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Collection de conservation de céréales
Collection de conservation de céréales
Il faut renouveler régulièrement le stock de semence
Conservation dans des banques de semences
Conservation dans des banques de semences
Collection d'arabidopsis thaliana, plante modèle

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L'accès aux ressources génétiques


Aegilops
Aegilops
Ancêtre du blé
Aegilops
Les premiers cultivateurs ont sélectionné intuitivement les graines des plantes qui répondaient le mieux à leurs besoins et les ont ressemées l'année suivante. Cette méthode dite "sélection massale" a permis la domestication puis l'amélioration des espèces végétales consommées par l'homme.



 
Un progrès génétique est apparu dès le début de la sélection et, bien avant de connaître les lois de transmission des caractères héréditaires (lois de Mendel établies vers 1860), la sélection variétale est devenue un véritable métier : les frères Vilmorin ouvrent leur première boutique à Paris, quai de la Mégisserie, en 1742.
 
Avec les avancées de la génétique et les découvertes en physiologie végétale durant la deuxième moitié du XXème siècle, les sélectionneurs ont aujourd'hui accès à des outils et des méthodes plus performants qui ont permis de réaliser de véritables bonds en terme de progrès génétique.


L'exemple du blé

Pour le blé, première céréale consommée au monde, la sélection génétique aurait permis de doubler les rendements moyens au niveau mondial en moins de 10 ans !
  
Dans les années 1990, l'amélioration du blé tendre utilisait surtout les ressources génétiques présentes dans les variétés de blé cultivées. Pendant très longtemps les sélectionneurs se sont contentés de la variabilité génétique disponible au sein de leurs entreprises respectives.
 
Les échanges avec les pays de l'Est étaient possibles et les sélectionneurs pouvaient accéder à du matériel issu de ces pays (des variétés cultivées et certaines ressources des banques de gène de Leningrad, de Tchécoslovaquie, ...).
Avec l'ouverture des frontières à l'Est, ces échanges sont plus simples et la variabilité génétique disponible a augmenté. Des blés d'origine russe ont permis d'améliorer des critères comme la résistance au froid et la tolérance à certaines maladies telles que la fusariose.
 


Une banque de gènes pour préserver les ressources génétiques

Culture in vitro
Culture in vitro
Elle a permis de réaliser des croisements interspécifiques et de créer de la variabilité génétique.
Culture in vitro
D'autre part, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité FRB (anciennement BRG) a progressivement mis en place une banque de gènes en blé et en orge depuis 1990. Cette initiative est issue de la création d'un réseau entre l'INRA, les sélectionneurs privés, certains établissements d'enseignement agricole, le GEVES soutenu par l'ONIC et le Ministère de l'Agriculture. L'objectif était de préserver les collections de variétés présentes à l'INRA (près de 10 000 blés et 5 000 orges) et dans les différentes entreprises.
Une collection pour l'avoine, le blé dur, le seigle et le triticale est actuellement mise en place. Au niveau international, le CIMMYT (Centre international d'amélioration du maïs et du blé) basé à Mexico maintient une grande collection dans le but de développer des variétés adaptées aux pays en voie de développement. L'ICARDA (Centre international pour la recherche agricole dans les zones arides) poursuit le même objectif pour l'orge. Ils travaillent notamment sur la résistance aux maladies pour obtenir des variétés cultivables avec peu d'intrants. Les sélectionneurs occidentaux peuvent avoir accès à ces ressources qu'ils doivent bien entendu adapter à nos climats, à nos besoins et à nos habitudes culturales.

Les progrès de la culture in vitro ont permis de réaliser des croisements interspécifiques et de créer de la variabilité génétique.