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Les premières pelouses étaient directement issues des prairies, ainsi les romains, pour agrémenter leurs jardins de quelques surfaces en herbe, prélevaient-ils directement des plaques d'herbe sur les pâtures. Au moyen-âge, les jardins composés de parcelles potagères, florales, aromatiques, médicinales et fruitières étaient traversés d'allées herbeuses, imitations des prairies naturelles formées d'herbe et de fleurs sauvages.
Historiquement, les jeux et les grandes réjouissances de plein air se déroulaient sur des prairies tondues par le pacage des animaux. Au fil du temps, avec le développement de ces surfaces, leur spécialisation et les entretiens appropriés (semis, tonte manuelle et mécanique...) ces prairies ont complètement changé de vocation et sont devenues des gazons.
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Les graminées ont une aptitude naturelle à former des populations étendues et denses. Le tallage, phénomène spécifique aux graminées, entraîne la densification du tapis végétal par la création de touffes serrées. Par ailleurs, les graminées supportent les coupes rases et fréquentes contrairement à la plupart des dicotylédones, et sont capables de pousser dans des conditions de climats et de milieux très différentes.
C'est ainsi que les grandes étendues d'herbe existent partout où de grands herbivores pâturent, favorisant les graminées au détriment des autres plantes et des ligneux. Ces qualités ont naturellement amené les hommes à les utiliser pour couvrir les aires de détente des jardins ou les surfaces destinées aux jeux.
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