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"Le site des ressources pédagogiques de la filière semences"



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Actualités de Gnis pédagogie


Colloque scientifique « Plantes et côte d'Azur : le carnaval des sens » 24/05/2019

Le 24 mai 2019 à Nice, la Société Nationale d’Horticulture de France vous invite à partager un passionnant moment de jardinage sensuel et ensoleillé. Tarif étudiant : 10€ (sans repas)


Les ancêtres du blé racontent l'histoire du monde 14/05/2019

Pendant 5 ans, un programme de recherche européen, Whealbi, coordonné par l’Inra, a étudié le génome de près de 500 variétés de blé (des anciennes, des récentes et des ancestrales). Depuis la domestication il y a environ 10.000 ans, des croisements naturels et des migrations suivies de pressions évolutives ont conduit à des variétés locales. Vers 1850, en France, des croisements ont été réalisés avec des variétés venues de l’Europe de l’Est et d’Angleterre pour aboutir à des variétés stables. Le projet Whealbi a permis d’identifier des gènes de résistance aux maladies et d’éprouver les 500 variétés sous différents climats et latitudes pour repérer des gènes favorables. Les données collectées sont désormais appliquées en sélection classique. Les nouvelles techniques de sélection permettraient d’aller plus vite, mais ne sont pas nécessaires quand les caractéristiques intéressantes sont trouvées dans l’espèce-même. (Source : Le Figaro du 10 mai 2019 P12 par Jean-Luc Nothias)


Résistance au stress hydrique - Eviter la surchauffe 14/05/2019

Dans le cadre d’un dossier sur le recours à l’agronomie et la technologie, un article s’intéresse au stress hydrique. Il redonne la définition de la sécheresse et les mécanismes physiologiques qui permettent aux plantes de s’en protéger. Toutes les espèces cultivées n’ont pas le même niveau de tolérance de par leur physiologie et leur système racinaire. La présence de couvert gêne le rechargement des nappes phréatiques et augmente l’évapotranspiration des parcelles mais, en même temps, elle permet aux sols de se recharger en matières organiques et donc d’augmenter leur réserve utile. A l’enrichissement en matière organique et au choix d’espèces tolérantes, il faut ajouter le choix variétal pour résister au stress hydrique. (Source : Cultivar de mai 2019 HS N30 PXXVIII-XXX par Anthony Le Quemener)


Septoriose du lin - Les premiers jalons de la résistance variétale 07/05/2019

Le projet SeptoLIN a permis d’isoler 170 souches de Septoria linicola et de séquencer le génome de deux d’entre elles. Ces données ont été complétées par l’identification de la forme sexuée de propagation du pathogène et par la confirmation du rôle des pailles dans la dissémination. Le projet comprenait également un volet concernant la localisation des symptômes sur les organes des plantes et la caractérisation de la sensibilité de 22 variétés face à six souches de S. linicola. Il en ressort que tous les organes peuvent être touchés à différents degrés, que les variétés linières sont plus sensibles que les oléagineuses et qu’aucune résistance totale n’a été observée. La création variétale pourra participer à la lutte contre la septoriose et un protocole de test de caractérisation du comportement des variétés en cours de sélection se dessine. (Source : Perspectives Agricoles de mai 2019 N466 P25-27 par Romain Valade et Blandine Bammé)


La biodiversité, un atout pour l'agriculture selon l'Inra 07/05/2019

Nicolas Gross, chercheur à l’Inra : « La biodiversité offre des marges de manœuvre considérables aux systèmes agricoles ». L’Inra a profité de la session plénière de l’IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) qui se tient à l’Unesco à Paris pour parler biodiversité avec la presse. Il estime que c’est un atout pour permettre à l’agriculture d’aborder la transition agro-écologique. C’est évidemment un réservoir de ressources génétiques mais la biodiversité offre aussi une réponse au besoin de rendre l’agriculture moins dépendante des intrants et d’élargir et d’enrichir ses productions. Les produits carnés et laitiers issus de prairies plus diversifiées ont été mis en avant, tout comme la fertilité des sols et la multifonctionnalité des écosystèmes. Un chercheur de l’Inra revient sur cette dernière notion expliquant que chaque espèce même rare apporte quelque chose à son écosystème. La biodiversité permet aux espèces cultivées de mieux supporter les stress rencontrés. Des indicateurs de santé d’un écosystème sont à développer. Et pourquoi ne pas imaginer des cultures d’assemblages d’espèces ; reste à trouver comment les semer et les récolter. (Source : Source : Agra Presse Hebdo du 6 mai 2019 N3691 P54-56 par Marc Nicolle)


Gazons et sécheresse : ça "match" ! 16/04/2019

Le changement climatique ne signifie pas forcément la fin du gazon. Les variétés récentes d’espèces à gazon offrent des résistances augmentées à la sécheresse et aux fortes températures et s’installent rapidement : c’est le cas de certaines variétés de ray-grass anglais et de fétuque élevée à rhizomes, ou encore de nouvelles espèces comme le Koeleria macrantha et le Cynodon dactylon. Elles sont présentes dans des mélanges associées à des variétés plus anciennes bien connues. Les semenciers les distinguent dans des gammes spécifiquement indiquées pour les économies d’eau. (Source : Espace Public et Paysage d’avril 2019 N198 P60-61)


