Ressources pédagogiques de la filière semences
0

Revue de presse

× ×

Le GNIS soutient financièrement la biodiversité

Source : www.gnis.fr, le 09/04/2019

L’interprofession des semences et plants s’engage en faveur de la biodiversité en finançant des projets de recherche. Cette année, ils sont au nombre de 11 et ont pour objectif d’œuvrer pour le maintien des collections menacées de ressources génétiques et l’amélioration de leurs conditions de conservation et de caractérisation. Cette action répond à l’un des engagements pris par le GNIS à travers son Plan de filière semences et plants : « Protéger, enrichir et diffuser la biodiversité ». L’enveloppe allouée à ces projets est de 170 000 euros. Elle est issue du fonds de soutien aux collections de ressources génétiques créé par le ministère en charge de l’Agriculture (MAA). En 2018, le GNIS l’a abondé de 175 000 euros. Le GEVES (Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences) en a la gestion.

Les projets retenus sont portés par quatre conservatoires botaniques nationaux ou régionaux, une entreprise de sélection et six centres de ressources biologiques de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique). Ils contribueront à préserver les ressources génétiques d’espèces cultivées ou d’espèces sauvages apparentées afin d’éviter leur disparition à court ou moyen terme et à développer les réseaux de conservation pour ces collections. Les espèces concernées sont d’une grande diversité, tels l’artichaut, le cardon, la luzerne, le maïs, la pomme de terre, le colza, certains légumes, mais aussi les espèces orphelines comme la gesse ou encore menacées comme plusieurs espèces du genre Lactuca (nom scientifique de la laitue). Ces projets permettront également qu’une partie des ressources génétiques ainsi conservées soient versées en collection nationale française.


Semenciers - Un travail sur les variétés pour des couverts plus techniques

Source : Circuits Culture d’avril 2019 N513 P18-19 par Mathieu Lecourtier

Au fil des années, les mélanges des couverts végétaux proposés par les semenciers se sont affinés avec des créations variétales pour ce débouché. Leur montée en technicité conduit ces derniers à réfléchir à des mélanges comportant moins d’espèces mais plusieurs variétés d’une même espèce. Les interactions entre variétés d’un mélange sont encore difficilement caractérisables mais le but du mélange reste la production rapide de biomasse. Conscients que les agriculteurs ne sont pas forcément prêts à investir dans les couverts végétaux, les semenciers se doivent de proposer des mélanges à des prix raisonnables. Ils travaillent sur la sensibilité au gel et sur la précocité des espèces avec des variétés à cycle long pour les crucifères et à cycle court pour les légumineuses.


Gazons et sécheresse : ça "match" !

Source : Espace Public et Paysage d’avril 2019 N198 P60-61

Le changement climatique ne signifie pas forcément la fin du gazon. Les variétés récentes d’espèces à gazon offrent des résistances augmentées à la sécheresse et aux fortes températures et s’installent rapidement : c’est le cas de certaines variétés de ray-grass anglais et de fétuque élevée à rhizomes, ou encore de nouvelles espèces comme le Koeleria macrantha et le Cynodon dactylon. Elles sont présentes dans des mélanges associées à des variétés plus anciennes bien connues. Les semenciers les distinguent dans des gammes spécifiquement indiquées pour les économies d’eau.


La betterave fourragère s’enracine

Source : La France Agricole du 12 avril 2019 N3795 P45-51 par Marie-France Malterre, Pierre Peeters, Corinne Le Gall et Isabelle Escoffier

La culture de betterave fourragère réapparaît dans les parcelles des éleveurs laitiers séduits par sa richesse et son appétence. Le dossier cite l’exemple d’un groupe d’éleveurs de l’Aveyron qui ont intégré la culture dans leur assolement et cherchent à mécaniser du semis à l’arrachage au sein de leur Cuma. Il indique que d’autres éleveurs vont plus loin dans la mécanisation en l’appliquant aussi à l’étape de la distribution, grâce à des artisans locaux. Il termine sur la conduite de la culture pour optimiser la conservation au stockage.


Réduire la protection phytosanitaire en culture de laitue

Source : Infos CTIFL d’avril 2019 N350 P42-51 par Elise Vaud, Justine Garnodier, Christiane Raynal et Claire Goillon ; Résumé proposé par la revue

Le projet Lilla (2012-2018) s’inscrit dans le cadre du réseau Dephy Expe du plan Ecophyto et mobilise des acteurs de la recherche académique (Inra d’Avignon) et appliquée (CTIFL), de l’expérimentation (Aprel) et de la production (Green Produce). A partir des acquis des projets Fertipro et Fertileg (2010-2012), il a pour objectif principal la mise au point de nouvelles stratégies de culture pour s’affranchir des traitements phytosanitaires préventifs contre Sclerotinia spp. et Botrytis cinerea. La synthèse des travaux menés en culture de laitue sous abri et en plein champ souligne l’intérêt de combiner un ensemble de leviers agronomiques et techniques tels que le choix variétal, la densité de plantation, la maîtrise des intrants (eau et azote), ainsi que la prophylaxie pour protéger la culture contre les bioagresseurs visés et éviter le recours aux traitements systématiques.


