Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Le melon multiplie les projets

Source : Réussir Fruits et Légumes de décembre 2019 N400 P75-87 par Guy Dubon et Véronique Bargain

De nombreuses expérimentations sont menées sur le melon. Le dossier les parcourt. Il commence par un projet visant à réduire l’utilisation des traitements phytosanitaires (dont le choix variétal). Il continue avec un programme cherchant à mieux cerner les facteurs de développement de la fusariose pour identifier les leviers qui permettront de réduire les pertes liées au champignon responsable. Une autre expérimentation concerne les nématodes à galles pour mieux contrôler leurs nuisances. Des essais sont menés pour appréhender le comportement des variétés de melon face aux maladies et ravageurs. La dernière partie du dossier s’intéresse au système racinaire étudié pour lutter contre les différents stress subis.


Rhynchosporiose de l'orge - Identifier des gènes de résistances chez les orges françaises

Source : Perspectives Agricoles de janvier 2020 N473 P64-66 par Matthieu Bogard et Paloma Cabeza-Orcel

Un projet Casdar concerne la rhynchosporiose de l’orge et recherche des résistances variétales comme alternatives aux luttes agronomique ou chimique jusqu’alors utilisées contre cette maladie qui entraîne des pertes de rendement et une moindre qualité des grains. Le projet vise à fournir une méthode de phénotypage des lignées dans les programmes de sélection des obtenteurs et à repérer des marqueurs génétiques associés à des gènes de résistance. Différentes zones du génome ont été identifiées. Leur présence ou leur absence dans le panel de variétés et d’accessions étudié vont être vérifiées. En parallèle, le projet a caractérisé la virulence de différentes souches de rhynchosporiose et continuera en 2020 et 2021. En 2020, le protocole de phénotypage va être élaboré puis fixé avec la collaboration des différents partenaires du projet. Courant 2022, des marqueurs utilisables directement en sélection devraient être disponibles.


Biodiversité : des semences locales et sauvages

Source : Espace Public et Paysage de janvier 2020 N204 P64-66

Les villes ont leur rôle à jouer dans la reconquête de la biodiversité perdue. Elles peuvent installer des prairies pérennes naturelles demandant peu d’entretien, pour permettre à leurs habitants de se reconnecter avec des espèces autochtones et à la faune de trouver une alimentation variée adaptée, surtout l’entomofaune. Ces prairies composées d’espèces sauvages sont disponibles sous deux labels : « Végétal local » et « Vraies messicoles ». Des filières de production se sont mises en place et testent différentes méthodes de récolte et d’ensemencement : le transfert de foin ; le brossage d’espaces naturels ; la récolte pour une mise en culture chez des multiplicateurs. Dans tous les cas, un tel projet d’aménagement se mûrit pour décider du meilleur mélange et de son implantation.


2019 : 150th Anniversary of Seed Testing

Source : Seed Testing International d’octobre 2019 P7-9 par N. Leist, M. Kruse, A. Jonitz, A. Goeritz et A.M. Steiner

Au dernier congrès de l’Ista, une biographie de Johan Christian Friedrich Nobbe a été présentée. Ce botaniste a créé le premier laboratoire de test de qualité des semences en Allemagne en 1869 dans le but d’améliorer l’agriculture et de protéger le consommateur. Il a posé les bases du contrôle des semences dans deux publications en 1869 et 1876. Ces principes ont été progressivement adoptés dans les stations semencières allemandes puis européennes. Les autorités allemandes ont alors réalisé que ce souci de qualité était de leur responsabilité. Nobbe a ensuite proposé une harmonisation pour les échanges transfrontaliers. Pour cela, il a invité des confrères pour en discuter en 1875. Des rencontres annuelles ont été organisées pour échanger avant le premier congrès international en 1906. Le congrès de 1921 a vu la création de l’European Seed Testing Association ; Nobbe avait alors 91 ans. L’échelle internationale de l’association a été décidée en 1924. L’héritage de Nobbe est toujours visible aujourd’hui.


