Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Fraise - Sur la piste de l'enherbement

Source : Réussir Fruits et Légumes de janvier 2020 N401 P26-28 par Véronique Bargain

Différentes organisations techniques et producteurs expérimentent l’enherbement du sol dans les tunnels de production de fraises hors sol. Tous reconnaissent un effet sur l’hygrométrie maintenue plus élevée et une température en conséquence plus faible, effet appréciable en été par les plantes et les personnes. Au printemps, il est noté un risque plus élevé de développement du botrytis. Sur l’année, l’enherbement permet de faciliter la présence d’insectes auxiliaires s’il est bien entretenu par une tonte régulière. Cet enherbement est à réaliser avec des espèces supportant bien le piétinement, mais aussi le dessèchement et la mi-ombre.


Semences et bulbes - Au commencement, il y a la graine

Source : Jardineries du 13 janvier 2020 N663 P30-32 par Marie-Hélène Loaëc

En semences potagères, bulbes potagers, plants de pomme de terre et semences de gazon, les ventes annuelles sur le marché amateur en volume et valeur à fin septembre 2019 ont augmenté après une année de baisse. Les conditions météo et la tendance actuelle de faire soi-même expliquent cette évolution. Les semenciers proposent des solutions pour simplifier les mises en culture et élargissent leur gamme bio. La distribution spécialisée reste la plus sollicitée pour ces achats. D’après un sondage, les motivations des jardiniers varient selon les générations.
En semences potagères, le haricot conserve la tête des ventes de semences, devant la carotte, la salade, le radis et la tomate. En plants potagers, la tomate domine. En plants de pomme de terre, les achats de 35,7 millions d’unités ont concerné 1,5 million de foyers. En nombre d’emballage, ce marché a régressé selon les chiffres du Gnis. Les ventes de semences de gazon ont progressé en volume et en valeur (+16% selon Promojardin) grâce à une météo favorable.


Biotechnologies végétales et biodiversité

Source : Science et pseudo-sciences de janvier février mars 2020 N331 P52-53 par André Gallais

Dans le cadre d’un dossier sur la biodiversité, les biotechnologies, en particulier l’édition du génome, sont présentées comme source de biodiversité avec les nouveaux caractères créés. Les espèces orphelines peu cultivées pourraient particulièrement en bénéficier. Les espèces de plus grandes cultures pourraient répondre plus rapidement aux menaces des bioagresseurs déjà présents ou émergeants : des exemples existent avec la papaye et les Prunus. D’autres caractères pourraient être introduits dans le génome comme la tolérance aux effets du changement climatique, l’efficience de la fertilisation et des qualités technologiques ou alimentaires.


Tomates hors sol Sud-Est - Côtelées noires : quelles nouveautés pour 2020 ?

Source : Infos CTIFL de janvier février 2020 N358 P40-43 par Raphaël Tisiot

L’étendue de la gamme variétale de tomates « typées » reflète le dynamisme d’une offre qui cherche à satisfaire les attentes des consommateurs. Ceci a conduit à des typologies de fruits différents qui sont une richesse de diversité en forme, couleur et qualité gustative. En tomates hors sol, l’offre variétale 2019 confirme l’évolution de la production vers des variétés grappes et la diversification. Parmi la diversification, le segment côtelé connaît une forte progression ces cinq dernières années. Le baromètre CTIFL sur la consommation de tomates indique que ce segment est connu par 60% des consommateurs. Le centre opérationnel de Balandran a orienté ses essais sur ce segment : les tests ont porté sur trois nouveaux hybrides côtelés noirs. Précocité, rendement, qualité, résistances et conservation ont été passés au crible.
(Résumé proposé par la revue)


Le melon multiplie les projets

Source : Réussir Fruits et Légumes de décembre 2019 N400 P75-87 par Guy Dubon et Véronique Bargain

De nombreuses expérimentations sont menées sur le melon. Le dossier les parcourt. Il commence par un projet visant à réduire l’utilisation des traitements phytosanitaires (dont le choix variétal). Il continue avec un programme cherchant à mieux cerner les facteurs de développement de la fusariose pour identifier les leviers qui permettront de réduire les pertes liées au champignon responsable. Une autre expérimentation concerne les nématodes à galles pour mieux contrôler leurs nuisances. Des essais sont menés pour appréhender le comportement des variétés de melon face aux maladies et ravageurs. La dernière partie du dossier s’intéresse au système racinaire étudié pour lutter contre les différents stress subis.


