Vaches laitières :
Le lupin peut complémenter en azote l'ensilage de maïs et être utilisé comme concentré de production associé à du blé. L'apport peut atteindre sans problème jusqu'à 5 à 6 kg par jour et par vache.

Des suivis d'élevages laitiers et des essais en stations ont permis de vérifier que la valeur nutritive proposée assure bien les besoins des animaux : le pic de production et la persistance sont maintenus, comparativement à des concentrés classiques. Concernant les taux, les résultats d'essais indiquent une tendance à l'accroissement du taux butyreux et à la réduction du taux protéique, par rapport au concentré à base de tourteau de soja.

Pour les vaches laitières, le lupin peut être consommé sous forme entière ; mais pour assurer une valorisation satisfaisante, il est recommandé de le broyer grossièrement ou de l'aplatir.

Jeunes bovins engraissés :
La valeur énergétique de la graine de lupin correspond bien aux besoins pour l'engraissement. Sa valeur azotée est adaptée à la complémentation de l'ensilage de maïs destiné aux jeunes bovins : le lupin peut remplacer le tourteau de soja.

La quantité distribuée varie de 1,2 kg à 2 kg par jour selon le type d'animal - broutard ou laitier – et son poids vif.

Le lupin est bien accepté : aucun trouble digestif ni ennui sanitaire n'ont été observés. La forme, que ce soit entière ou broyée, ne modifie ni le comportement alimentaire des animaux, ni leurs performances de croissance.