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Le trèfle violet peut produire de 4 à 10 tonnes de matière sèche par hectare, selon le potentiel agronomique des sols et l'exploitation qui en est faite.
Malgré une bonne aptitude à l'ensilage, le trèfle violet demande que l'on maîtrise tous les facteurs techniques concernant aussi bien la réussite de la culture, en particulier du désherbage que la bonne conduite des chantiers d'ensilages, si l'on désire être sûr d'une valeur alimentaire élevée.
Dans l'Ouest, l'ensilage du premier cycle avant le 20 mai est difficile à réussir chaque année. Néanmoins, par temps incertain, un ressuyage même limité de 5 à 8 heures permet d'ensiler à 17 - 19 % MS et d'obtenir un ensilage satisfaisant et bien ingéré (20 à 22 % MS - 0,85 UFL et 115 PDIN - 80 PDIE/kg MS). Une journée de ressuyage en plus améliore la teneur en MS et l'ingestion de cet ensilage sans modifier beaucoup sa valeur nutritive. Cependant les ensilages préfanés, les plus intéressants au plan de leur ingestion, peuvent avoir une valeur nutritive un peu plus faible, surtout si la teneur en MAT est inférieure à 17 % MS. Pour les repousses de fin de printemps ou d'été, il est moins risqué de décider d'une coupe au stade "fin bourgeonnement" que l'on pourra soit ressuyer soit préfaner avec plus de sécurité.
Les pertes à la conservation dans le cas de l'ensilage ont 3 origines : les jus, les gaz et les inconsommables. Elles sont comparables à celles obtenues avec des ensilages d'herbe. Le cumul varie de 10 % à 40 % et plus dans les conditions les plus mauvaises. Elles portent malheureusement sur le meilleur du fourrage : sucres et matières azotées. Pour les réduire il est donc essentiel de respecter les règles suivantes :
- éviter tout apport de terre au cours des différentes opérations,
- effectuer de préférence un ressuyage et hacher finement le fourrage,
- réaliser le chantier, tasser et fermer le silo rapidement,
- assurer une fermeture hermétique de la bâche et la charger régulièrement.
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