Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Blé dur bio - Une filière en développement

Source : La France Agricole du 24 juillet 2020 N3861 P27 par Frédérique Ehrhard

La demande en blé dur bio progresse, mais la difficulté de sa culture réside dans le maintien d’un taux de protéines satisfaisant. Les légumineuses dans la rotation, les engrais organiques (surtout le fumier de volailles) ne sont souvent pas suffisants. Le besoin de disposer de variétés valorisant bien l’azote et résistantes aux maladies a conduit l’Inrae à travailler la sélection, mais l’absence de dispositif spécifique d’évaluation pour l’inscription a freiné le mouvement. A partir de l’automne 2020, une procédure d’inscription devrait se mettre en place avec deux variétés candidates. La semoulerie a adapté ses process pour la filière bio et sort des semoules et des pâtes de qualité de plus en plus demandées, à partir de blés durs produits sous contrats triennaux.


Reprendre la main sur sélection variétale en légumes

Source : pleinchamp.com du 17 juillet 2020 par Marion Coisne

Un producteur d’artichaut dans les Pyrénées-Orientales, président de l’Association catalane pour la réduction des produits phytosanitaires en légumes, cultive des variétés traditionnelles d’artichaut sous le sigle IGP Artichauts du Roussillon. Il les estime plus résistantes aux maladies mais constate un essoufflement du rendement. C’est pour cela qu’en 2017 il a démarré avec un laboratoire une sélection massale avec culture in vitro des oeilletons. Il teste aussi différentes techniques (paillage, enherbement) pour limiter le désherbage. Pour éviter l’épuisement des sols par cette monoculture, il expérimente le céleri et les couverts.


Pommes de terre - "Tous les tests sanitaires seront effectués" sur les plants

Source : lafranceagricole.fr du 9 juillet 2020 par Hélène Parisot

En cette année marquée par la pullulation des pucerons et donc le risque virose, la Fédération nationale des producteurs de plants de pomme de terre mobilise ses inspecteurs et les laboratoires accrédités et agréés pour garantir que toutes les inspections en végétation et tous les tests officiels sur la qualité sanitaire des plants seront effectués sur tous les lots. Les plants en provenance de l’étranger subiront les mêmes tests en laboratoire pour préserver l’état sanitaire des productions qui en découleront.


Chanvre textile - Du pré au prêt-à-porter

Source : Perspectives Agricoles de juillet août 2020 N479 P58-60 par Nathalie Revol et Louis-Marie Allard

La production actuelle de chanvre vise les débouchés pour la graine et la paille, avec pour cette dernière les utilisations en papeterie, isolation, géotextiles et matériaux composites. En 2017, en Normandie, l’association Lin et chanvre bio a débuté une expérimentation de production de chanvre pour le textile en calquant les étapes sur ce qui se fait en lin. Elle a été réitérée en 2019 pour peaufiner la conduite au champ, de manière à obtenir des tiges d’environ 10 mm de diamètre pour 1 m de longueur : densité et date de semis ; choix variétal ; fertilisation azotée ; matériel de récolte. Le chanvre roui récolté a été teillé, filé et tissé. Le tissu a permis de confectionner un prototype de jean.


Dossier Agriculture biologique - Produire des céréales de qualité

Source : Perspectives Agricoles de juillet août 2020 N479 P42-56 par Régis Hélias, Benoît Méléard, Delphine Bouttet, Matthieu Killmayer, Luc Pelcé, Amélie Carrière et Béatrice Orlando

Les surfaces de céréales cultivées en bio se développent pour répondre à une demande croissante des débouchés de l’alimentation. Le dossier passe en revue les trois grandes espèces : le blé tendre dont les profils qualitatifs des variétés doivent répondre aux besoins de la panification mais aussi de la biscuiterie et de la viennoiserie-pâtisserie ; le blé dur dont les qualités différentes en AB (avec moins de protéines) obligent à un choix variétal et à adapter la transformation ; l’orge brassicole dont l’enjeu est la teneur en protéines. Le dossier se termine sur le comportement face aux maladies primordial en bio avec un focus sur la lutte contre la fusariose et l’ergot grâce à la prophylaxie et au choix variétal.


Biotechnologies végétales et biodiversité

Source : Biotechnologies Végétales Infos du 2ème trimestre 2020 N21 P4-5 par André Gallais

Les plantes issues de biotechnologies sont souvent accusées d’entraîner une perte de la biodiversité. Pourtant, elles ne concourent pas au risque d’uniformisation des variétés cultivées puisqu’elles apportent des caractères nouveaux. Souvent, elles offrent des solutions pour lutter contre une maladie ou un ravageur chez une plante menacée de disparition. Les nouvelles techniques d’édition du génome plus abordables que les techniques antérieures vont permettre de mettre en place des programmes d’amélioration pour des espèces dites orphelines jusque-là peu travaillées. Quant à la biodiversité autour des champs de plantes issues de biotechnologie, elle est mieux respectée grâce à un ciblage du ravageur par rapport à un traitement chimique à spectre large. La tolérance à un herbicide en soi ne joue pas sur la biodiversité, les effets étant surtout dus à la mauvaise utilisation des herbicides. Les variétés porteuses de résistance aux bioagresseurs permettent de mieux respecter l’environnement en diminuant le recours à la chimie.


