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"Le site des ressources pédagogiques de la filière semences"



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Actualités de Gnis pédagogie


Le gazon de placage pour un résultat immédiat 23/10/2018

(Source : Profession Paysagiste d'octobre 2018 N93 P26-28) Le gazon de placage permet d’éviter d’attendre 3 semaines pour voir le résultat de l’implantation d’une pelouse. Il garantit la densité et l’absence de mauvaises herbes. Les producteurs peuvent utiliser toutes les variétés inscrites pour répondre au mieux à la demande du futur utilisateur. Les rouleaux font 40 cm de largeur pour une longueur de 2-2,5 m. Leur épaisseur varie avec un chevelu racinaire épais. Leur pose doit intervenir rapidement après le déplacage. Ils sont produits sur un sol sableux pendant 12-18 mois, après un semis automnal. De plus en plus, la demande concerne des surfaces avec peu d’entretien et résistantes à la sécheresse. Les espèces et variétés sont choisies pour y répondre. La pose facile doit intervenir au printemps ou à l’automne pour un bon enracinement sur tout type de sol bien nivelé, avec au moins 20 cm d’épaisseur de terre végétale. Un arrosage important doit suivre pour faciliter l’enracinement. L’entretien de la surface par la suite ne diffère pas de celui qui suit un semis.


Biodera - Du biocontrôle contre les nématodes 16/10/2018

(Source : La Pomme de Terre Française de septembre octobre 2018 N619 P53-54 par Virginie Gobert et Anne-Claire Le Roux) En ces temps de réduction de l'impact des produits phytosanitaires, le projet Biodera (sur quatre ans) a pour objectif de trouver des solutions durables de lutte contre les nématodes phytoparasites pour remplacer l'utilisation de nématicides. Des substances végétales naturelles ont été testées contre différentes espèces de nématodes pour leur effet nématicide ou nématostatique (en contenant les populations). Une autre possibilité réside dans l'utilisation d'exsudats racinaires perturbateurs du cycle de développement. L'application devrait se faire par incorporation dans les amendements ou les engrais. Des essais au champ auront lieu à mi-projet.


Du maïs capable de fixer l'azote atmosphérique identifié 16/10/2018

(Source : La France Agricole du 12 octobre 2018 N3768 P31 par Hélène Parisot) Au Mexique, des chercheurs américains ont repéré une variété locale de maïs fixatrice d'azote atmosphérique. Cette fixation se fait par l'intermédiaire de bactéries présentes dans le mucilage produit par les racines coronaires aériennes, très nombreuses chez cette variété. Suivant les conditions atmosphériques, 29 à 82% de l'azote de la plante proviennent de cette fixation. Cette particularité serait due à une adaptation à un sol pauvre en azote.


La durabilité des résistances génétiques à la rhizomanie 16/10/2018

(Source : Le Betteravier Français du 9 octobre 2018 N1080 P15-16 par l'Institut Technique de la Betterave) Causée par un virus transmis par un protozoaire du sol, la rhizomanie attaque la racine dont elle réduit la taille et entraîne un chevelu anarchique des radicelles. Les premières variétés tolérantes, unique moyen de lutte, datent de la fin des années 1980. Depuis 2008, toutes les variétés sont tolérantes. Dans la plupart des situations, la tolérance portée par le gène Rz1 suffit. En cas de fortes infestations, comme dans le Loiret ou le Sud Ile-de-France, les variétés doubles tolérantes porteuses également du gène Rz2 sont indispensables pour limiter le risque de contournement, mais des cas ont été signalés. A partir de 2009, l'ITB a mis en place un observatoire dans les zones concernées pour suivre le comportement des variétés avec un protocole bien défini. Il apparaît qu'une rotation moyenne de 4 ans permet de faire durer la double tolérance.


Maïs - Des variétés tardives pour contrebalancer le réchauffement climatique 10/10/2018

(Source : lafranceagricole.fr du 2 octobre 2018) L'Inra estime que la diversité génétique du maïs lui permet de s'adapter au réchauffement climatique. Ainsi, la culture des variétés les plus tardives, grâce à une photosynthèse cumulée suffisante, aboutit à un rendement convenable. Réalisée dans la cadre du programme de recherche Amaizing à partir des données de différents sites européens sur 36 ans, une modélisation permet de voir que les variétés tardives s'en sortiront mieux en 2050.


