Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Zoom sur la complexité génétique chez les plantes

Source : INRA Presse Info du 23 avril 2019 ; Résumé proposé par la revue

L’adaptation fine de la croissance de la plante à son environnement joue un rôle clé dans sa survie, d’autant plus qu’elle est fixée au sol. Des chercheurs de l’Inra révèlent la grande complexité génétique permettant des variations de croissance aérienne de la plante en réponse à la limitation de la disponibilité en eau. Publiés dans PLoS Genetics, ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives dans la découverte des variations génétiques qui contrôlent la réponse aux stress pour des caractères d’intérêt adaptatif et agronomique.


"La luzerne semence, une tête d'assolement bien valorisée"

Source : La France Agricole du 26 avril 2019 N3797 P30 par Florence Jacquemoud

Un agriculteur du Lot-et-Garonne principalement arboriculteur cultive sur 5 à 10 ha de la luzerne porte graine. Cette production présente sur la ferme depuis trois générations est particulièrement adaptée aux sols argilo-calcaires. Implantée sous couvert de tournesol, elle est fauchée le printemps suivant pour le fourrage puis moissonnée fin août pour récupérer 3 à 5 t/ha. Une deuxième campagne est menée de la même manière avant destruction. Cette culture est appréciée comme tête d’assolement et pour le revenu apporté entre le fourrage, les semences et les primes.


"J'implante des couverts végétaux sous mes noyers"

Source : La France Agricole du 19 avril 2019 N3796 P32 par Camille Penet

Un nuciculteur de l’Isère implante depuis plusieurs années un couvert végétal sous ses noyers après la récolte pour une destruction fin mai. La première année, il a testé différents mélanges pour finalement retenir une composition de 70% de légumineuses et 30% de graminées, avec différentes variétés de chaque espèce du mélange. Les parcelles trop caillouteuses ne sont pas concernées, le semoir à dents utilisé faisant ressortir les pierres. Le couvert coûte en semences et en interventions, mais améliore la structure du sol et restitue des éléments minéraux à sa destruction. Dans les années à venir, la destruction devrait intervenir plus tôt pour mieux coller aux besoins printaniers des arbres et l’acquisition d’un semoir à disques devrait permettre l’extension de cette pratique à toutes les surfaces de noyers.


Mycotoxines et métaux lourds des céréales - Des préoccupations sanitaires de l'ombre

Source : La France Agricole du 26 avril 2019 N3797 P42-47 par Hélène Parisot

Le dossier s’ouvre sur les risques liés aux fusarioses et rappelle les éléments de la conduite de la culture qui permettent de les évaluer, parmi eux le choix variétal avec des sensibilités plus ou moins élevées. Il s’arrête ensuite sur la contamination au cadmium, un métal lourd présent dans les sols et les engrais minéraux ou organiques, et signale des variétés de blé dur plus ou moins accumulatrices.


Le GNIS soutient financièrement la biodiversité

Source : www.gnis.fr, le 09/04/2019

L’interprofession des semences et plants s’engage en faveur de la biodiversité en finançant des projets de recherche. Cette année, ils sont au nombre de 11 et ont pour objectif d’œuvrer pour le maintien des collections menacées de ressources génétiques et l’amélioration de leurs conditions de conservation et de caractérisation. Cette action répond à l’un des engagements pris par le GNIS à travers son Plan de filière semences et plants : « Protéger, enrichir et diffuser la biodiversité ». L’enveloppe allouée à ces projets est de 170 000 euros. Elle est issue du fonds de soutien aux collections de ressources génétiques créé par le ministère en charge de l’Agriculture (MAA). En 2018, le GNIS l’a abondé de 175 000 euros. Le GEVES (Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences) en a la gestion.

Les projets retenus sont portés par quatre conservatoires botaniques nationaux ou régionaux, une entreprise de sélection et six centres de ressources biologiques de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique). Ils contribueront à préserver les ressources génétiques d’espèces cultivées ou d’espèces sauvages apparentées afin d’éviter leur disparition à court ou moyen terme et à développer les réseaux de conservation pour ces collections. Les espèces concernées sont d’une grande diversité, tels l’artichaut, le cardon, la luzerne, le maïs, la pomme de terre, le colza, certains légumes, mais aussi les espèces orphelines comme la gesse ou encore menacées comme plusieurs espèces du genre Lactuca (nom scientifique de la laitue). Ces projets permettront également qu’une partie des ressources génétiques ainsi conservées soient versées en collection nationale française.


