Ressources pédagogiques de la filière semences
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Revue de presse

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Couverts enherbés - Des évolutions dans les pratiques

Source : Le Lien Horticole de décembre 2019 N1091 P26-32 par Claude Thiery et Léna Hespel ; Résumé proposé par la revue

A l’ère du zéro phyto, des restrictions d’arrosage en période de sécheresse et des contraintes de budget, les pratiques en espaces verts évoluent. Les couverts enherbés ne font pas exception. Les prairies “naturelles” et fleuries, qui demandent moins d’entretien et favorisent la biodiversité, sont de plus en plus plébiscitées dans certaines collectivités.


Campagne 2019 - Un intérêt grandissant pour la culture du sorgho en Europe

Source : terre-net.fr du 27 novembre 2019 par Sophie Guyomard

En 2019, les surfaces européennes de sorgho ont continué de croître (70.000 ha en France). Pour des agriculteurs, l’espèce a été l’une des alternatives aux semis automnaux rendus impossibles par les conditions sèches et s’avère peu exigeante en eau. Sorghum ID, l’interprofession européenne du sorgho, annonce des récoltes avec de bons rendements en Europe centrale et de l’Est mais avec des rendements amoindris, mais pas trop, par le manque de pluviométrie en Europe de l’Ouest.


L'enherbement au vignoble - Jusqu'où l'envisager ?

Source : Biofil de novembre décembre 2019 N126 P26-36 par Frédérique Rose

Le dossier commence par poser le problème du temps de travail passé à l’entretien du sol de l’interrang nu en vigne biologique, et à orienter vers un enherbement à bien choisir et à entretenir avec un système adapté voire robotisé. Il continue avec les expérimentations réalisées par des instituts techniques dans le Sud-Ouest et en Anjou comparant enherbement et paillage, et testant différentes espèces. Il donne enfin la parole à trois viticulteurs du Haut-Rhin, de la Gironde et du Maine-et-Loire sur leurs pratiques.


Comment façonner les plantes du futur

Source : La Recherche de décembre 2019 Les Essentiels N32 P80-82 par Johan Zicola

Observé au milieu du 18ème siècle par un étudiant suédois, le phénomène pélorique n’a été attribué à l’épigénétique que trois siècles plus tard : une méthylation de l’ADN chez une plante modifie la symétrie de sa fleur. Les techniques de séquençage ont permis récemment d’étudier les modifications épigénétiques. L’épigénomique désormais cherche à comprendre ces altérations intervenant lors de la réplication, plus ou moins importantes selon les espèces, et qui introduisent de la variation génétique. Cette variabilité pourrait être utile pour adapter une plante à son environnement, surtout dans un contexte de changement climatique.


La race 36 du Bremia change la donne

Source : Réussir Fruits et Légumes de novembre 2019 N399 P30-31 par Véronique Bargain

Depuis la présence de la race 36 du Bremia dans les cultures de salade, la lutte variétale s’avère un peu ébranlée surtout en batavia et feuille de chêne. Les semenciers sont attentifs à l’apparition de nouvelles races pour orienter leur sélection avec différentes combinaisons génétiques permettant de ralentir le contournement de résistance.


"Un bilan variétal positif pour le pois d'hiver"

Source : Le Betteravier Français du 12 novembre 2019 N1100 P28 par Marianne Loison

Le responsable de l’évaluation des variétés de pois protéagineux d’hiver chez Terres Inovia commente les résultats des essais de l’année. Il note de bons rendements pouvant monter à 70 q/ha, une meilleure teneur en protéines pour les variétés plus récentes, de bons PMG et des résistances au froid variables à prendre en compte lors du choix variétal.


La diversité génétique fait la diversité du blé

Source : La Recherche de décembre 2019 Les Essentiels N32 P86-89 par Cécile Klingler

La FAO a alerté sur la perte de diversité génétique des plantes cultivées. En France en 2011, une étude Inra-CNRS a estimé la diversité génétique du blé de 1912 à 2006 : sur cette période, le nombre de variétés a augmenté mais le passage de variétés populations à des variétés lignées a entraîné une homogénéisation génétique. La sélection de ces variétés lignées a parfois apporté de la diversité à l’exemple de la variété Soissons issue d’un croisement mexicano-européen. De nos jours, la fin de la dominance d’une ou plusieurs variétés s’observe dans les champs mais 15 d’entre elles couvrent quand même 50% des surfaces.

Les sélectionneurs adaptent les critères de sélection à la demande de l’agroécologie, avec l’introduction de résistances aux maladies, et utilisent la génomique pour accélérer leurs travaux. Des programmes multipartenaires comme BreedWheat sont menés pour partager des connaissances sur la diversité génétique du blé dans laquelle puisée pour la sélection. Au champ, certains agriculteurs ont choisi la culture en mélange de plusieurs variétés de blé pour sécuriser la production face aux aléas climatiques. Une autre approche a été choisie par d’autres agriculteurs : la culture de variétés anciennes pour sélectionner eux-mêmes leur propre mélange population dont la récolte est transformée à la ferme, faute d’adéquation avec la demande de la meunerie.


Comment sont expérimentées les variétés ? - Tolérance variétale à la jaunisse

Source : Le Betteravier Français du 12 novembre 2019 N1100 P17-18 par l’Institut Technique de la Betterave

Le premier article explique comment sont choisis les sites qui accueillent les essais variétaux sur les betteraves sucrières mis en place par l’ITB. Ces essais concernent le rendement, la tolérance aux maladies foliaires, le comportement face aux maladies et ravageurs présents dans le sol, la sensibilité à la sécheresse. Le second article concerne une expérimentation variétale particulière, la tolérance à la jaunisse, une alternative à l’interdiction des TS néonicotinoïdiques.


Observatoire de la biodiversité végétale en ville : les jardins deviennent une priorité

Source : La Lettre du Végétal du 30 octobre 2019 N1145 P1 par Marie-Hélène Loaëc

Le GNIS et 5 autres organisations publient les résultats de l’enquête de cet Observatoire, qui actualise l’enquête de 2015. Les villes et les intercommunalités qui ont répondu représentent 8 millions d’habitants. Elles s’expriment sur la typologie de leurs espaces végétalisés et leur gestion, sur l’urbanisme et ses aménagements, sur la connaissance de la biodiversité et sa mise en valeur, et sur la mise en oeuvre du Zéro phyto et son anticipation. Les 6 organisations enquêtrices vont travailler à faire comprendre les enjeux de la biodiversité végétale en ville.


Carence en manganèse - Détecter la tolérance des variétés

Source : Perspectives Agricoles de novembre 2019 N471 P56-57 par Faharidine Mohamadi, Camille Jollard et Eric Masson

Le manganèse, oligoélément important pour les céréales, fait parfois défaut dans les sols sous sa forme assimilable. Des sols particuliers ou certaines techniques culturales ou certaines conditions météorologiques expliquent les carences. L’orge y est sensible et demande une attention au stade 3 feuilles ou plus encore en début de montaison pour éviter des pertes de rendement. Des Danois ont découvert une tolérance variétale à une carence. Arvalis s’y est intéressé : l’institut a analysé les feuilles et les racines de plantes carencées et de plantes saines pour comparer le niveau d’expression de certains gènes impliqués dans la captation et le transport de l’oligoélément avec la sévérité de la carence. Deux gènes exprimés dans la racine ont été mis en évidence. Des analyses moléculaires plus poussées sur plus de variétés sont maintenant nécessaires pour confirmer ces observations.


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