Tout comme la MAT (Matière Azotée Totale), les PDIE, souvent facteurs limitants dans l'équilibre de la ration des vaches laitières, voient leur teneur diminuer avec l'avancée des stades.

L'énergie des graminées suivant une courbe similaire, le meilleur équilibre entre valeur en protéines, richesse en énergie et rendement matière sèche est atteint pour le stade début épiaison.

La digestibilité des prairies ne cesse de diminuer au cours du cycle de végétation : elle est maximum début avril et chute très rapidement pour atteindre en moyenne une valeur de DMO de 50 %. Plus les espèces sont précoces, plus ce phénomène est rapide. La présence de dicotylédones ralentit la chute de la digestibilité avec l'âge. Par ailleurs, la structure du couvert végétal intervient sur l'évolution de la digestibilité. On observe une accélération de la chute de la digestibilité en fin de cycle en présence de touffes par rapport aux couverts végétaux réguliers en tapis. Cette dégradation de la digestibilité est due à l'augmentation de la proportion d'épis et à la plus forte densité du couvert occasionnant une compétition plus importante pour la lumière et favorisant la sénescence des générations des premières feuilles.

Les protéines végétales crues sont fortement dégradables. De ce fait l'autonomie protéique passe par la gestion des fourrages consommés et en premier par un accroissement de la part du pâturage. Les fourrages consommés sont alors plus jeunes donc plus riches en azote.