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Les variétés ne sont jamais créées par hasard, mais pour répondre à des besoins précis.
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Introduire de nouvelles espèces
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La sélection est indispensable pour l'acclimatation des espèces non locales. Bien des plantes cultivées aujourd'hui en France sont originaires de pays lointains, aux conditions naturelles très différentes, comme la tomate ou la pomme de terre, le maïs, le tournesol ...
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Lin textile
© C.Watier / GNIS
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L'inscription au catalogue officiel
Toute nouvelle variété n'est pas automatiquement commercialisée. Une fois dénommée, elle doit prouver qu'elle est distincte des variétés existantes (donc nouvelle), homogène (la variété est constituée de plantes identiques) et stable (la variété conservera ses qualités au fur et à mesure des générations). Les variétés agricoles sont en outre soumises au test de VAT : elles doivent apporter un progrès agronomique (A) et/ou technologique (T).
Lorsque la variété a passé ces examens avec succès, elle est inscrite aux catalogues officiels national et communautaire. Plus de 800 nouvelles variétés sont candidates chaque année, mais seules 30 % sont effectivement homologuées.
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Développer la productivité
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Le progrès génétique, en rendant les plantes plus fertiles et plus résistantes, associé à l'évolution des pratiques culturales (traitements, préparation des sols, dose des semis ...), a permis d'augmenter les rendements : en France, celui du blé a plus que triplé en quarante ans.
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Adapter les plantes au milieu
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Des variétés mieux adaptées au froid, à la sécheresse ou à la verse gagnent de nouvelles zones de culture. En France, le maïs poussait uniquement dans le Sud-Ouest jusque dans les années 1950. Il a pu être acclimaté au nord de la Loire, grâce au travail de sélection effectué à partir de populations précoces du haut Languedoc.
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Optimiser la qualité des produits
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Une grande partie des plantes cultivées est transformée avant utilisation. Les produits récoltés doivent être de mieux en mieux adaptés au transport, à la conservation ou à la transformation : de nouvelles variétés de tournesol, plus faciles à décortiquer, évitent par exemple des opérations fastidieuses.
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Qui contrôle la qualité des semences ?
- Le Comité technique permanent de la sélection (CTPS), sous l'égide du ministère de l'Agriculture, examine toute demande d'inscription au Catalogue officiel.
- Le Groupe d'étude et de contrôle des variétés et des semences (GEVES) mène les études et les analyses nécessaires à l'homologation des variétés végétales nouvelles, à la délivrance de Certificats d'obtention végétale et à la certification des semences.
- Le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS) vérifie la qualité des semences produites. Il le fait au travers de son service technique, le SOC, sous contrôle du ministère de l'Agriculture.
- Les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) s'assurent du bon état des semences dans les circuits de distribution.
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