Le pois est très sensible à la compaction des sols et au manque d'aération des racines et nodosités. La décompaction du sol peut ainsi présenter un intérêt dans certains cas. Un profil cultural réalisé à la bêche est le meilleur outil d'aide à la décision. Une reprise de printemps doit être envisagée sur 5 à 10 cm en situation mal nivelée ou sur sol « refermé ».
Les interventions de printemps sont à réaliser en un minimum de passages afin de limiter leur impact sur la structure du sol.
En sol argilo-calcaire superficiel, le labour a tendance à remonter des cailloux en surface, ce qui est particulièrement gênant en culture de pois.
Le non-labour est également possible en culture de printemps à condition de respecter certaines conditions :
- intervenir sur sol ressuyé,
- bien gérer les résidus de culture du précédent,
- ne pas négliger l'intérêt du déchaumage en interculture,
- implanter sur une parcelle propre.

Les résidus de récolte du précédent posent le plus de problèmes lorsqu'il s'agit d'une céréale. L'interculture est cependant suffisamment longue pour permettre une bonne décomposition des pailles. Celles-ci doivent être broyées à la récolte et bien réparties. Deux déchaumages superficiels permettent de les enfouir et favorisent leur dégradation en les mettant en contact avec le sol. Ces façons culturales permettent par ailleurs de détruire de nombreuses graines de vulpin, brome…. (faux semis).

Le ressuyage des terres est un point à surveiller de près, plus particulièrement en non-labour pour cause de ressuyage plus lent.
Les situations à mauvaise capacité de ressuyage du sol sont les moins favorables au semis sans labour.