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La luzerne est présente en Champagne-Ardenne et déborde sur les zones d'élevage du sud-est parisien. On la retrouve ensuite dans toutes les régions d'élevage de la moitié sud de la France (Poitou-Charentes, Coteaux secs du Sud-Ouest, Massif Central, sud de Rhône-Alpes).
En Champagne, la luzerne est largement prédominante du fait de son statut de culture industrielle destinée à la déshydratation. Dans les Charentes et les Deux-Sèvres, elle représente encore 85 % des prairies artificielles, sans compter les mélanges de légumineuses (10 %) comportant vraisemblablement de la luzerne. Sa présence est liée à l'élevage caprin, fortement concentré en Poitou-Charentes, utilisateur traditionnel de la luzerne en particulier sous forme de foin.
En Midi-Pyrénées, la luzerne reste prédominante mais sa part dans les prairies artificielles est moindre (70 %), le trèfle violet étant par contre plus développé (13 %) ainsi que les autres légumineuses en culture pure (6 %).
La répartition est du même ordre dans le Sud-Est avec une proportion de trèfle violet inférieure et une production traditionnelle de sainfoin dans les Alpes de Haute Provence. Le Sud-Est conserve ses légumineuses en raison de la présence d'utilisateurs traditionnels que sont les ovins et les caprins. Il existe une certaine complémentarité entre les superficies en fourrages annuels et celles en prairies artificielles. Dans les zones de plaine, l'ensemble "fourrages annuels + prairies artificielles" représente toujours un minimum de 20 % de la SFP. Ces deux types de cultures permettent l'accumulation de réserves hivernales de qualité pour les troupeaux. Ces superficies sont particulièrement importantes en Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes.
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