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"Le site des ressources pédagogiques de la filière semences"



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Actualités de Gnis pédagogie


La sélection variétale s'accélère 15/01/2019

Dans le cadre d'une enquête sur le changement dans la filière fruits et légumes, un encart est consacré à la sélection. Celle-ci voit ses objectifs et donc ses critères évoluer face à la diversification des modes de production et des débouchés, face aux pressions politiques et sociétales, et face au changement climatique. Elle doit aussi accélérer : les nouvelles connaissances et techniques sont là pour le faire avec la connaissance du génome, l'édition du génome, le phénotypage et la puce ADN. (Source : Réussir Fruits et Légumes de janvier 2019 N390 P8 par Véronique Bargain)


Exportations de semences agricoles - La France reste leader 15/01/2019

En 2017/2018, la France a vu ses exportations de semences augmenter de 1,7% et atteindre 1,643 milliard d'euros. Les importations progressant de 4,6% dans le même temps, la balance commerciale montre un léger retrait à 947 M€. Les espèces les plus exportées en valeur sont le maïs, les potagères et florales et les pommes de terre. Le premier pays partenaire reste l'Allemagne, avec un excédent cette année après deux ans de déficit. Les échanges avec les autres pays européens et les pays tiers ont conduit à des excédents respectivement en hausse et en baisse. Depuis 3 campagnes, l'excédent de la balance commerciale des semences dépasse les 900 M€. (Source : terre-net.fr du 21 décembre 2018)


Des variétés de maïs fourrage plus typées 15/01/2019

Le nombre important de variétés de maïs fourrage disponibles oblige les éleveurs à choisir, en fonction de la ration qu'ils pratiquent, dans des profils fibre, équilibré ou amidon proposés par la sélection. Depuis peu, le profil huile complète la liste. Les semenciers travaillent ces axes et les mettent en avant dans leurs nouvelles variétés. Le rendement en MS/ha et la tenue de tige ne sont pas oubliés dans les programmes de sélection mais les critères sont désormais complétés par le comportement face au changement climatique. (Source : Réussir Bovins de janvier 2019 N266 P38-40 par Sophie Bourgeois)


Plusieurs années pour attester une tolérance aux fusarioses 15/01/2019

L'absence de mycotoxines dans les récoltes de maïs grain destinées à l'alimentation humaine ou animale conduit à préférer la culture de variétés tolérant les fusarioses. Cette qualité sanitaire est prise en compte dans certains programmes de sélection. Lors des essais officiels d'inscription multilocaux, le comportement face aux fusarioses est observé pour éliminer les variétés très sensibles. Lors du développement commercial et des essais de post-inscription, ce comportement continue d'être scruté. Si les données sur l'une des fusarioses provoquée par F. graminearum sont facilement disponibles à toutes ces étapes, celles concernant la famille des liseola sont plus difficiles à appréhender du fait d'un développement multifactoriel. Dans les champs, la lutte avec une variété tolérante est a compléter par des techniques culturales minimisant les risques. Un encart à l'article précise que les normes alimentaires européennes sur les mycotoxines sont amenées à être renforcées. (Source : Réussir Grandes Cultures de janvier 2019 N331 P28-30 par Christian Gloria)


Stress hydrique sur blé : l'effet "variété" 20/12/2018

Dans les esprits, le stress hydrique ne semble pas un facteur limitant du rendement. Arvalis a mené une étude de 2012 à 2015, dans le cadre du FSOV, sur la tolérance variétale à ce stress. A partir des données météorologiques de 20 années et de mesures physiologiques, une évaluation du déficit hydrique a été réalisée. Les comportements variétaux variables observés vont aider au choix variétal et orienter la création variétale sur la précocité ou des critères physiologiques. (Source : La France Agricole du 14 décembre 2018 N3777 P42 par Dominique Péronne)


Maïs écolo - De moins en moins gourmand 12/12/2018

Souvent montrée du doigt pour son impact environnemental, la culture du maïs fait pourtant l'objet d'innovations depuis des années. La première d'entre elles date de 30 ans : les trichogrammes comme auxiliaires de lutte contre la pyrale, plus ancienne solution de biocontrôle sur grande culture, avec des améliorations en cours de recherche pour l'épandage. Pour la fertilisation, l'apport localisé d'azote au semis améliore l'efficience et les intercultures de légumineuses se développent. Côté irrigation, les innovations sont plus lentes : le goutte-à-goutte peine à s'étendre et l'utilisation des eaux usées n'en est encore qu'à l'expérimentation. En attendant, le levier agronomique s'active avec des décalages de semis, des variétés tolérantes au stress hydrique et des implantations en semis direct après destruction des couverts végétaux pour éviter la concurrence. Une recherche en cours semble prometteuse contre la pyrale : les composés organiques volatils qui apportent la confusion chez les femelles. (Source : Terre-net Magazine de décembre 2018 N77 P20-28 par Emilie Durand)


