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Des progrès énormes
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Jusqu'à la fin du XIXe, la sélection repose sur le choix de populations les plus performantes possibles ; c'est la sélection massale pratiquée depuis les débuts de l'agriculture. En 1883, Henri de Vilmorin pratique un premier croisement entre une lignée anglaise et un blé aquitain. Il donne ainsi naissance à la première variété française. Le premier catalogue des variétés arrive en 1932 et le CTPS (Comité Technique Permanent de la Sélection des plantes cultivées) est créé 10 ans plus tard. Une période de progrès génétique ininterrompue s'amorce alors.
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Avec les mutations que connaît l'agriculture aujourd'hui, la notion d'agriculture durable se développe et la course au rendement semble moins au centre des préoccupations. Pourtant, l'amélioration du rendement, indispensable pour l'agriculteur, reste un objectif constant du sélectionneur et les nouvelles variétés ne cessent de progresser en la matière.
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En orge d'hiver, le rendement a atteint 62 à 67 quintaux/ha pour 2001 en France alors qu'il n'était que de 45 à 49 quintaux par hectare en 1981.
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Pour être inscrites, les nouvelles variétés fourragères doivent, suivant leur calibre et leur teneur en protéines, atteindre 104 à 107 % des témoins, ce qui contribue à augmenter progressivement le rendement de la culture.
En Triticale, la sélection est récente puisque la première variété a été inscrite en 1983. Le rendement a augmenté de 20 à 30 % et l'espèce atteint aujourd'hui 49 à 53 quintaux par hectare : un résultat honorable pour cette espèce traditionnellement cultivée dans des petites terres de montagne et, plus récemment, dans les zones d'élevage de l'Ouest. Les nouvelles variétés sont inscrites au CTPS avec des rendements allant de 108 à 110 % des témoins.
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Même en blé tendre, les limites ne sont pas encore atteintes
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Le potentiel de rendement du blé a été estimé à au moins 150 quintaux/ha au travers d'essais réalisés en conditions non limitantes. Certains de ces essais ont révélé des rendements de 150 quintaux/ha en Ecosse, 130 quintaux à la station ITCF des Côtes d'Armor et 120 quintaux/ha sur 5 hectares en plaine de Caen. D'année en année, les sélectionneurs améliorent les variétés afin que leurs performances se rapprochent du potentiel optimal.
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Les promesses des hybrides
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En blé, le phénomène d'hétérosis, (défini par la supériorité d'un hybride par rapport à ses deux parents) est bien réel. Les variétés hybrides révèlent en effet un rendement supérieur de 3 à 8 % par rapport aux lignées de la même génération. Ce bénéfice en terme de rendement n'affecte pas la qualité technologique de la production.
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Pour les orges hybrides, le phénomène d'hétérosis semble encore supérieur en terme de rendement. Mais cette stratégie est mieux adaptée aux orges fourragères car pour les variétés brassicoles, la germination de la F2 engendre une hétérogénéité en terme de qualité. C'est pourquoi, les professionnels de la malterie préfèrent éviter ce type variétal.
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Le CTPS : un vecteur de progrès
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Le règlement technique de la section "céréales" est élaboré en consensus avec les pouvoirs publics, les obtenteurs, les agriculteurs et les utilisateurs. Il définit les conditions auxquelles doivent satisfaire les variétés pour être inscrites au catalogue et contribue ainsi à orienter les travaux de sélection.
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Les règles du CTPS sont très strictes : les variétés prétendantes à l'inscription doivent au moins présenter un rendement équivalent à celui des variétés leader du moment (100 % des témoins).
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Seules les variétés dotées de forts atouts technologiques ou résistantes à des maladies préjudiciables, peuvent être inscrites avec des rendements moindres. En fait, les sélectionneurs poursuivent leurs efforts en terme de productivité et de nombreuses variétés hautement qualitatives ou à fort niveau de tolérance aux maladies sont également très productives.
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