Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Combiner résistance variétale et qualité chez la carotte

Source : INRA Presse Info du 2 septembre 2019

Une étude menée par l’Inra et le CTIFL a été mise en place pour répondre à la demande des maraîchers de carottes résistantes à Alternaria dauci et à la demande des consommateurs de peu d’amertume. Elle a consisté à évaluer au champ pendant 4 ans des variétés de carotte avec différents comportements face à l’alternariose et avec différents niveaux d’amertume. En parallèle, une analyse sensorielle et biochimique était conduite. Les régions du génome impliquées dans la production des métabolites responsables d’amertume ont été identifiées : elles sont éloignées de celles en cause dans la résistance. La sélection de variétés résistantes sans trop d’amertume en sera facilitée.


Transfert de gènes chez la cuscute

Source : La Recherche de septembre 2019 N551 P17 par Bérénice Robert

La cuscute, plante parasite qui colonise le système vasculaire de ses hôtes, ne fait pas que siphonner les nutriments. Une équipe de chercheurs a montré que son génome a intégré 108 gènes provenant de ses hôtes, dont beaucoup sont des gènes de défense, peut-être pour lui permettre de mieux coloniser ses hôtes. Ils ont également repéré 18 gènes intégrés il y a longtemps par l’ancêtre commun des cuscutes, un moyen d’accélérer leur colonisation.


Le patrimoine génétique agricole syrien a été sauvé de la guerre

Source : lemonde.fr du 20 août 2019 par Laure Stephan

Le Centre international de recherche agricole en zones arides (Icarda) était basé dans la région d’Alep en Syrie. La guerre a fait se replier ses chercheurs vers une antenne au Liban et accélérer le dépôt de duplicatas des 150.000 échantillons de leur banque de semences vers la réserve mondiale de Svalbard en Norvège. Ce dépôt a permis de réimplanter et régénérer des collections par les chercheurs au Liban et au Maroc. Avant la guerre en Syrie, les travaux de l’Icarda avaient permis au pays de devenir autosuffisant en blé. Désormais, ils se poursuivent hors des frontières mais avec un espoir de retour à l’implantation originelle où les combats n’ont pas détruit la chambre froide.


Décryptage - "Non, la valeur nutritionnelle des fruits et légumes ne s'est pas effondrée"

Source : Culture Légumière de septembre octobre 2019 Sup N173 PVII-IX par Danielle Bodiou ; Résumé proposé par la revue

L’examen des tables de compositions des aliments montre parfois, pour les fruits et légumes, des diminutions des teneurs en minéraux, oligoéléments ou en vitamines, au cours des cinquante dernières années. Selon Léon Guéguen, de l’Académie d’agriculture, ces baisses, surtout dues à la sélection variétale, n’ont pas d’impact sur la valeur nutritionnelle du régime alimentaire global… et sont sans aucun rapport avec le grave déclin annoncé.


Le génome du petit pois assemblé pour la première fois

Source : Inra Presse Info du 3 septembre 2019 ; Résumé proposé par la revue

Une équipe internationale composée notamment de chercheurs de l’Inra et du CEA, est parvenue à former la première séquence du génome du pois. Outre une meilleure connaissance du génome de cette plante par comparaison avec celui d’autres légumineuses, l’étude publiée le 2 septembre 2019 dans Nature Genetics va permettre d’améliorer les caractères d’intérêt chez le pois, comme la résistance aux maladies, la régularité du rendement ou la valeur nutritionnelle.


"J'ai gagné en autonomie grâce au diagnostic de mes prairies"

Source : La France Agricole du 23 août 2019 N3813 P36 par Monique Roque-Marmeys

Des producteurs de Saint-Nectaire fermier dans le Puy-de-Dôme ont fait réaliser un diagnostic multifonctionnel des prairies par leur chambre d’Agriculture en 2012. Ils ont alors revu l’exploitation de leurs 106 ha de prairies permanentes pour en tirer le meilleur pour leur troupeau. Six ans plus tard, ils produisent autant de lait avec moins de vaches. Leur système a fait un bond en note de cohérence, a permis de diminuer les coûts de production et aboutit à mettre en avant le gain environnemental.