Fin des néonicotinoïdes - Des betteraves sans insecticide grâce à la féverole

Source : Cultivar de juillet août 2020 N104 P14-15 par Olivier Lévêque

En Belgique, des agriculteurs testent des légumineuses comme plantes compagnes de la betterave sucrière pour suppléer l’interdiction des TS néonicotinoïdes. Les résultats de 2018 ont montré l’intérêt de la féverole dont la présence a le mieux repoussé les pucerons. En 2019, l’implantation de betteraves en direct dans de la féverole semée en début d’hiver a été comparée à une implantation de betteraves en même temps que de la féverole de printemps et une implantation seule. Les deux modalités ont vu le rendement betteravier baisser. En 2020, l’essai a bénéficié d’un comptage des pucerons et des auxiliaires début juin : les premiers étaient 25% moins nombreux grâce à des auxiliaires plus présents. A la récolte, l’intérêt de cette association est à confirmer.


Des blés antiques au blé moderne aux vents des migrations humaines

Source : Paysans et Société de mai juin 2020 N381 P42-49 par Alain Bonjean

Les blés sauvages sont apparus sur terre il y a 90 à 115 millions d’années en Eurasie et dans le bassin méditerranéen. Vers 40000-14000 avant JC, des chasseurs-cueilleurs du Proche-Orient les cueillent et les consomment. A partir de 10500 avant JC, une civilisation devenue quasi-sédentaire les conserve dans des silos. Entre 10000 et 9000 avant JC, des peuples du Croissant fertile commencent à les cultiver en même temps que débute l’élevage. Entre 9000 et 6000 avant JC, la culture s’étend géographiquement avec comme espèces principales l’engrain et l’amidonnier. Vers 7500-5500 avant JC, apparaît dans les cultures d’amidonnier une mutation “grain nu” vite repérée par les cultivateurs et l’extension vers l’Iran actuel les met en contact avec un Aegilops. Une hybridation naturelle entre les deux espèces aboutit au blé tendre allohexaploïde vite repéré pour ses qualités au champ et en panification. L’expansion géographique a continué à l’Est et à l’Ouest : blé tendre et seigle se sont développés en Europe de l’Ouest à partir du début du Moyen-Age. A partir de 1492, le blé tendre va conquérir la planète. Sa sélection en lignée pure commence à la fin du 18ème siècle. La génomique nous permet aujourd’hui de comprendre ces différentes étapes de domestication et la variabilité génétique naturelle de l’espèce à introduire dans les stratégies de sélection actuelle.


Actif sur les réseaux sociaux

Source : La Pomme de Terre Française de mai juin 2020 N629 P48-49 par Béatrice Rousselle

Benjamin Thirouin, producteur de plants à Montreuil-aux-Lions (02)
Pour contrer les “fake news” circulant sur les réseaux sociaux, ce jeune producteur de plants sur l’exploitation familiale a créé un compte sur Twitter en 2015. Il y raconte son quotidien d’agriculteur et répond aux questions, mais toujours en argumentant. Après ses études et une expérience au Canada, revenu dans le Pas-de-Calais, il constate dans son entourage amical une méconnaissance et des préjugés sur l’agriculture. Il démarre alors une communication directe sur ce qu’il fait via des photos ou des visites de son exploitation. Il décide alors d’élargir ce dialogue en passant aux outils que sont les réseaux sociaux. Pour sa production de plants de pomme de terre, il montre et explique le pourquoi des étapes sans omettre celles qui suscitent des réactions comme le désherbage chimique. Depuis 2018, il a ouvert un compte Instagram pour toucher encore plus de particuliers. Il utilise désormais un drone pour les vidéos. Il adhère à FranceAgriTwittos, une communauté autour de la communication positive en agriculture. Le temps qu’il passe sur les réseaux sociaux dépend de la charge de travail saisonnière dans son exploitation, mais il y va tous les jours.


Des pratiques culturales durables

Source : La Pomme de Terre Française de mai juin 2020 N629 P46-47 par Cécile Le Meur

Eric Jégorel, producteur de plants à Naizin (56)
Ce producteur de plants de pomme de terre sur 20 ha de sa ferme de 110 ha exploitée en Gaec a revu son système de production il y a 10 ans pour éviter d’épuiser ses sols. Il a procédé à trois changements : introduction de couverts végétaux dans une optique agronomique, travail du sol avec des outils à dents dans des parcelles ressuyées pour éviter les compactages et fertilisation basée sur les apports de matières organiques des couverts et de l’élevage. Au fil du temps, des groupes d’échanges autour de la durabilité se sont créés dans sa région.


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