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Le bois est constitué essentiellement de cellulose et de lignine. La cellulose est la base de la fabrication de la pâte à papier. La lignine est la substance responsable des qualités du bois : imperméabilité et inextensibilité ; elle doit être éliminée lors de la fabrication du papier. C'est alors un déchet. Le traitement actuel de la délignification, à base de chlore, consomme une très grande quantité d'eau. Il est extrêmement polluant pour l'environnement. Il s'agit, par exemple, de la première cause de pollution des riviéres en Scandinavie.
Les sélectionneurs ont recherché depuis plusieurs dizaines d'années des arbres moins lignifiés, mais sans grand résultat.
L'objectif actuel est de modifier la structure ou de diminuer la teneur en lignine de peupliers et d'eucalyptus afin de faciliter le blanchiment de la pâte à papier et donc de réduire l'impact du procédé (traitement industriel) sur l'environnement.
Des gènes qui contrôlent les teneurs relatives du bois en fibres et donc en lignine ont été découverts. Des arbres à faible teneur en lignine devraient être exploités vers 2010.
On peut donc chercher à modifier qualitativement la composition du bois en lignine, en activant ou en inhibant l'expression de l'un de ces gènes, pour produire des lignines ayant une structure adaptée à chacune des filières d'utilisation de la biomasse. Des limites sont toutefois apparues. En effet une chute trop importante de la teneur en lignine peut entraîner des modifications morphologiques incompatibles avec un développement normal de l'arbre. Par contre la lignine ayant un pouvoir calorifique très important, il devrait être possible d'accroître la teneur en lignine des essences servant de combustibles.
Il reste encore :
- à maîtriser les techniques de transformation génétiques chez plusieurs espèces d'arbres économiquement importants, autres que les peupliers ;
- à vérifier sur le long terme la stabilité de l'expression et le maintien des qualités recherchées ;
- à évaluer dans quelle mesure les modifications obtenues ont des répercussions sur le développement et les capacités d'adaptation des arbres.
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