Carie du blé : limiter les risques

Source : La France Agricole du 23 août 2019 N3813 P35 par Mélanie Béranger

Cette maladie fongique, principalement présente sur blé tendre et quelques espèces apparentées, refait son apparition. Elle est transmise par le sol ou les semences avec un pouvoir de propagation élevé. La reconnaître dans une parcelle demande de l’observation : les plantes atteintes sont plus courtes avec un tallage plus important ; les épis sont souvent plus courts à l’aspect ébouriffé. L’absence de lutte curative oblige à recourir à des mesures préventives dans les parcelles contaminées comme le labour profond, les semences traitées et l’absence de culture céréalière pendant 5 ans. Les semences certifiées garantissent l’absence du champignon. En agriculture biologique, une protection bien que limitée peut être apportée par le traitement des semences au vinaigre ou, depuis peu, une spécialité inhibant la germination des spores.


Résistance au stress hydrique - Eviter la surchauffe

Source : Cultivar de mai 2019 HS N30 PXXVIII-XXX par Anthony Le Quemener

Dans le cadre d’un dossier sur le recours à l’agronomie et la technologie, un article s’intéresse au stress hydrique. Il redonne la définition de la sécheresse et les mécanismes physiologiques qui permettent aux plantes de s’en protéger. Toutes les espèces cultivées n’ont pas le même niveau de tolérance de par leur physiologie et leur système racinaire. La présence de couvert gêne le rechargement des nappes phréatiques et augmente l’évapotranspiration des parcelles mais, en même temps, elle permet aux sols de se recharger en matières organiques et donc d’augmenter leur réserve utile. A l’enrichissement en matière organique et au choix d’espèces tolérantes, il faut ajouter le choix variétal pour résister au stress hydrique.


Les ancêtres du blé racontent l'histoire du monde

Source : Le Figaro du 10 mai 2019 P12 par Jean-Luc Nothias

Pendant 5 ans, un programme de recherche européen, Whealbi, coordonné par l’Inra, a étudié le génome de près de 500 variétés de blé (des anciennes, des récentes et des ancestrales). Depuis la domestication il y a environ 10.000 ans, des croisements naturels et des migrations suivies de pressions évolutives ont conduit à des variétés locales. Vers 1850, en France, des croisements ont été réalisés avec des variétés venues de l’Europe de l’Est et d’Angleterre pour aboutir à des variétés stables. Le projet Whealbi a permis d’identifier des gènes de résistance aux maladies et d’éprouver les 500 variétés sous différents climats et latitudes pour repérer des gènes favorables. Les données collectées sont désormais appliquées en sélection classique. Les nouvelles techniques de sélection permettraient d’aller plus vite, mais ne sont pas nécessaires quand les caractéristiques intéressantes sont trouvées dans l’espèce-même.


La biodiversité, un atout pour l'agriculture selon l'Inra

Source : Agra Presse Hebdo du 6 mai 2019 N3691 P54-56 par Marc Nicolle

Nicolas Gross, chercheur à l’Inra : “La biodiversité offre des marges de manœuvre considérables aux systèmes agricoles”

L’Inra a profité de la session plénière de l’IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) qui se tient à l’Unesco à Paris pour parler biodiversité avec la presse. Il estime que c’est un atout pour permettre à l’agriculture d’aborder la transition agro-écologique.

C’est évidemment un réservoir de ressources génétiques mais la biodiversité offre aussi une réponse au besoin de rendre l’agriculture moins dépendante des intrants et d’élargir et d’enrichir ses productions. Les produits carnés et laitiers issus de prairies plus diversifiées ont été mis en avant, tout comme la fertilité des sols et la multifonctionnalité des écosystèmes. Un chercheur de l’Inra revient sur cette dernière notion expliquant que chaque espèce même rare apporte quelque chose à son écosystème. La biodiversité permet aux espèces cultivées de mieux supporter les stress rencontrés. Des indicateurs de santé d’un écosystème sont à développer. Et pourquoi ne pas imaginer des cultures d’assemblages d’espèces ; reste à trouver comment les semer et les récolter.


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