribuer à améliorer de 30% la production grainière du colza mais encore faut-il que les conditions climatiques encouragent la présence des abeilles et leur butinage ; le lien entre IFT (indice de fréquence de traitement) et marge est biaisé du fait de l’influence de la météo et du but de maintenir la pression maladie/ravageur plutôt que d’améliorer le rendement. Terres Inovia craint la mise en avant d’une opposition stérile alors que l’innovation se co-construit avec différentes solutions.


Une résistance variétale à exploiter pleinement

Source : terre-net.fr du 28 octobre 2019 par Arvalis Institut du végétal

L’institut publie une mise à jour des comportements des variétés de blé tendre face aux maladies foliaires (septoriose et rouilles), grâce aux observations faites lors des essais d’inscription et de post-inscription. Il conseille de choisir en fonction des risques de la parcelle puis d’adapter à la baisse le recours aux traitements fongicides. Les comportements sont mis à jour pour tenir compte des apparitions de contournement de la résistance.


Exploiter la résistance aux nématodes à galles

Source : La France Agricole du 18 octobre 2019 N3821 P34 par Blandine Cailliez

Petits vers polyphages, les nématodes à galles investissent les racines des plantes pour se nourrir en entraînant la formation de galles. Aujourd’hui, la lutte contre ces parasites se réduit à la lutte biologique avec des auxiliaires. La piste explorée à l’Inra de Sophia Antipolis consiste à trouver des gènes de résistance dans la famille des poivrons/piments, de deux types pour les conjuguer et assurer leur durabilité : des gènes majeurs et des zones du génome à résistance partielle. Des variétés commerciales porteuses de résistance devraient bientôt arriver sur le marché. Pour encore augmenter leur durabilité, les maraîchers devront les associer à d’autres luttes et alterner variétés sensibles et variétés résistantes. Ces derniers ont l’habitude de ces pratiques avec les tomates et les aubergines.


Investissements d'avenir - Générer de nouvelles ressources génétiques végétales

Source : lafranceagricole.fr du 21 octobre 2019 par Isabelle Escoffier

Le Groupement d’intérêt scientifique Biotechnologies vertes, Gis BV, regroupe 90 partenaires (publics, privés et instituts techniques) pour conduire neuf projets permettant de mieux connaître le génome de certaines cultures. Il a récemment fait un point sur ces projets de 8 ans démarrés en 2012 qui ont souvent permis de mieux appréhender la diversité génétique des espèces étudiées (betterave à sucre et blé tendre, notamment). En parallèle, de nouveaux outils ont été développés pour mener à bien ces projets comme le phénotypage haut débit avec des plateformes dédiées.


La discrète renaissance du grand épeautre

Source : Le Betteravier Français du 8 octobre 2019 N1098 P26 par Marianne Loison

Le grand épeautre réapparaît dans les campagnes du nord de la France. Sa rusticité et les nouvelles variétés permettent d’obtenir des rendements compris entre 60 et 85 q/ha sans trop d’engrais azotés et d’eau. Son grain couvert est décortiqué pour la panification et offre l’avantage d’une faible teneur en gluten et d’une composition nutritionnelle intéressante. Des variétés hybridées avec le blé peuvent être destinées à l’alimentation animale. Toutes les variétés sont de type automne. Une association avec le lentillon brun d’hiver est testée par la chambre d’Agriculture des Hauts-de-France. Les deux espèces sont facilement séparables à la récolte.


Blé dur - Améliorer la teneur en protéines

Source : Perspectives Agricoles d’octobre 2019 N470 P62-64 par Delphine Hourcade et Paloma Cabeza-Orcel ; Résumé proposé par la revue

Le projet GPDur a pour objectif d’identifier, dans un panel de diversité génétique, des variétés de blé dur à la fois riches en protéines et ayant un bon rendement. Pour aller plus loin, l’évolution de la surface verte des variétés sera mise en relation avec l’accumulation des protéines dans le grain afin de décortiquer le processus physiologique de remobilisation de l’azote dans le grain.


