Comparaison du rendement de variétés groupées par périodes d'inscription et cultivées en milieu peu fertile (rendement moyen des essais 60 q/ha)
D'après un essai AGPM - INRA (Derieux et col. 1986)


Les nouvelles variétés ne sont ni sophistiquées, ni fragiles
En améliorant le rendement, les sélectionneurs ont également amélioré la rusticité des variétés. Une étude a été réalisée durant 4 ans dans différents lieux à potentiels très variés par l'AGPM et l'INRA. Dans cette expérimentation, on a comparé des variétés qui dataient des années 50, 60, 70 et 80 en les plaçant dans les conditions de culture de 1985.


En milieu peu fertile (avec un faible apport de fertilisants et sans irrigation), les variétés récentes donnent des rendements supérieurs aux variétés plus anciennes. La sélection a permis d'améliorer la rusticité des variétés.



La possibilité de supprimer les traitements contre la pyrale et d'utiliser des herbicides totaux

Résistant aux maladies, le maïs demande peu d'interventions phytosanitaires. Toutefois dans certaines régions, la pyrale cause de sérieux dégâts et impose des traitements coûteux. L'introduction d'un gène "résistant" à la pyrale par biotechnologie apporte une solution très intéressante à ce problème. Le gène fabriquant la protéine qui permet un contrôle biologique des insectes parasites peut être introduit dans une plante de maïs. Ainsi, lorsque la larve de pyrale attaque les tissus de la plante, la larve de l'insecte ravageur est aussitôt intoxiquée et meurt. Grâce à l'apport des biotechnologies, les dégâts de pyrale ont de fortes chances de diminuer.

Par ailleurs, la sélection de maïs résistant aux herbicides totaux a été réalisée. Ces nouvelles variétés présenteront un double avantage : d'une part, une meilleure efficacité du désherbage et une plus grande facilité d'utilisation et, d'autre part, un meilleur respect de l'environnement par l'utilisation d'herbicides qui se dégradent très rapidement en éléments non toxiques.

Ces techniques sont actuellement disponibles pour les agriculteurs mais ne sont pas utilisées en France en raison du débat actuel sur les OGM.