Variétés en AB - Les filières "semences" se structurent 02/10/2018

(Source : Perspectives Agricoles d'octobre 2018 N459 P44-49 par Laurence Fontaine, Cécile Le Gall, Philippe Du Cheyron et Enguerand Burel) Dans le cadre d'un dossier sur les grandes cultures bio, l'article s'arrête sur les semences, important levier d'amélioration de ce mode de culture. La sélection de variétés adaptées a été facilitée par la création d'une instance transversale dédiée au CTPS. Après deux inscriptions de variétés de blé tendre AB en 2012, d'autres sont en cours d'évaluation : l'espèce est pilote. En soja, les différences moindres entre culture bio et conventionnelle simplifient le protocole d'évaluation. En attendant l'aboutissement des programmes de sélection en blé tendre, les essais en bio de variétés sélectionnées en conventionnel se poursuivent, souvent dans le cadre de partenariats. Les variétés repérées sont majoritairement françaises. En 2018, 39 étaient multipliées en France avec un grand turn-over dû aux contournements de résistance (seulement 2 l'étaient également en 2012). A l'image du blé, une filière semences de soja se met en place pour répondre à la demande. Les semences bio doivent répondre à la fois à la réglementation semences et au cahier des charges bio. Les difficultés d'approvisionnement en semences bio ont conduit à délivrer des dérogations dont la gestion est assurée au travers d'un site internet géré par le Gnis. Le blé tendre vient de passer hors dérogation. Les filières espèces se structurent.


Maïs - Le progrès génétique se poursuit 02/10/2018

(Source : Jeunes Agriculteurs Mag d'octobre 2018 N752 P42-43 par Amandine Laurent) Pour 2018, les prévisions de rendement moyen en maïs grain annoncent 90 q/ha après des records de 103, 105 et 108 q/ha dans les années 2010. Ces chiffres sont bien loin de ceux d'avant l'arrivée des variétés hybrides en France dans les années 1950. Au fil des ans, un gain global moyen de 1,2 q/ha/an a été enregistré. Le rendement théorique maximal n'est pas encore atteint. Depuis les années 1950, la sélection a permis d'étendre la zone de culture vers le nord et de développer le maïs ensilage et son taux de matière sèche. Désormais, la création variétale travaille des critères liés à la robustesse et à la régularité, bénéficie de la technique d'haploïdisation pour gagner du temps et utilise les marqueurs moléculaires pour repérer les gènes d'intérêt. Un encart incite les agriculteurs à choisir des variétés récentes pour le gain génétique apporté (évident en grain, moins en fourrage mais réel). Un autre encart donne la parole à un jeune agriculteur adepte des variétés très précoces produites sans irrigation et récoltées dès septembre sans besoin de séchage ; il remercie la sélection de l'avoir permis.


Jaunisse du colza - Bien utiliser les variétés résistantes 02/10/2018

(Source : Perspectives Agricoles d'octobre 2018 N459 P14-16 par Paloma Cabeza-Orcel et Laurent Ruck) Le colza peut être l'hôte de trois pucerons différents à l'automne, vecteurs de viroses : deux mosaïques et une jaunisse. La jaunisse du navet s'avère en moyenne peu nuisible mais elle peut parfois entraîner une perte de 7 à 10 q/ha. Une caractérisation des variétés de colza a été réalisée par Terres Inovia en notant le pourcentage de plantes infectées et en analysant la charge virale, deux données pas forcément corrélées. Des variétés résistantes à la jaunisse du navet ont été inscrites depuis 2015. Leur caractérisation dans le cadre d'une collaboration Terres Inovia/coopératives a montré une résistance partielle. En cas d'infestation faible à moyenne, ces variétés ne nécessitent pas de traitement insecticide. Lors d'une forte infestation, le traitement insecticide peut s'avérer rentable. Terres Inovia rappelle que ces résistances partielles peuvent être contournées.


Plan protéines : la filière des oléoprotéagineux avance ses propositions 25/09/2018

(Source : Agra Presse Hebdo du 24 septembre 2018 N3660 P47) La filière française des oléoprotéagineux propose d'encourager la culture des protéagineux en comptabilisant toutes les légumineuses dans les surfaces d'intérêt écologique (SIE), en confortant les opérateurs via un encouragement de la contractualisation, en valorisant le made in France et en renforçant les débouchés non-alimentaires. Il est aussi question de soutien de la R&D et de consolidation du financement du plan protéines.


Le gazon français victorieux de la Coupe du monde 31/07/2018

(Source : Gnis, 31/07/2018) Avant de remporter leur deuxième étoile le 15 juillet 2018, les Français avaient déjà eu l’occasion de se démarquer sur les pelouses dans cette coupe du monde… En effet, ce sont des semences de gazon français, développées en Anjou, qui ont remporté l'appel d'offre pour habiller 8 des 12 stades de la compétition. Ce gazon a été sélectionné pour ses qualités esthétiques et sa résistance au stress physique, causé par les piétinements incessants des joueurs lors des matchs et au stress climatique, la Russie étant connue pour ses températures extrêmes ; ces semences pouvant germer rapidement sur des sols froids dès -3°C. Ainsi, ce sont 15 tonnes de semences qui ont été exportées d’Anjou en Russie. Les Français avaient déjà eu l’occasion de verdir les pelouses du Mondial 2010 en Afrique du Sud et celles du Brésil, lors de la Coupe du monde 2014. De là à affirmer que le gazon français a participé à la victoire des bleus, il n’y a qu’un pas…