Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Observatoire de la biodiversité végétale en ville : les jardins deviennent une priorité

Source : La Lettre du Végétal du 30 octobre 2019 N1145 P1 par Marie-Hélène Loaëc

Le GNIS et 5 autres organisations publient les résultats de l’enquête de cet Observatoire, qui actualise l’enquête de 2015. Les villes et les intercommunalités qui ont répondu représentent 8 millions d’habitants. Elles s’expriment sur la typologie de leurs espaces végétalisés et leur gestion, sur l’urbanisme et ses aménagements, sur la connaissance de la biodiversité et sa mise en valeur, et sur la mise en oeuvre du Zéro phyto et son anticipation. Les 6 organisations enquêtrices vont travailler à faire comprendre les enjeux de la biodiversité végétale en ville.


Carence en manganèse - Détecter la tolérance des variétés

Source : Perspectives Agricoles de novembre 2019 N471 P56-57 par Faharidine Mohamadi, Camille Jollard et Eric Masson

Le manganèse, oligoélément important pour les céréales, fait parfois défaut dans les sols sous sa forme assimilable. Des sols particuliers ou certaines techniques culturales ou certaines conditions météorologiques expliquent les carences. L’orge y est sensible et demande une attention au stade 3 feuilles ou plus encore en début de montaison pour éviter des pertes de rendement. Des Danois ont découvert une tolérance variétale à une carence. Arvalis s’y est intéressé : l’institut a analysé les feuilles et les racines de plantes carencées et de plantes saines pour comparer le niveau d’expression de certains gènes impliqués dans la captation et le transport de l’oligoélément avec la sévérité de la carence. Deux gènes exprimés dans la racine ont été mis en évidence. Des analyses moléculaires plus poussées sur plus de variétés sont maintenant nécessaires pour confirmer ces observations.


Les abeilles plus rentables que les phytos ?

Source : La France Agricole du 25 octobre 2019 N3822 P33 par Justine Papin

Il y a deux semaines, l’Inra et le CNRS annonçaient que le recours aux abeilles dans les parcelles de colza permettait de dégager de meilleures marges que l’emploi de produits phytosanitaires. Terres Inovia a depuis temporisé ce résultat repris par de nombreux médias. L’institut estime que seules les valeurs extrêmes maximales ont été retenues : les pollinisateurs peuvent en effet contribuer à améliorer de 30% la production grainière du colza mais encore faut-il que les conditions climatiques encouragent la présence des abeilles et leur butinage ; le lien entre IFT (indice de fréquence de traitement) et marge est biaisé du fait de l’influence de la météo et du but de maintenir la pression maladie/ravageur plutôt que d’améliorer le rendement. Terres Inovia craint la mise en avant d’une opposition stérile alors que l’innovation se co-construit avec différentes solutions.


Une résistance variétale à exploiter pleinement

Source : terre-net.fr du 28 octobre 2019 par Arvalis Institut du végétal

L’institut publie une mise à jour des comportements des variétés de blé tendre face aux maladies foliaires (septoriose et rouilles), grâce aux observations faites lors des essais d’inscription et de post-inscription. Il conseille de choisir en fonction des risques de la parcelle puis d’adapter à la baisse le recours aux traitements fongicides. Les comportements sont mis à jour pour tenir compte des apparitions de contournement de la résistance.


Exploiter la résistance aux nématodes à galles

Source : La France Agricole du 18 octobre 2019 N3821 P34 par Blandine Cailliez

Petits vers polyphages, les nématodes à galles investissent les racines des plantes pour se nourrir en entraînant la formation de galles. Aujourd’hui, la lutte contre ces parasites se réduit à la lutte biologique avec des auxiliaires. La piste explorée à l’Inra de Sophia Antipolis consiste à trouver des gènes de résistance dans la famille des poivrons/piments, de deux types pour les conjuguer et assurer leur durabilité : des gènes majeurs et des zones du génome à résistance partielle. Des variétés commerciales porteuses de résistance devraient bientôt arriver sur le marché. Pour encore augmenter leur durabilité, les maraîchers devront les associer à d’autres luttes et alterner variétés sensibles et variétés résistantes. Ces derniers ont l’habitude de ces pratiques avec les tomates et les aubergines.


