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Le pâturage est une solution parfaitement valable pour exploiter cette légumineuse, de préférence en association avec une graminée pour limiter les risques de météorisation. Mais, comme la luzerne, le trèfle violet ne démarre pas rapidement au printemps et il faut lui laisser le temps d'atteindre le stade fin bourgeonnement pour l'exploiter. Ainsi, on obtient une meilleure richesse en sucres et en fibres de la plante et l'on préserve sa pérennité. Une exploitation en fauche est d'ailleurs préférable pour le premier cycle.
Distribution en vert : cette technique, qui consiste à apporter à l'auge la ration journalière des animaux, comporte moins de risque que le pâturage car les quantités distribuées peuvent être facilement contrôlées.
En outre, après une récolte mécanique, les plantes sont broyées et les animaux ne peuvent plus choisir les feuilles les plus tendres au détriment des tiges plus cellulosiques ; ce qui limite les risques de météorisation. Toutefois, cette technique d'exploitation est coûteuse en matériel et main-d'oeuvre. Il faut noter que le trèfle violet repousse plus vite et dure plus longtemps s'il est fauché que s'il est pâturé. Par contre, le trèfle supporte mal l'écrasement par des roues de remorques trop lourdes.
Le foin : autrefois, le trèfle violet était cultivé pour faire du foin. Cet aliment complétait à merveille une ration de betteraves fourragères pour l'alimentation hivernale des bovins : équilibre entre aliment aqueux et aliment fibreux, équilibre entre énergie et matière azotée.
- Semer de préférence des variétés diploïdes : elles sont moins riches en eau et fanent plus vite,
- utiliser une faucheuse conditionneuse à rouleaux caoutchouc : ils écrasent les tiges sans brutaliser les feuilles,
- ne travailler le foin que lorsqu'il est bien vert,
faire des andains soufflés afin de ne pas avoir à y toucher lorsqu'ils sont presque secs (les feuilles se détachent très facilement).
Maintenant que les techniques d'ensilage sont au point, il ne faut réaliser de fanage qu'à partir de la 2ème coupe quand les rendements sont moins élevés. Le séchage au sol est alors plus rapide.
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