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Le colza améliore le rendement du blé qui le suit par rapport à un blé de blé. L'effet précédent du colza sur le blé qui suit par rapport à un blé de blé, qu'il s'agisse de blé tendre ou de blé dur, est de 12 % en moyenne dans les essais menés par Arvalis et l'INRA sur de longues durées de 1970 à 1990. Cet effet précédent est lié à une baisse du rendement en situation de monoculture, due à l'augmentation du parasitisme tellurique, en particulier du piétin échaudage.
Le blé suivant la culture d'un colza est moins cher à produire. L'alternance des cultures facilite le désherbage et provoque une coupure dans le cycle des maladies des céréales.
En effet, les rotations diversifiées sont souvent favorables à la diminution de la pression en adventices, maladies et ravageurs. Dans ces rotations, on peut facilement diversifier les matières actives utilisées, et réduire les quantité de produits phytosanitaires tout en assurant un meilleur contrôle des bioagresseurs.
Au niveau environnemental, on observe une diminution de l'érosion (pas de sol nu en automne et hiver). Le colza contribue également au maintien d'une diversité de faune, de flore et de paysage dans les campagnes.
De nombreux travaux ont également mis en évidence le rôle assainissant des isothiocyanates (ITC) diffusés dans le sol par les plantes de colza.
Il s'agit de produits issus de la décomposition des glucosinolates, on parle de biofumigation.
Les glucosinolates contenus dans les racines ont aussi un rôle actif contre les nématodes. Des travaux ont montré que les populations d'un nématode (Pratylenchus neglectus) diminuent après un colza, bien que le colza en soit une plante hôte.
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