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Des variétés moins exigeantes en fongicides
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Les premières variétés sélectionnées il y a 20 ans sur les critères de résistances aux maladies présentaient un défaut majeur ; en l'absence de maladie, leur rendement était moins bon que celui d'une variété classique. Les agriculteurs ont alors préféré cultiver des variétés à fort potentiel de rendement et les traiter, à l'aide de fongicides, contre les principaux parasites. Mais aujourd'hui, grâce aux travaux de recherche de l'INRA et des sélectionneurs de céréales, les variétés tolérantes sont également dotées de forts potentiels de rendement. En gratifiant les variétés tolérantes aux maladies d'un bonus pour l'inscription au catalogue officiel, le CTPS a largement contribué à ce progrès.
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Les maladies les plus préjudiciables sont des maladies d'origine fongique (champignon) ou virale. Les maladies issues de champignons sont combattues à l'aide de produits fongicides. Il s'agit essentiellement du piétin-verse, des rouilles (brune et jaune) de l'oïdium, des septorioses, et des fusarioses.
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Dans les années 90, les dépenses des agriculteurs en traitements fongicides représentaient jusqu'à 305 euros par hectare et le total des charges opérationnelles atteignait en moyenne 460 euros par hectare. Mais avec la baisse du prix du blé, ces investissements en terme d'intrants ont du beaucoup diminuer. L'augmentation du nombre de variétés comportant un bon niveau de tolérance aux maladies a parfois apporté une alternative aux fongicides. Il existe aujourd'hui un bon choix de variétés résistantes au piétin-verse et la tolérance vis-à-vis des rouilles et de l'oïdium s'améliore. Les variétés cultivées aujourd'hui présentent un bon niveau de tolérance à la septoriose Septoria nodorum. Certaines variétés sont résistantes à des maladies virales telles que la mosaïque de l'orge et du blé.
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Moins de régulateurs de croissance dans l'avenir ?
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En blé tendre, les progrès réalisés en matière de résistance à la verse ont été spectaculaires grâce à l'introgression de gènes de nanisme dans de nombreuses variétés.
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Mais les sélectionneurs poursuivent leurs efforts dans ce domaine car la majorité des variétés, associées à des conduites culturales classiques (semis précoce et quantités d'azote non limitantes), ne permettent pas de faire l'impasse sur les traitements régulateurs de croissance. Pourtant, ces derniers, déjà interdits dans certains pays comme l'Autriche, pourraient être amenés à disparaître à moyen terme.
Cette préoccupation est d'autant plus importante en orge car même si certaines variétés d'orge de printemps ont un gène de nanisme, l'espèce reste en majorité assez sensible à la verse.
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La valorisation de l'azote
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En blé tendre, on dit qu'il faut 3 unités d'azote pour produire un quintal de grain. En fait, il s'agit là d'une moyenne qui fluctue selon les variétés de 3,2 à 2,7 unités d'azote. Mais souvent les variétés les moins gourmandes en azote ont un potentiel de rendement inférieur. Des études réalisées par la société Florimond Desprez et l'ITCF ont montré qu'il existait des différences variétales en matière de valorisation de l'azote. Certaines variétés pour un rendement de 80 quintaux/hectare consommeront 30 unités de moins que les autres. La performance de ces variétés en matière de valorisation de l'azote s'expliquerait par un bon enracinement capable de puiser d'avantage d'azote dans le sol ou par un transfert plus efficace des assimilas des parties aériennes vers les grains.
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Le CTPS distingue les variétés les plus rustiques
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Au cours de l'examen des variétés, le CTPS met en place 15 à 20 essais, réalisés pour moitié avec des traitements phytosanitaires et pour moitié sans traitement.
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Les variétés candidates sont comparées à quatre variétés témoins choisies parmi les variétés les plus cultivées. Le critère de base est le rendement de la variété candidate dans les essais (traités et non traités), exprimé en pourcentage du rendement des variétés témoins dans les mêmes essais. Ce pourcentage est ensuite modifié par des bonus ou des malus (allant de 1 à 2 %) issus de l'observation précise de nombreux critères comme la résistance à la verse et la résistance aux maladies (rouille jaune, rouille brune, rouille noire, piétin-verse, oïdium, septoriose, fusariose).
A ces bonus ou malus spécifiques s'ajoute une autre source de bonification. Lorsque l'écart de rendement observé entre les essais traités et non traités est faible par rapport à l'écart moyen constaté pour l'ensemble des variétés de l'essai, la variété reçoit un bonus supplémentaire de 1 à 2 %. Au contraire les variétés révélant de trop grandes différences de rendement en l'absence de traitement sont pénalisées (de 1 à 2 %).
En donnant ainsi une prime aux variétés résistantes, le CTPS encourage la sélection de variétés robustes.
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