Le GNIS soutient financièrement la biodiversité 16/04/2019

L’interprofession des semences et plants s’engage en faveur de la biodiversité en finançant des projets de recherche. Cette année, ils sont au nombre de 11 et ont pour objectif d’œuvrer pour le maintien des collections menacées de ressources génétiques et l’amélioration de leurs conditions de conservation et de caractérisation. Cette action répond à l’un des engagements pris par le GNIS à travers son Plan de filière semences et plants : « Protéger, enrichir et diffuser la biodiversité ». L’enveloppe allouée à ces projets est de 170 000 euros. Elle est issue du fonds de soutien aux collections de ressources génétiques créé par le ministère en charge de l’Agriculture (MAA). En 2018, le GNIS l’a abondé de 175 000 euros. Le GEVES (Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences) en a la gestion. Les projets retenus sont portés par quatre conservatoires botaniques nationaux ou régionaux, une entreprise de sélection et six centres de ressources biologiques de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique). Ils contribueront à préserver les ressources génétiques d’espèces cultivées ou d’espèces sauvages apparentées afin d’éviter leur disparition à court ou moyen terme et à développer les réseaux de conservation pour ces collections. Les espèces concernées sont d’une grande diversité, tels l’artichaut, le cardon, la luzerne, le maïs, la pomme de terre, le colza, certains légumes, mais aussi les espèces orphelines comme la gesse ou encore menacées comme plusieurs espèces du genre Lactuca (nom scientifique de la laitue). Ces projets permettront également qu’une partie des ressources génétiques ainsi conservées soient versées en collection nationale française.


Semenciers - Un travail sur les variétés pour des couverts plus techniques 16/04/2019

Au fil des années, les mélanges des couverts végétaux proposés par les semenciers se sont affinés avec des créations variétales pour ce débouché. Leur montée en technicité conduit ces derniers à réfléchir à des mélanges comportant moins d’espèces mais plusieurs variétés d’une même espèce. Les interactions entre variétés d’un mélange sont encore difficilement caractérisables mais le but du mélange reste la production rapide de biomasse. Conscients que les agriculteurs ne sont pas forcément prêts à investir dans les couverts végétaux, les semenciers se doivent de proposer des mélanges à des prix raisonnables. Ils travaillent sur la sensibilité au gel et sur la précocité des espèces avec des variétés à cycle long pour les crucifères et à cycle court pour les légumineuses. (Source : Circuits Culture d’avril 2019 N513 P18-19 par Mathieu Lecourtier)


Réduire la protection phytosanitaire en culture de laitue 09/04/2019

Le projet Lilla (2012-2018) s’inscrit dans le cadre du réseau Dephy Expe du plan Ecophyto et mobilise des acteurs de la recherche académique (Inra d’Avignon) et appliquée (CTIFL), de l’expérimentation (Aprel) et de la production (Green Produce). A partir des acquis des projets Fertipro et Fertileg (2010-2012), il a pour objectif principal la mise au point de nouvelles stratégies de culture pour s’affranchir des traitements phytosanitaires préventifs contre Sclerotinia spp. et Botrytis cinerea. La synthèse des travaux menés en culture de laitue sous abri et en plein champ souligne l’intérêt de combiner un ensemble de leviers agronomiques et techniques tels que le choix variétal, la densité de plantation, la maîtrise des intrants (eau et azote), ainsi que la prophylaxie pour protéger la culture contre les bioagresseurs visés et éviter le recours aux traitements systématiques. (Source : Infos CTIFL d’avril 2019 N350 P42-51 par Elise Vaud, Justine Garnodier, Christiane Raynal et Claire Goillon)


Mélanges de variétés : les meuniers sceptiques 09/04/2019

La commercialisation des mélanges de semences de variétés de céréales à paille autorisée en 2018 était discutée lors de la rencontre filière Semences de céréales à paille du 4 avril dernier. En production de blé tendre, les surfaces ainsi cultivées se développent (400.000 ha en 2018/2019 selon FranceAgriMer). Les céréaliers y voient un intérêt pratique et économique avec un meilleur comportement sanitaire. Les meuniers restent perplexes face à des risques de différence de maturité gênant la panification et à l’évolution dans le temps des variétés ainsi cultivées ; ils suggèrent dans l’immédiat de réserver ses mélanges au bio et à l’alimentation animale. Lors de la rencontre, les premiers chiffres des semences certifiées ont été communiqués : stabilisation du taux d’utilisation à 47-48 % pour les céréales et environ 43 % pour le blé tendre, sous l’influence du prix des grains. (Source : La Dépêche du Petit Meunier du 9 avril 2019 N4308 P6 par Kévin Cler)


La pomme de terre - Des enjeux multiples 02/04/2019

En 2018, la sécheresse a entamé les rendements des cultures de pomme de terre. Il en a été de même en production bio qui pourtant maîtrise relativement bien les mauvaises herbes et le mildiou. Ces fluctuations de volumes de production questionnent sur les débouchés. Pour contenir le mildiou, le cuivre réhomologué pour 7 ans oblige à trouver des alternatives, dont celle de la création variétale. Les programmes de recherche des obtenteurs conventionnels orientés vers les résistances aux pathogènes et au changement climatique peuvent fournir des solutions. Un sélectionneur pour le bio prévoit des inscriptions pour 2019-2020, sans garantir des qualités de présentation optimales. Toute la filière pomme de terre bio convient d'une production risquée et aléatoire et de débouchés encore restreints en GMS et en transformation. Le passage hors dérogation pour les plants de pomme de terre en 2020 se prépare chez les obtenteurs, les producteurs de plants et les collecteurs mais dépendra aussi des conditions météo. L'article est complété par le portrait d'un maraîcher du Maine-et-Loire qui pratique le monorang pour mieux gérer la culture. (Source : Biofil de mars avril 2019 N122 P41-44 par Frédérique Rose)