Lutte génétique et santé végétale : l'exemple des céréales 12/12/2018

Les plantes de grande culture sont soumises à une pression parasitaire complexe et changeante, générant chaque année des pertes importantes de rendement et de qualité. Jusqu'à présent, pour nombre de maladies, la lutte chimique représentait la méthode de lutte la plus efficace. Toutefois, dans le contexte actuel de réduction progressive de l'utilisation des produits phytosanitaires, des solutions alternatives doivent être rapidement identifiées. La lutte génétique représente un élément clé de stratégies plus intégratives, efficaces et durables. Ces dernières années, l'amélioration des outils de phénotypage et l'essor de la génomique ont rendu possible la caractérisation fine de l'architecture génétique des résistances, favorisé la diversification des sources de résistance et accéléré l'identification de nouveaux gènes ou QTL de résistance. Cette conjonction de facteurs favorables devrait conduire à une accélération du progrès génétique, instillant l'idée que la lutte génétique devrait prendre de plus en plus d'importance dans les stratégies de protection des plantes contre les maladies. (Source : Phytoma de décembre 2018 N719 P34-37 par Cyrille Saintenac et Thierry Langin ; Résumé proposé par la revue)


Projet Genius - Mutations dirigées sur pomme de terre 12/12/2018

Lancé en 2012, le programme Genius financé par l'Agence nationale de la recherche française regroupe 15 partenaires publics et privés qui se rencontrent deux fois l'an. Il a pour but de maîtriser les techniques d'ingénierie cellulaire et moléculaire sur 9 espèces cultivées. En pomme de terre, deux techniques de modification du génome sont expérimentées : TALEN et CRISPR/Cas9 pour leur intérêt d'être précises sans intégration de séquences étrangères. Après discussion, les chercheurs impliqués ont choisi de tester les techniques sur un gène bien connu pour un caractère simple qui conduit à la synthèse d'amylose l'un des deux composants de l'amidon. Les quatre allèles du gène en question ont été désactivés dans des cellules grâce à la connaissance du génome acquise en 2011. 10% des plantes obtenues après culture des cellules ont une production d'amylose réduite grâce à la seule modification du gène ciblé. Toutes les variétés testées ont répondu à la modification. Les deux techniques apparaissent donc possibles chez la pomme de terre en sachant qu'il y a des étapes de culture in vitro et de vérification de la modification. D'autres gènes sont désormais testés avec de possibles améliorations du protocole. (Source : Potato Planet de novembre décembre 2018 N73 P54-59 par Laura Chauvin)


La Commission européenne apporte un soutien affirmé aux protéagineux 28/11/2018

La Commission européenne vient de publier un rapport concernant le développement des protéines végétales. Ce document liste des actions en cours ou qui seront intégrées dans la nouvelles Pac : le soutien des producteurs pour les apports environnementaux ; la compétitivité accrue grâce à l'innovation et un budget doublé pour le projet Horizon Europe 2021-2027 ; de meilleurs outils de suivi des marchés ; la sensibilisation aux nombreux atouts santé et environnement ; la facilitation des échanges de savoirs et de bonnes pratiques agronomiques. (Source : reference-appro.com du 23 novembre 2018 par Anne Gilet)


Les maïsiculteurs soulignent la durabilité de leur production 28/11/2018

Les participants de la table ronde organisée lors du congrès de l'AGPM ont montré que, sous toutes ses formes, le maïs s'inscrivait pleinement dans l'agriculture durable : une plante qui produit une forte biomasse capteuse de CO2 ; un maïs doux qui crée de la valeur et qui réduit ses intrants ; un débouché en alimentation animale qui apprécie son profil nutritionnel et sa participation à la Ferme laitière bas carbone. Par ailleurs, le président de l'AGPM a indiqué demander un rendez-vous au ministre de l'Agriculture pour discuter, entre autres sujets, néonicotinoïdes et biotechnologies. (Source : Agra Presse Hebdo du 26 novembre 2018 N3669 P26-27 par Jean-Christophe Detaille)