Lorsqu'ils sont possibles, les semis d'automne donnent une production supérieure aux semis de printemps, et cette production est plus précoce de deux à trois semaines avec l'association vesce + avoine.

Dans le midi de la France, le semis d'hiver comporte moins de risques qu'ailleurs ; il est largement recommandé, la récolte ayant lieu fin avril–mai ; dans l'ouest, la récolte s'échelonne de début mai à mi-juin.

En production fourragère :

Les semis d'hiver : à précocité égale, la date de semis à l'automne influe peu sur la date de réalisation du stade floraison au printemps. La durée de la phase semis-floraison est ainsi raccourcie avec un semis tardif. Il est donc préférable de semer le plus tôt possible et d'orienter la date de récolte en choisissant une précocité adaptée. Dans la région parisienne, il est risqué de semer une vesce d'hiver après le 10-15 octobre. Dans les régions où l'hiver est peu rigoureux, on peut semer jusqu'au 15 novembre.

Les semis de printemps : Le semis doit être le plus précoce possible (fin mars début avril), de façon à atténuer les effets d'une éventuelle sécheresse. La production fourragère décroît avec la tardivité du semis.

Par ailleurs, en association, un semis précoce donne l'assurance d'un bon démarrage de la céréale. Dans le midi, l'association peut être semée dès la fin de l'hiver. Par ailleurs, la vesce peut être semée un peu plus tôt que le pois. Enfin, les différences de précocité à la floraison sont plus réduites qu'avec le semis d'hiver.