3 - SEMIS D'ÉTÉ



Dans les zones à climat contrasté, sec en été et très humide en hiver, la réussite du semis de printemps est aléatoire et la diminution de production importante.
Le desherbage en juin-juillet est suivi, si nécessaire, par un désherbage complémentaire, voire un brûlage en août.
On sème à partir de mi-août avec un semoir spécialisé ou après un travail superficiel avec un semoir normal. Cette méthode est bien adaptée aux sols humides à condition que la pluviométrie soit abondante en fin d'été.


La rénovation par semis sans labour

Avantages :

  • ces méthodes permettent de rénover pratiquement toutes les parcelles, en particulier celles inaccessibles aux travaux habituels du sol (terrains trop humides, rocailleux ou très accidentés) ou pour lesquels le labour n'est pas souhaitable
  • elles sont plus rapides et souvent moins coûteuses que le semis après labour
  • la bonne terre reste au-dessus, ainsi que les réserves organiques et les fertilisants ...
  • la structure du sol est préservée et même améliorée par l'activité des lombrics dans le cas du semis de printemps après désherbage à l'automne
  • l'érosion est moindre, et la "portance" est maintenue
  • la période d'interruption de la production est réduite.

Inconvénients :

  • l'utilisation du semoir pour semis direct est coûteuse (investissement important, nécessité d'être en CUMA ou d'avoir recours à une entreprise). Mais ce matériel n'est vraiment indispensable qu'en semis direct de printemps
  • ces méthodes sont inadaptées en cas de sol compacté, ou si la pelisse est importante
  • les semences sont moins facile à cacher, et à tasser (risques en cas de sécheresse) ...