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Histoire des carburants
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- 1895 : Rudolf Diesel dépose un brevet pour un moteur alimenté par un combustible liquide.
- 1900 : Lors de l'exposition universelle de Paris, Rudolf Diesel présente son moteur qui fonctionne avec de l'huile d'arachide.
- Les dérivés du pétrole, moins coûteux et disponibles en grandes quantités, remplacent rapidement les huiles végétales comme carburants.
- Fin du 20e siécle, l'usage non alimentaire des huiles végétales correspond seulement à environ 15 % des sources énergétiques, essentiellement pour la production de biocarburants.
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Dérivés du pétrole et biocarburants
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Les dérivés du pétrole sont des carbones d'origine fossile. Il s'agit donc d'une énergie non renouvelable, dont les réserves diminueront rapidement au cours du 21e siécle.
Un biocarburant comme le diester est produit aujourd'hui à partir d'huile de colza ou de tournesol. Il présente diverses propriétés : forte biodégradabilité, faible toxicité, plus faibles émissions de dioxyde de carbone, de monoxyde de carbone et de dioxyde de soufre.
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Le diester, pour rouler "propre".
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Quel est l'intérêt, à terme, des biocarburants ?
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Ce biocarburant est utilisé de diverses façons :
- en France, en mélange jusqu'à 5 % avec du gazole ; - en Autriche et au Royaume-Uni, comme additif au gazole pour les bateaux ; - dans divers pays de l'Union Européenne, comme seule source d'énergie ; - à des teneurs de 30 % (optimales au plan environnemental) pour certaines compagnies d'autobus urbains (exemples : Nice, Chartres, ...).
Cependant le développement à grande échelle du diester est limité par son coût de production plus élevé que le gazole (Hors Taxes). Il demanderait de cultiver de très vastes surfaces en colza ou tournesol.
De plus, le diester a une viscosité supérieure à celle du gazole, et un indice d'octane, c'est-à-dire un pouvoir antidétonant, plus faible.
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Comment améliorer le biocarburant ?
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a) acides gras dominants dans le colza classique
b) acides gras pouvant être augmentés dans un colza transgénique
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La viscosité et l'indice d'octane du diester dépendent de sa richesse en acides gras ayant un nombre d'atomes de carbone égal ou supérieur à 18, et du nombre de doubles liaisons.
De nouvelles variétés de colza ont été obtenues par transgénèse. Elles fournissent des huiles comportant jusqu'à 60 % d'acides gras à 12 carbones (C12), ou un mélange d'acides gras à 8 et 10 carbones, dépourvus de doubles liaisons, ce qui permet de diminuer la viscosité du diester.
Le biocarburant obtenu a un degré d'octane voisin de celui du gazole et présente un pouvoir lubrifiant, donc anti-usure du moteur, amélioré.
Actuellement les huiles représentent seulement 43 % de la masse des graines de colza. Des recherches sont menées pour accroître ce rendement. Le gène qui code l'enzyme intervenant dans la dernière synthèse de l'huile a été isolé. Des copies supplémentaires de ce gène ont été introduites dans du colza. Certaines graines ont ainsi produit une quantité d'huile correspondant à plus de 75 % de leur masse.
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Envisager les différentes raisons pour lesquelles l'homme recherche un substitut du gazole.
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