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L'évolution de la faune comme de la flore s'est faite au cours de millions d'années et les modifications de l'équilibre écologique se sont réalisées très progressivement. L'homme a participé à cette évolution en créant, par des méthodes génétiques traditionnelles, des variétés nouvelles plus intéressantes que celles dont il disposait précédemment. Ainsi il a pu créer des variétés de tournesol à haute teneur en acide oléique, du colza sans acide érucique. Par applications de techniques nouvelles de transgénèse qui, par modification de patrimoines génétiques, permettent de créer des variétés nouvelles, absentes jusqu'alors de notre environnement, les chercheurs ont pu aller plus loin dans les résultats obtenus, pour un meilleur bien-être des consommateurs, avec des variétés plus riches en huiles, des teneurs modifiées en acide laurique, stéarique, oléique, en acides gras poly-insaturés, ...
Mais par de telles recherches, ne risque-t-on pas de conduire à des perturbations indésirables de notre environnement biologique, ou à des utilisations inacceptables des nouvelles techniques que nous ne saurons plus maîtriser ! Voilà un problème de responsabilité qui doit conduire à la prudence.
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"La biotechnologie suscite à la fois l'espoir, pour son potentiel de production de nouvelles substances thérapeutiques, et la peur, pour les effets négatifs possibles des organismes génétiquement modifiés sur la santé et l'environnement."
Dominique Voynet, Ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement
Convention sur la diversité biologique - Montpellier - 11-15 décembre 2000.
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Et pourtant, si l'humanité a évolué vers la civilisation moderne, c'est bien par introduction de nouvelles technologies au cours des siècles. Ce n'est donc pas la technologie en elle-même, mais la façon de l'utiliser qui peut poser problème et exige une réglementation adaptée comme par exemple un système de biovigilance comme pour la mise sur le marché d'un nouveau médicament.
Aussi de nombreux responsables considérent qu'il vaut mieux contrôler l'emploi que l'on fait de la technologie que feindre d'en ignorer l'existence, ou, à l'inverse, en interdire des applications qui constituent une avancée bénéfique pour le bien-être de l'humanité.
Une réglementation internationale, accompagnée d'un contrôle strict de son application, doit donc en établir des limites précises, rediscutées régulièrement en fonction de l'évolution des techniques, afin de rendre impossible tout détournement non souhaitable.
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