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La semence, ou graine, est une "surdouée" de la biodiversité, capable de transmettre, disséminer, multiplier et conserver un patrimoine génétique.
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Parcelle de production de semences hybrides de maïs
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Un rôle de transmission
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Directement issue de la reproduction, la semence est le vecteur du patrimoine d'une plante ou du croisement de deux plantes. Elle le transmet.
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Un rôle de transport
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Les plantes enracinées ne peuvent coloniser de nouveaux espaces ; leurs semences, dispersées par le vent, les oiseaux, permettent le déplacement de leur patrimoine génétique et donc la dissémination de la biodiversité dans la nature. Cette dissémination limite la consanguinité, conséquence de croisements entre individus génétiquement proches, et ainsi la dégénérescence de l'espèce.
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Un rôle de multiplication
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Grâce à la semence, une plante peut se multiplier et donc augmenter ses chances de survie ou de développement.
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Un rôle de conservation
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Par sa physiologie, la graine peut survivre, même lorsque les conditions ne sont pas satisfaisantes. Elle peut ainsi passer l'hiver sans crainte et même attendre plusieurs années avant de germer (jusqu'à dix ans pour une graine de courgette, voire cent ans pour le trèfle !). Cette faculté est utilisée, entre autres, pour mettre en place des banques de conservation partout dans le monde.
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Présentation des tiroirs de rangement des graines d'Arabidopsis thaliana de la collection de l'Unité d'Amélioration des Plantes de Versailles.
© J.Weber / INRA
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Semenciers et agriculture durable
Il n'y a pas de développement durable sans agriculture durable, ni d'agriculture durable sans gestion des ressources. Les semenciers jouent là un rôle clé. Si la première de leurs missions est de contribuer à nourrir le monde à partir des ressources disponibles, ils doivent aussi s'assurer qu'elles ne s'épuiseront pas : ils sont ainsi les premiers conservateurs des ressources génétiques.
Les ressources non renouvelables sont également à préserver ou à remplacer : de nouvelles variétés plus résistantes ou plus économes évitent un recours important à des produits issus de la pétrochimie (produits phytosanitaires, engrais
) ; par ailleurs, certaines plantes, comme le colza, servent à fabriquer un biocarburant
Enfin, le respect de l'environnement fait partie des préoccupations des semenciers : ils travaillent actuellement à l'élaboration de plantes capables d'améliorer la qualité de l'eau, des sols et de l'air. Sait-on que le maïs purifie l'air ?
Un seul hectare de cette espèce produit l'équivalent des besoins en oxygène de 325 personnes !
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