Rhynchosporiose de l'orge - Identifier des gènes de résistances chez les orges françaises

Source : Perspectives Agricoles de janvier 2020 N473 P64-66 par Matthieu Bogard et Paloma Cabeza-Orcel

Un projet Casdar concerne la rhynchosporiose de l’orge et recherche des résistances variétales comme alternatives aux luttes agronomique ou chimique jusqu’alors utilisées contre cette maladie qui entraîne des pertes de rendement et une moindre qualité des grains. Le projet vise à fournir une méthode de phénotypage des lignées dans les programmes de sélection des obtenteurs et à repérer des marqueurs génétiques associés à des gènes de résistance. Différentes zones du génome ont été identifiées. Leur présence ou leur absence dans le panel de variétés et d’accessions étudié vont être vérifiées. En parallèle, le projet a caractérisé la virulence de différentes souches de rhynchosporiose et continuera en 2020 et 2021. En 2020, le protocole de phénotypage va être élaboré puis fixé avec la collaboration des différents partenaires du projet. Courant 2022, des marqueurs utilisables directement en sélection devraient être disponibles.


Biodiversité : des semences locales et sauvages

Source : Espace Public et Paysage de janvier 2020 N204 P64-66

Les villes ont leur rôle à jouer dans la reconquête de la biodiversité perdue. Elles peuvent installer des prairies pérennes naturelles demandant peu d’entretien, pour permettre à leurs habitants de se reconnecter avec des espèces autochtones et à la faune de trouver une alimentation variée adaptée, surtout l’entomofaune. Ces prairies composées d’espèces sauvages sont disponibles sous deux labels : « Végétal local » et « Vraies messicoles ». Des filières de production se sont mises en place et testent différentes méthodes de récolte et d’ensemencement : le transfert de foin ; le brossage d’espaces naturels ; la récolte pour une mise en culture chez des multiplicateurs. Dans tous les cas, un tel projet d’aménagement se mûrit pour décider du meilleur mélange et de son implantation.


2019 : 150th Anniversary of Seed Testing

Source : Seed Testing International d’octobre 2019 P7-9 par N. Leist, M. Kruse, A. Jonitz, A. Goeritz et A.M. Steiner

Au dernier congrès de l’Ista, une biographie de Johan Christian Friedrich Nobbe a été présentée. Ce botaniste a créé le premier laboratoire de test de qualité des semences en Allemagne en 1869 dans le but d’améliorer l’agriculture et de protéger le consommateur. Il a posé les bases du contrôle des semences dans deux publications en 1869 et 1876. Ces principes ont été progressivement adoptés dans les stations semencières allemandes puis européennes. Les autorités allemandes ont alors réalisé que ce souci de qualité était de leur responsabilité. Nobbe a ensuite proposé une harmonisation pour les échanges transfrontaliers. Pour cela, il a invité des confrères pour en discuter en 1875. Des rencontres annuelles ont été organisées pour échanger avant le premier congrès international en 1906. Le congrès de 1921 a vu la création de l’European Seed Testing Association ; Nobbe avait alors 91 ans. L’échelle internationale de l’association a été décidée en 1924. L’héritage de Nobbe est toujours visible aujourd’hui.


Recherche - L'Inrae, un mastodonte au service de l'agroécologie

Source : lafranceagricole.fr du 8 janvier 2020 par Corinne Le Gall

Effective depuis le 1er janvier, la fusion de l’Inra et de l’Irstea a donné naissance de l’Inrae, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. Ce nouvel institut comprend 12.000 salariés, 18 centres et 14 départements dont un sur l’eau avec tout le cycle des précipitations au rejet dans la mer. Il est doté d’un budget annuel de plus d’un milliard d’euros. Il fait de la transition écologique sa priorité.


Des colzas avec moins d'insecticides, c'est possible

Source : Cultivar de janvier 2020 N99 P38-46 par Mathieu Lecourtier, Marie-Dominique Guihard et Anthony Le Quemener

La réduction des insecticides sur colza peut s’envisager via différents leviers que détaille le dossier. Le premier consiste à semer une variété partiellement résistante ou tolérante au virus TuYV responsable de la jaunisse du navet et transmis par le puceron vert, variété qui montrera son intérêt surtout en cas de pression maladie élevée. Le second levier réside dans les plantes compagnes : pour le colza, les expérimentations montrent l’intérêt des légumineuses pour favoriser les auxiliaires et réduire ainsi la pression des insectes ravageurs. Un troisième levier se cache dans la bonne alimentation du colza en éléments nutritifs pour faire de la biomasse en automne et bien reprendre au printemps.


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