Le souci désormais prévalant de réduire les intrants et de préserver l'environnement nécessite de réviser les recommandations en matière de fertilisation azotée des prairies tout en surveillant les conséquences sur les performances des animaux et sur les restitutions d'azote dans les déjections.

Au pâturage, les quantités ingérées dépendent des quantités d'herbe offertes et de la biomasse de feuilles vertes accessibles aux animaux par hectare.
La réduction de fertilisation azotée des prairies ne change pas les conditions d'utilisation de l'herbe produite (âge des repousses, hauteur sortie) et les performances individuelles sont maintenues si les animaux sont capables de satisfaire leurs besoins en énergie et en azote grâce à un élargissement des surfaces offertes en rapport avec la quantité et la qualité de l'herbe produite. A chaque niveau de fertilisation azotée correspond ainsi un niveau de chargement qui permet de valoriser l'herbe produite en plus ou en moins sans altérer les performances individuelles.

A l'échelle de la parcelle, les conséquences les plus importantes et systématiques de la fertilisation azotée concernent le nombre de jours de pâturage réalisé par hectare et la productivité laitière de la prairie : la réduction de la fertilisation azotée entraîne inévitablement une baisse du chargement et nécessite donc un accroissement de la surface en herbe disponible.