Les directions actuelles des recherches


Les recherches actuelles concernent la création de plantes cultivables dans les meilleures conditions de protection de l'environnement. Pour cela, elles doivent permettre une moindre utilisation de produits phytosanitaires. Les plantes doivent donc être résistantes aux parasites. La sélection classique entre plantes d'une même espèce reste limitée par rapport à la transgénèse, qui permet, après l'isolement de gènes intéressants chez des plantes diverses, leur introduction dans le génome des lignées, souvent d'autres espèces, que le chercheur souhaite améliorer.



Des questions en attente


Plusieurs types de risques potentiels ont été cités ou démontrès après utilisation d'un aliment nouveau obtenu à partir d'une plante transgénique :

- risques de toxicité de certaines protéines nouvellement synthétisées et de certaines molécules issues du métabolisme de la nouvelle protéine synthétisée, par la plante receveuse du transgène ;
- risques d'effets secondaires, sur le comportement de la cellule receveuse, ou par accumulation du produit synthétisé non métabolisé par la cellule receveuse ;
- risque d'apparition de protéines allergisantes pour l'organisme qui absorbe l'aliment ainsi transformé ;
- risque nutritionnel, par modification de l'équilibre des macro et micro nutriments de l'aliment, et/ou de leur disponibilité ;
- risque d'apparition de plantes résistantes aux herbicides ;
- risque d'apparition d'insectes résistants aux toxines insecticides ;
- risque de dissémination de gènes ;
- risque pour la biodiversité.

Aussi l'Europe applique-t-elle systématiquement le principe de précaution avant toute autorisation de mise sur le marché d'un produit nouveau (voir chapitre "Réglementation et éthique").

L'autorisation de mise sur le marché n'intervient que lorsque ces risques sont considérés nuls ou minimes par des experts scientifiques. Un suivi attentif en cours de culture et commercialisation des produits (biovigilance) permet de déceler toute apparition ou augmentation de risque qui conduirait à une suspension de commercialisation.



Les directions de recherche dans l'avenir


En 1997, la commercialisation de 34 variétés transgéniques était autorisée dans le monde. Outre les tolérances et résistances recherchées, les chercheurs ont tenté de favoriser l'adaptation aux différentes zones de culture et aux demandes des acheteurs.

Les recherches prévues pour les décennies prochaines visent à approfondir les travaux pour obtenir des aliments améliorés en vue d'une bonne prévention, ou du traitement de maladies devenues des fléaux des pays développés (maladies cardio-vasculaires, maladies du tube digestif ...). Cette orientation est celle d'une intégration toujours plus grande des préoccupations d'alimentation et de santé.



Tableau des résultats prévus dans les quinze prochaines années