Agrostide stolonifère (Agrostis stolonifera) : Bien que pouvant se reproduire à laide de ses semences, ce sont surtout des fragments de stolons munis d'un bourgeon qui permettent une régénération rapide. Indifférent au pH et au calcaire, il est plus argilophile (sols argilo-sableux ou argilo-calcaire). C'est une espèce employée comme plante à gazon.
Avoine jaunâtre (Trisetum flavescens) : Elle ne se rencontre que dans les prairies bien drainées, à réaction neutre ou alcaline. Peu compétitive par sa faible taille et sa sensibilité à la sécheresse, on la rencontre dans les tapis végétaux peu couverts, en particulier dans les abandons de culture sur sols crayeux, argilo-calcaires. Elle est très prisée des moutons dont le piétinement peut favoriser son installation.
Les Bromes : d'installation facile ils se comportent bien en sols secs mais redoutent le piétinement, surtout en sol humide :
Brome dressé (Bromus erectus) : Ce brome est rencontré sur les terrains calcaires et crayeux, secs et bien ensoleillés. Il caractérise des pelouses maigres et rases réservées aux ovins et caprins.
Brome mou (Bromus hordeaceus) : Brome annuel adapté au climat sec et aux sols neutres, il est souvent présent dans la fourrière des champs. Il s'installe dans les prairies dégradées qui laissent la porte libre à ses germinations. Celles-ci restent toujours superficielles ce qui explique que le labour du sol ne lui permet pas de s'exprimer.
Crételle des prés (Cynosurus cristatus) : Présente dans les prairies fraîches, son abondance signifie que le bilan hydrique est légèrement excessif. D'autres plantes indicatrices comme la renoncule rampante ou renoncule âcre confirment la tendance hygrophile du sol.
Dactyle (Dactylis glomerata)
Bien adapté aux zones séchantes il reste bien vert en été. Il redoute les excès d'eau et s'implante lentement. Il monte très vite au printemps : on a souvent intérêt à réaliser la première exploitation en fauche.
Fétuque élevée (Festuca elatior)
A condition de bénéficier d'un sol profond, elle est capable de résister aussi bien aux fortes sécheresses qu'aux excès d'eau. Elle s'installe lentement mais couvre bien le sol.
Fétuque ovine (Festuca ovina) ou à feuilles tenues (Festuca tenuifolia) :
Fétuque à feuilles d'une extrême finesse et souples, elle se plait dans les terrains acides et secs. Les feuilles desséchées se conservent d'une année à l'autre lui donnant un aspect de touffe très importante.
Fétuque rouge (Festuca rubra) :
Graminée rustique et résistante au piétinement, elle ne craint que la concurrence des graminées «dévorantes» du type chiendent, houlque laineuse, fétuque, faux roseau, qui lui disputent l'espace vital que ses frêles feuilles ont du mal à conserver.
Flouve odorante (Anthoxanthum odorantum) :
Elle se développe en petites touffes espacées, souvent sur des sols grossiers (arènes et sable). L'appareil racinaire dégage une odeur de foin frais qui suffit à la reconnaître.
Gaudinie fragile (Gaudinia fragilis) :
Les sols où elle pousse se révèlent acides ou subacides. La fraîcheur du sol est au moins temporaire, le temps du développement de la plante. Le sol est souvent alluvionnaire, argilo-sableux et la nappe phréatique est près du sol en hiver.
Grande Brize (Briza maxima) :
Elle choisit les sols acides, grossiers, sablo-graveleux. Elle est adaptée aux zones à climat sec.
Houlque laineuse (Holcus lanatus) :
C'est l'une des plus communes graminées prairiales. Productive, elle est moyennement appétente, mais bien consommée quand la plante est jeune et saine. Sa présence traduit une légère tendance à l'humidité stagnante et un mauvais drainage. Ses gaines velues (mal consommées au pâturage car elles versent très tôt) et enflées conservent longtemps la rosée, tandis que sa teinte bleue attire le regard.
Pâturin commun (Poa Trivialis) :
Dans les prés, il se conduit comme une pérenne stolonifère. Bien alimenté en eau l'été, il produit des talles qui partent à l'horizontale mais qui sont incapables de fleurir. Les sortes d'entre-noeuds courts qu'il élabore s'enracinent, repartent et peuvent couvrir d'énormes surfaces. Dans ce cas-là, sa contribution à la biomasse fourragère n'est pas négligeable surtout sur sol frais, dominant le pâturin des prés, celui-ci étant plus efficace dans des conditions estivales plus asséchantes.Dans les prairies intensifiées c'est un des principaux concurrents du Ray-grass anglais.
Pâturin des prés (Poa Pratensis) :
Cette espèce, vivace, émet des stolons souterrains dans toutes les directions à partir de la souche initiale. Sa régénération annuelle contribue à une bonne occupation des sols. Elle se développe dans des zones à climat sec et résiste au piétinement et au surpâturage. Sa production est assez bien répartie dans lannée.
Ray-Grass anglais (Lolium perenne)
Il s'implante très rapidement dans tous les sols, sa valeur fourragère est excellente et il est très apprécié des animaux. Il produit peu en période de sècheresse (mais résiste bien) et craint les fortes chaleurs. Il est particulièrement bien adapté au semis direct.
Vulpin des prés (Alopecurus pratensis) :
C'est une espèce qui se développe dans les prairies de fauche restant humides toute l'année. Sa pousse précoce au printemps permet une mise à l'herbe très tôt mais il est relativement sensible au piétinement.
Il répond très bien à la fertilisation azotée.
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