Le poids de 1 000 grains étant très variable d'une variété à l'autre, le poids de graines à semer peut varier du simple au double. Il convient donc de parler de graines levées /m2, et de tenir compte de la faculté germinative du lot pour calculer la dose à semer.

Une densité trop faible posera des problèmes si la levée subit des pertes (fonte de semis, froid, ravageurs…). La concurrence des adventices sera alors plus forte et le salissement plus important. Une densité trop forte provoque une biomasse excessive qui augmente les risques d'avortement des étages du bas, de verse précoce et de pression de maladies. Elle entraîne aussi un surcoût inutile en semences.

En association avec une céréale, la proportion optimum de vesce se situe à environ 30 à 40 %, de manière à avoir une bonne résistance à la verse de la culture (taux de céréale minimum) et un fourrage de bonne qualité. Cet optimum dépend de plusieurs facteurs qui doivent être pris en considération par l'agriculteur. La céréale peut être semée à une dose relativement constante de 100 à 150 plantes / m2, de façon à assurer son rôle de tuteur.

La précocité de l'espèce : de même qu'en semis de printemps, on peut mettre plus de légumineuse qu'en semis d'hiver, de même la densité d'une variété précoce peut être augmentée puisqu'elle risque moins qu'une variété tardive d'étouffer le tuteur à la floraison. En région parisienne, on peut mettre deux fois moins de vesce que de céréale pour une variété tardive, jusqu'à deux fois plus pour une variété précoce.

Le climat : des températures douces en hiver favorisent le développement de la légumineuse dont le zéro de végétation est de 4 à 5 °C supérieur à celui de la céréale. Dans ce cas, son peuplement peut être réduit. Dans l'Ouest, où la distribution des pluies est favorable, elles peuvent amener l'agriculteur à diminuer la population de légumineuse.