Investissements d'avenir - Générer de nouvelles ressources génétiques végétales

Source : lafranceagricole.fr du 21 octobre 2019 par Isabelle Escoffier

Le Groupement d’intérêt scientifique Biotechnologies vertes, Gis BV, regroupe 90 partenaires (publics, privés et instituts techniques) pour conduire neuf projets permettant de mieux connaître le génome de certaines cultures. Il a récemment fait un point sur ces projets de 8 ans démarrés en 2012 qui ont souvent permis de mieux appréhender la diversité génétique des espèces étudiées (betterave à sucre et blé tendre, notamment). En parallèle, de nouveaux outils ont été développés pour mener à bien ces projets comme le phénotypage haut débit avec des plateformes dédiées.


La discrète renaissance du grand épeautre

Source : Le Betteravier Français du 8 octobre 2019 N1098 P26 par Marianne Loison

Le grand épeautre réapparaît dans les campagnes du nord de la France. Sa rusticité et les nouvelles variétés permettent d’obtenir des rendements compris entre 60 et 85 q/ha sans trop d’engrais azotés et d’eau. Son grain couvert est décortiqué pour la panification et offre l’avantage d’une faible teneur en gluten et d’une composition nutritionnelle intéressante. Des variétés hybridées avec le blé peuvent être destinées à l’alimentation animale. Toutes les variétés sont de type automne. Une association avec le lentillon brun d’hiver est testée par la chambre d’Agriculture des Hauts-de-France. Les deux espèces sont facilement séparables à la récolte.


Blé dur - Améliorer la teneur en protéines

Source : Perspectives Agricoles d’octobre 2019 N470 P62-64 par Delphine Hourcade et Paloma Cabeza-Orcel ; Résumé proposé par la revue

Le projet GPDur a pour objectif d’identifier, dans un panel de diversité génétique, des variétés de blé dur à la fois riches en protéines et ayant un bon rendement. Pour aller plus loin, l’évolution de la surface verte des variétés sera mise en relation avec l’accumulation des protéines dans le grain afin de décortiquer le processus physiologique de remobilisation de l’azote dans le grain.


Gazons sportifs - Les nouvelles technologies placent le jardinier au centre du jeu

Source : Paysage Actualités d’octobre 2019 N422 P23-29 par Jean-Pierre Nollet et Laurent Miguet

Les pelouses hybrides se développent sur le marché des terrains sportifs. Le terme recouvre plusieurs mélanges de matériaux support qui demandent un entretien spécifique (arrosage, engrais, tonte). Différents acteurs sont présents sur ce marché d’innovations. Avec la réduction des solutions phytosanitaires et la demande de surfaces plus naturelles, les biostimulants sont souvent utilisés. Le matériel d’entretien, celui de la scarification par exemple, a dû s’adapter. Des robots peuvent faire leur apparition. Ces pelouses hybrides supportent mieux les aléas climatiques mais s’avèrent plus sensibles aux maladies entraînant le recours à la luminothérapie, la ventilation, etc, d’où des coûts d’entretien élevés. Deux interviews complètent l’article : celle de l’organisateur des 48 heures du Gazon Sport Pro sur le marché des gazons professionnels et celle de Jean-Marc Lecourt, président de la SFG, sur son implication dans la formation au bon entretien des gazons sportifs.


La végétalisation favorise la maîtrise des coûts

Source : Paysage Actualités d’octobre 2019 N422 P40-41 par Yaël Haddad

En juin dernier, la communauté d’agglomération de Villefranche-sur-Saône a été distinguée pour ses bonnes pratiques minimisant les coûts d’entretien et l’impact environnemental. Entre autres, elle a arrêté l’utilisation des produits phyto dans les cimetières, comme de plus en plus de communes, pour préserver les jardiniers et la population. En France, le passage au zéro pesticide s’effectue en général en 3 ans avec l’installation de zones végétalisées souvent associées à des zones minérales. Ce changement s’avère chronophage avec le désherbage. L’enherbement devrait gagner de la place pour minimiser cette activité. A Villefranche justement, l’enherbement et d’autres solutions permettent de limiter le désherbage.


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