A côté de la qualité technologique ou organoleptique, les différentes crises alimentaires ont incité les sélectionneurs à s'intéresser aux éventuels liens pouvant exister entre la semence et la sécurité alimentaire.

Les experts du monde agricole sont en effet très sensibilisés à la sécurité alimentaire et surveillent les éventuels polluants susceptibles de se retrouver dans les productions. Parmi eux, les mycotoxines sont des toxines naturelles de champignons pouvant être présentes dans les plantes infectées par la fusariose notamment. La lutte contre les maladies, qui a toujours été un axe de sélection important, ne préserve pas uniquement le rendement. Elle contribue également à la sûreté des matières premières à l'origine de l'alimentation.


En blé dur, la recherche de variétés résistantes à la fusariose est un objectif important et complexe.
Cette résistance dépend d'associations de nombreux gènes mineurs, difficiles à obtenir dans une même variété.


Par ailleurs, l'apparition de la maladie est très dépendante de l'année. La résistance à la fusariose est un des critères pris en compte par le CTPS et les variétés résistantes reçoivent une bonification. Il existe essentiellement deux stratégies différentes pour trouver des sources de résistance au fusarium à intégrer dans des variétés de blé dur : la recherche de variabilité génétique et la transgénèse (mais actuellement, seule la recherche de variabilité génétique est utilisée).

Cette stratégie vise à utiliser d'éventuelles sources de résistance issues du blé tendre et notamment de blés chinois. Il faut pour cela explorer la variabilité disponible au sein des Triticum turgidum (sous-espèces comprenant le blé dur, son ancêtre et d'autres formes domestiquées).