Semenciers - Un travail sur les variétés pour des couverts plus techniques

Source : Circuits Culture d’avril 2019 N513 P18-19 par Mathieu Lecourtier

Au fil des années, les mélanges des couverts végétaux proposés par les semenciers se sont affinés avec des créations variétales pour ce débouché. Leur montée en technicité conduit ces derniers à réfléchir à des mélanges comportant moins d’espèces mais plusieurs variétés d’une même espèce. Les interactions entre variétés d’un mélange sont encore difficilement caractérisables mais le but du mélange reste la production rapide de biomasse. Conscients que les agriculteurs ne sont pas forcément prêts à investir dans les couverts végétaux, les semenciers se doivent de proposer des mélanges à des prix raisonnables. Ils travaillent sur la sensibilité au gel et sur la précocité des espèces avec des variétés à cycle long pour les crucifères et à cycle court pour les légumineuses.


Gazons et sécheresse : ça "match" !

Source : Espace Public et Paysage d’avril 2019 N198 P60-61

Le changement climatique ne signifie pas forcément la fin du gazon. Les variétés récentes d’espèces à gazon offrent des résistances augmentées à la sécheresse et aux fortes températures et s’installent rapidement : c’est le cas de certaines variétés de ray-grass anglais et de fétuque élevée à rhizomes, ou encore de nouvelles espèces comme le Koeleria macrantha et le Cynodon dactylon. Elles sont présentes dans des mélanges associées à des variétés plus anciennes bien connues. Les semenciers les distinguent dans des gammes spécifiquement indiquées pour les économies d’eau.


La betterave fourragère s’enracine

Source : La France Agricole du 12 avril 2019 N3795 P45-51 par Marie-France Malterre, Pierre Peeters, Corinne Le Gall et Isabelle Escoffier

La culture de betterave fourragère réapparaît dans les parcelles des éleveurs laitiers séduits par sa richesse et son appétence. Le dossier cite l’exemple d’un groupe d’éleveurs de l’Aveyron qui ont intégré la culture dans leur assolement et cherchent à mécaniser du semis à l’arrachage au sein de leur Cuma. Il indique que d’autres éleveurs vont plus loin dans la mécanisation en l’appliquant aussi à l’étape de la distribution, grâce à des artisans locaux. Il termine sur la conduite de la culture pour optimiser la conservation au stockage.


Réduire la protection phytosanitaire en culture de laitue

Source : Infos CTIFL d’avril 2019 N350 P42-51 par Elise Vaud, Justine Garnodier, Christiane Raynal et Claire Goillon ; Résumé proposé par la revue

Le projet Lilla (2012-2018) s’inscrit dans le cadre du réseau Dephy Expe du plan Ecophyto et mobilise des acteurs de la recherche académique (Inra d’Avignon) et appliquée (CTIFL), de l’expérimentation (Aprel) et de la production (Green Produce). A partir des acquis des projets Fertipro et Fertileg (2010-2012), il a pour objectif principal la mise au point de nouvelles stratégies de culture pour s’affranchir des traitements phytosanitaires préventifs contre Sclerotinia spp. et Botrytis cinerea. La synthèse des travaux menés en culture de laitue sous abri et en plein champ souligne l’intérêt de combiner un ensemble de leviers agronomiques et techniques tels que le choix variétal, la densité de plantation, la maîtrise des intrants (eau et azote), ainsi que la prophylaxie pour protéger la culture contre les bioagresseurs visés et éviter le recours aux traitements systématiques.


Colza transgénique : un règlement absurde et inutile

Source : Agriculture et Environnement de mars 2019 N178 P8

Cet hiver, des agriculteurs ont été contraints de retourner des parcelles de colza qui contenaient des traces d’un colza OGM autorisé à la commercialisation mais pas à la culture en Europe. Ces 0,005% ont conduit à la destruction de 20.000 ha de colza qui auraient pu produire des tourteaux pour le bétail et que l’on va remplacer par des importations de soja OGM. Les semences de colza importées d’Argentine avaient été analysées avant les semis par la DGCCRF qui avait donné son feu vert. Après les semis, la DGCCRF a continué les analyses qui ont révélé cette présence fortuite et déclenché la demande de destruction.


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