Les collections de plantes, notamment constituées par les semenciers et les horticulteurs, existent depuis longtemps. Mais il faut attendre les années 1960 pour que les États prennent conscience de la nécessité de mettre sur pied de véritables politiques de conservation. À cette époque également, face à l'intensification des cultures et à la réduction du nombre de variétés utilisées, on commence à s'intéresser à la sauvegarde de variétés non directement utiles ou peu intéressantes en termes économiques.
Dans les années 1970, cette mobilisation se concrétise, sur le plan mondial, par la création de plusieurs centres internationaux de conservation des ressources, notamment sous l'égide du CGIAR (Groupe consultatif sur la recherche agricole internationale).


Perdu... retrouvé !

Des guerres ou des conflits peuvent entraîner de lourdes pertes dans le domaine agricole.
Ainsi, le Nicaragua et le Cambodge, à la suite des dramatiques événements dont ils furent victimes l'un et l'autre, perdirent leurs collections de graines locales de maïs et de riz. Des semences avaient heureusement été conservées au Centre international d'amélioration du maïs et du blé, géré par le CGIAR ; les deux pays purent reconstituer leurs rizières et leurs champs dévastés.