Recherche - L'Inrae, un mastodonte au service de l'agroécologie

Source : lafranceagricole.fr du 8 janvier 2020 par Corinne Le Gall

Effective depuis le 1er janvier, la fusion de l’Inra et de l’Irstea a donné naissance de l’Inrae, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. Ce nouvel institut comprend 12.000 salariés, 18 centres et 14 départements dont un sur l’eau avec tout le cycle des précipitations au rejet dans la mer. Il est doté d’un budget annuel de plus d’un milliard d’euros. Il fait de la transition écologique sa priorité.


Des colzas avec moins d'insecticides, c'est possible

Source : Cultivar de janvier 2020 N99 P38-46 par Mathieu Lecourtier, Marie-Dominique Guihard et Anthony Le Quemener

La réduction des insecticides sur colza peut s’envisager via différents leviers que détaille le dossier. Le premier consiste à semer une variété partiellement résistante ou tolérante au virus TuYV responsable de la jaunisse du navet et transmis par le puceron vert, variété qui montrera son intérêt surtout en cas de pression maladie élevée. Le second levier réside dans les plantes compagnes : pour le colza, les expérimentations montrent l’intérêt des légumineuses pour favoriser les auxiliaires et réduire ainsi la pression des insectes ravageurs. Un troisième levier se cache dans la bonne alimentation du colza en éléments nutritifs pour faire de la biomasse en automne et bien reprendre au printemps.


Semences tournesol - Une belle embellie

Source : Agrodistribution de janvier février 2020 N308 P46-47 par Blandine Cailliez

En 2019, le tournesol a vu ses surfaces augmenter de 9-10%, excepté dans le sud, pour atteindre plus de 600.000 ha. Les difficultés d’implantation du colza l’expliquent en partie. Les variétés oléiques ont représenté 75% des ventes de semences quand celles résistantes à un herbicide étaient à 30%. Pour 2020, les semenciers se prononcent plutôt pour un nouveau gain de surfaces autour de 5%. L’article se termine avec le classement des variétés, les parts de marché des semenciers et une présentation succincte des gammes variétales de ces derniers.


Les variétés de maïs à l'heure de la modulation de semis

Source : Réussir Grandes Cultures de janvier 2020 N342 P26-28 par Christian Gloria

Petit à petit, la modulation du semis de maïs gagne des hectares en France avec la modernisation des équipements, la cartographie des sols et la connaissance plus pointue des variétés que les semenciers sont en train d’acquérir et de faire connaître. Les essais en grandes parcelles montrent l’intérêt économique de cette modulation de densité. Les semenciers et les coopératives sont plus ou moins avancés sur le sujet pour proposer des solutions. L’article est complété par un avis d’expert et deux témoignages d’agriculteurs.


Orge de printemps semée à l'automne - Une expérience satisfaisante avec des variétés adaptées

Source : Cultivar de janvier 2020 N99 P19-21 par Julie Guichon

Un jeune agriculteur de la Haute-Marne a réitéré à l’automne 2019 le semis direct d’orge de printemps. Après avoir arrêté la culture d’orge d’hiver pour cause de rendement affaibli par le retard de semis pour mieux gérer les repousses de blé, il a augmenté ses surfaces d’orge de printemps. L’étape suivante a été le semis d’automne pour améliorer le potentiel de rendement dans ses terres superficielles. Il choisit des variétés peu sensibles au gel et reste vigilant sur les risques de phytotoxicité du désherbage.


Blé hybride - Une meilleure valorisation des terres humides

Source : Cultivar de janvier 2020 N99 P16-18 par Olivier Lévêque

Un polyculteur-éleveur vendéen en Gaec cultive depuis une dizaine d’années des variétés hybrides de blé tendre dans ses terres de landes battantes. Il estime le gain de rendement à 8-10 q/ha quand la rentabilité par rapport à une lignée est de 4 q/ha. Il l’explique par un système racinaire plus développé qui convient à ses sols. Il apprécie également le surplus de paille pour cette culture conduite comme celle des variétés lignées, hormis la densité de semis plus faible.


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