Colza transgénique : un règlement absurde et inutile

Source : Agriculture et Environnement de mars 2019 N178 P8

Cet hiver, des agriculteurs ont été contraints de retourner des parcelles de colza qui contenaient des traces d’un colza OGM autorisé à la commercialisation mais pas à la culture en Europe. Ces 0,005% ont conduit à la destruction de 20.000 ha de colza qui auraient pu produire des tourteaux pour le bétail et que l’on va remplacer par des importations de soja OGM. Les semences de colza importées d’Argentine avaient été analysées avant les semis par la DGCCRF qui avait donné son feu vert. Après les semis, la DGCCRF a continué les analyses qui ont révélé cette présence fortuite et déclenché la demande de destruction.


Mélanges de variétés : les meuniers sceptiques

Source : La Dépêche du Petit Meunier du 9 avril 2019 N4308 P6 par Kévin Cler

La commercialisation des mélanges de semences de variétés de céréales à paille autorisée en 2018 était discutée lors de la rencontre filière Semences de céréales à paille du 4 avril dernier. En production de blé tendre, les surfaces ainsi cultivées se développent (400.000 ha en 2018/2019 selon FranceAgriMer). Les céréaliers y voient un intérêt pratique et économique avec un meilleur comportement sanitaire. Les meuniers restent perplexes face à des risques de différence de maturité gênant la panification et à l’évolution dans le temps des variétés ainsi cultivées ; ils suggèrent dans l’immédiat de réserver ses mélanges au bio et à l’alimentation animale. Lors de la rencontre, les premiers chiffres des semences certifiées ont été communiqués : stabilisation du taux d’utilisation à 47-48 % pour les céréales et environ 43 % pour le blé tendre, sous l’influence du prix des grains.


Semences et plants potagers - Vers la fin des dérogations

Source : Biofil de mars avril 2019 N122 P13-16 par Christine Rivry-Fournier

Les difficultés d’approvisionnement du marché en semences bio ont dû être solutionnées par le recours à des dérogations permettant l’utilisation de semences conventionnelles non traitées. Ce système disparaîtra dans l’UE en 2035 quand la France annonce un arrêt complet pour 2025 avec des arrêts progressifs espèce par espèce. Ce volontarisme français fait crier certains à la distorsion de concurrence. La biologie des espèces peut expliquer des difficultés de multiplication comme pour la carotte bisannuelle pourtant passée hors dérogation en France, mais finalement avec un aménagement pendant 3 ans. La courgette, hors dérogation depuis peu, fait également l’objet d’un aménagement selon la culture plein champ ou sous abri. Les commentaires des semenciers sur leur gamme émaillent l’article, complété à la fin par les propos de distributeurs de semences et plants.


La pomme de terre - Des enjeux multiples

Source : Biofil de mars avril 2019 N122 P41-44 par Frédérique Rose

En 2018, la sécheresse a entamé les rendements des cultures de pomme de terre. Il en a été de même en production bio qui pourtant maîtrise relativement bien les mauvaises herbes et le mildiou. Ces fluctuations de volumes de production questionnent sur les débouchés. Pour contenir le mildiou, le cuivre réhomologué pour 7 ans oblige à trouver des alternatives, dont celle de la création variétale. Les programmes de recherche des obtenteurs conventionnels orientés vers les résistances aux pathogènes et au changement climatique peuvent fournir des solutions. Un sélectionneur pour le bio prévoit des inscriptions pour 2019-2020, sans garantir des qualités de présentation optimales. Toute la filière pomme de terre bio convient d’une production risquée et aléatoire et de débouchés encore restreints en GMS et en transformation. Le passage hors dérogation pour les plants de pomme de terre en 2020 se prépare chez les obtenteurs, les producteurs de plants et les collecteurs mais dépendra aussi des conditions météo. L’article est complété par le portrait d’un maraîcher du Maine-et-Loire qui pratique le monorang pour mieux gérer la culture.


"J'utilise du maïs riche en huile dans la ration des vaches laitières"

Source : La France Agricole du 22 mars 2019 N3791 P37 par Alexandra Courty

En 10 ans, des éleveurs laitiers des Pyrénées-Atlantiques ont changé de système d’élevage, dont la ration alimentaire trop riche en amidon non-assimilé. Ils ont opté pour des variétés de maïs à teneur plus élevée en huile, plus digestibles, qui leur ont permis plus d’autonomie alimentaire. Après avoir ouvert un atelier de transformation au début de ce changement, ils viennent de passer en bio. Le lait est plus riche en oméga-9, le troupeau est en meilleure forme et les vaches produisent plus longtemps.


1 11 12 13 15