Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Nouvelles variétés de laitues d'abris - Une course contre la montre contre les races de Bremia

Source : Infos CTIFL d’avril 2020 N360P40-43 par Justine Garnodier

Le Bremia lactucae ou mildiou de la laitue est un des principaux pathogènes de la culture de la salade sous abri. Présent toute la saison, ses dégâts peuvent être considérables, pouvant aller jusqu’à la perte complète d’un tunnel de culture en quelques jours. La saison 2019-2020 n’a pas été propice aux attaques de mildiou. Néanmoins, de nombreuses attaques ont été répertoriées en 2018-2019 et ce, même sur des variétés portant l’ensemble des gènes de résistance connus. Ces observations illustrent la capacité du pathogène à évoluer et contourner très rapidement les résistances génétiques. Cela met également en évidence la nécessité d’évaluer régulièrement des variétés avec des constructions génétiques nouvelles pour assurer la protection optimale.


Les semences françaises de chanvre en plein essor

Source : Le Betteravier Français du 28 avril 2020 N1110 P20 par Marianne Loison

Au fil des campagnes, la production de semences de chanvre en France gagne des surfaces (1573 ha en 2019). Hemp it, le semencier leader de l’espèce développe son chiffre d’affaires et investit dans une nouvelle station de semences puis un nouveau laboratoire pour traiter les semences de 11 variétés issues des 1.500 ha cultivés chez 154 agriculteurs multiplicateurs du Maine-et-Loire. Son président, Jacques Martin précise que 70% de la production est exportée. Pour la culture en France, les semences certifiées obligatoires garantissent le respect de la réglementation européenne du moins de 0,2% de THC, contrôlé aussi dans les parcelles. L’apport de la sélection se porte en ce moment sur la facilité de défibrage et un meilleur comportement en présence d’orobanche.


Sorgho - Les surfaces à nouveau en progression en 2020

Source : lafranceagricole.fr du 20 mai 2020 par Isabelle Escoffier

D’après l’animateur sorgho d’Arvalis Institut du Végétal, les surfaces de sorgho en France continuent leur progression durant cette campagne et devraient atteindre 90.000 ha. La culture gagne des surfaces dans ses terres historiques du Sud-Ouest mais aussi en Centre Val de Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne. Une enquête de 2019 montrait que son choix était motivé par l’allongement de la rotation et ses plus faibles besoins en eau, malgré son désherbage parfois problématique et son faible intérêt comme précédent cultural. La production en grain est principalement exportée pour l’alimentation animale mais l’alimentation humaine se développe dans le sans gluten.


Semis de couverts végétaux avant récolte - L'implantation assurée en amont de la moisson

Source : Cultivar de mai 2020 HS N32 P40-48 par Mathieu Lecourtier

Le dossier s’intéresse au semis avant la récolte d’une culture intermédiaire en cours d’expérimentation, pour augmenter le taux de réussite de son implantation après moisson. Cette technique encore peu répandue peut se pratiquer à la volée avec des espèces qui ne demandent pas de rappuyage en utilisant un épandeur, une rampe d’épandage, le semis à la main ou pourquoi pas un drone. Une meilleure implantation peut être obtenue grâce à un semoir ou un outil de désherbage mécanique qui associe un travail du sol.


Evolution variétale - Le blé moderne a plus d’avantages pour la santé que l’ancien

Source : lafranceagricole.fr du 29 mai 2020 par Justine Papin

Une étude du Rothamsted Research, institut de recherche agronomique britannique, a testé pendant 3 ans 39 variétés anciennes (de 1790 à 1916 et de 1935 à 1972) et modernes (de 1980 à 2012) de blé tendre. L’analyse des récoltes a montré une baisse de la variation génétique avec le temps, des hausses de rendement mais aussi une farine avec des composants à la hausse comme les fibres alimentaires, certains sucres, la bétaïne (au bénéfice cardiovasculaire) ou des composants à la baisse comme des précurseurs de l’acrylamide cancérigène. Ces variations sont surtout liées aux variétés, même si les conditions météorologiques peuvent avoir une influence.


