Les techniques de transfert de gènes sont également très prometteuses pour lutter contre certaines maladies. Autre avantage de cette technique, une protection multi-espèces. En effet, une fois le gène de résistance d'origine fongique identifié, il peut être utilisé pour toutes les espèces affectées par la maladie. Rappelons que la fusariose affecte le blé tendre, le blé dur, l'orge et le maïs.


La résistance à la fusariose est particulièrement difficile à obtenir. Le transfert, dans une variété cultivée, d'un gène de plante ou de micro-organisme connu pour être néfaste au Fusarium peut être une stratégie employée pour la création de variétés résistantes.


Pour lutter contre les maladies virales, certains travaux de recherche ont réussi à induire une résistance avec des gènes dérivés du virus. Mais il faudra aussi se préoccuper de la durabilité des résistances, car ce n'est pas parce qu'un gène est d'origine étrangère qu'il ne pourra pas être contourné par l'agent pathogène ...

Il serait par ailleurs avantageux d'associer la transformation génétique à la création de variétés hybrides. Les gènes d'intérêt transférés semblent en effet mieux valorisés au travers de ce type variétal.

Le transfert de gène est donc un outil potentiellement précieux permettant aux variétés d'être plus productives, plus saines car dépourvues de mycotoxines, et respectueuses de l'environnement car moins gourmandes en traitements.