L'amélioration de la production

La contribution de la sélection a été primordiale pour améliorer et sécuriser le rendement du colza et maintenir son attrait pour les agriculteurs

Le potentiel de rendement a progressé de 2,5 % par an en dix ans.
Or, la sélection de cette espèce est relativement récente et sa diversité génétique laisse entrevoir des gains encore importants.
Une des voies est l'obtention de variétés hybrides. Le premier hybride a été inscrit en France en 1999. Plusieurs systèmes de stérilité mâle (Polima, NPZ, Ogu-INRA, PGS), permettant de contrôler parfaitement la fécondation pendant la réalisation de variétés ont été mis au point. Le système Ogu-INRA est certainement celui qui est le plus utilisé en France et dans le monde. Il est à l'origine de la création de nombreuses variétés de type association variétale (Synergy) ou hybride restauré (Lutin).

Le travail d'amélioration des lignées pures continue en parallèle, sur des critères agronomiques comme la résistance aux parasites et aux stress.

La longueur du cycle du colza expose cette culture aux stress climatiques, aux maladies et ravageurs.

Des variétés résistantes à la nécrose du collet ont été obtenues par sélection généalogique dès 1971. Actuellement, la maladie du pied noir des crucifères, causée par le champignon Phoma lingam, est un grave problème. La sélection de variétés présentant une résistance durable à cet agresseur est une priorité.

La transgenèse pourrait ouvrir de nouvelles pistes dans la lutte contre les altises, les charançons et d'autres coléoptères ou diptères ravageurs.

Les électionneurs travaillent également sur l'architecture de la plante. Le colza atteint couramment 1,60 m à la floraison. Par croisement avec des variétés naines de 80 cm, l'INRA a obtenu des colzas ne mesurant que 1,20 m, plus faciles à récolter et moins sensibles à la verse.