Les puces de génotypage accélèrent l'obtention de nouvelles variétés de blé

Source : Wikiagri de mars 2020 N40 P14 par Frédéric Hénin

Dans le cadre d’un dossier sur la digitalisation dans les fermes, l’article explique que les chercheurs du programme BreedWheat ont utilisé une puce de génotypage pour caractériser 9.000 variétés du monde entier. Les données comparées aux caractéristiques phénotypiques permettent de rapprocher des caractéristiques agronomiques, comme une résistance à une maladie, à une zone du génome puis de pouvoir vérifier que la caractéristique a bien été transmise lors d’un croisement. Ces puces de génotypage font gagner du temps en sélection. Elles ont aussi permis de reconstituer l’histoire de la domestication puis de la localisation géographique des types de variétés sur la planète. Elles montrent que la sélection des variétés actuelles a fait perdre de la diversité génétique du blé mais en a fait gagner en intégrant des gènes d’espèces apparentées.


Les plantes, sensibles à leur environnement et capables de s'y adapter en mouvements

Source : Communiqué de presse de l’Inrae du 14 mai 2020

Les scientifiques ont établi récemment que les plantes sont capables de percevoir leur environnement, et de s’y situer, et qu’elles ont la capacité de réagir aux modifications de cet environnement. Les chercheurs INRAE s’intéressent notamment à l’effet du vent sur les plantes. Comment le perçoivent-elles, et quelles capacités mobilisent-elles pour réagir ? Le vent, et notamment les épisodes de tempêtes qui risquent de se multiplier dans le contexte du changement climatique, ont des répercussions sur les cultures (problème de verse) et les forêts (problème de casse, mais aussi de verse et de qualité des bois produits). Les nouvelles connaissances sur le fonctionnement des plantes ouvrent des pistes à la communauté agronomique et forestière, qui se mobilise pour mitiger les effets du changement climatique sur les cultures et les forêts.
(Résumé proposé par le dossier de presse)


Tournesol : quelles sont les pratiques culturales des producteurs ?

Source : terre-net.fr du 18 mai 2020 par Terres Inovia

Terres Inovia publie une enquête réalisée en 2019 sur 542 parcelles de tournesol. Il en ressort que le tournesol est une culture agroécologique de plus en plus souvent implantée après un couvert (35% en 2019) dans des rotations qui s’allongent. Les variétés implantées sont de plus en plus diverses avec le développement de l’oléique, la lutte variétale contre les maladies et parasite, et les variétés tolérantes aux herbicides de post-levée. La qualité de l’implantation s’avère importante pour favoriser l’expression du potentiel de la culture, notamment la densité de semis à adapter au plus juste des conditions pédoclimatiques. La fertilisation en général est de plus en plus raisonnée et le meilleur stade de récolte est visé pour limiter les frais de séchage. Le rendement, compte-tenu des épisodes de sécheresse de ses dernières années, montre que la plante résiste bien.


Moins d'IFT en production de semences

Source : La France Agricole du 8 mai 2020 N3851 P34-35 par Hélène Parisot

Dans le Tarn-et-Garonne, en 2010, la proximité d’un lac utilisé pour l’irrigation mais aussi l’eau potable a incité ce Gaec père/fils à intégrer une MAE territoriale pour réduire de 50% en 5 ans l’utilisation d’herbicide en production de semences de maïs, production exigeante sur le salissement. Le challenge a été réussi grâce à un écartement entre rangs réduit à 60 cm, à l’allongement de la rotation, au recours au désherbage mécanique et à l’optimisation du désherbage chimique (conditions hygrométriques, guidage, qualité de l’eau de pulvérisation et bas volume). Pour relever le défi, le semencier avec qui il est en contrat lui fait multiplier des variétés précoces récoltées tôt. La MAE s’est terminée en 2015 mais la conduite a été perfectionnée avec l’introduction de couverts et continue d’être adaptée d’année en année.


Le marché s'adapte aux étés secs

Source : Agrodistribution de mai juin 2020 N390 P50 par Hélène Laurandel

La nécessité pour les éleveurs d’engranger des stocks fourragers devrait porter le marché des semences fourragères en 2020 comme elle l’a fait en 2019. La diversification des espèces, avec le développement des légumineuses, contribue à la hausse des ventes pour implanter des prairies temporaires de courte ou moyenne durées afin de faire face à la sécheresse estivale. Les pratiques évoluent avec des cultures de méteil et des semis printaniers sous couvert de céréales, implantation sous couvert utilisée aussi en production de semences. La présentation rapide des gammes des semenciers suit l’article.


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