Gazons sportifs - Les nouvelles technologies placent le jardinier au centre du jeu

Source : Paysage Actualités d’octobre 2019 N422 P23-29 par Jean-Pierre Nollet et Laurent Miguet

Les pelouses hybrides se développent sur le marché des terrains sportifs. Le terme recouvre plusieurs mélanges de matériaux support qui demandent un entretien spécifique (arrosage, engrais, tonte). Différents acteurs sont présents sur ce marché d’innovations. Avec la réduction des solutions phytosanitaires et la demande de surfaces plus naturelles, les biostimulants sont souvent utilisés. Le matériel d’entretien, celui de la scarification par exemple, a dû s’adapter. Des robots peuvent faire leur apparition. Ces pelouses hybrides supportent mieux les aléas climatiques mais s’avèrent plus sensibles aux maladies entraînant le recours à la luminothérapie, la ventilation, etc, d’où des coûts d’entretien élevés. Deux interviews complètent l’article : celle de l’organisateur des 48 heures du Gazon Sport Pro sur le marché des gazons professionnels et celle de Jean-Marc Lecourt, président de la SFG, sur son implication dans la formation au bon entretien des gazons sportifs.


La végétalisation favorise la maîtrise des coûts

Source : Paysage Actualités d’octobre 2019 N422 P40-41 par Yaël Haddad

En juin dernier, la communauté d’agglomération de Villefranche-sur-Saône a été distinguée pour ses bonnes pratiques minimisant les coûts d’entretien et l’impact environnemental. Entre autres, elle a arrêté l’utilisation des produits phyto dans les cimetières, comme de plus en plus de communes, pour préserver les jardiniers et la population. En France, le passage au zéro pesticide s’effectue en général en 3 ans avec l’installation de zones végétalisées souvent associées à des zones minérales. Ce changement s’avère chronophage avec le désherbage. L’enherbement devrait gagner de la place pour minimiser cette activité. A Villefranche justement, l’enherbement et d’autres solutions permettent de limiter le désherbage.


Néonicotinoïdes - Comment faire sans

Source : Réussir Grandes Cultures d’octobre 2019 N339 P16-25 par Christian Gloria

En Europe, la France interdit stricto sensu cinq substances actives de la famille des néonicotinoïdes, contrairement à certains Etats membres qui permettent des dérogations. Le dossier passe en revue les alternatives selon les espèces cultivées. En betterave sucrière, production la plus impactée par l’interdiction, la solution la plus évidente est proposée par les variétés tolérantes à la jaunisse avec une gamme que les semenciers travaillent à élargir, les insecticides en végétation ne donnant pas vraiment satisfaction. En colza, la protection foliaire contre les pucerons perd de son efficacité ; des variétés partiellement résistantes au virus TuYV se développent ; la lutte insecticide contre d’autres ravageurs d’automne s’amenuise. En céréales, les alternatives chimiques peu nombreuses sont complétées par les variétés tolérantes au virus de la jaunisse nanisante de l’orge et par la lutte agronomique avec les semis retardés.


Le stockage du carbone dans le champ des grandes cultures

Source : Culture Agri de septembre 2019 N3 P26-27 par Thomas Turini

Dans le cadre d’un dossier sur les solutions au changement climatique apportées par le sol, un article concerne les grandes cultures et le stockage de CO2 par les racines. Ce stockage a un potentiel loin d’être atteint avec les sols à nu hors des zones vulnérables : l’implantation d’une interculture permet de faire grimper le stockage de 35% du potentiel. Viennent ensuite l’agroforesterie et les prairies temporaires pour améliorer ce stockage, devant d’autres leviers. Dans un monde rémunérant le stockage de CO2, le pouvoir de stockage des grandes cultures et des couverts végétaux pourrait être encore amélioré par la génétique avec la sélection de variété à forte croissance racinaire alors que jusqu’à présent la partie aérienne a été favorisée.


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