Le colza d'hiver est la culture annuelle qui a la plus forte capacité à absorber, et donc à valoriser, l'azote minéral issu des effluents organiques.
Le colza peut absorber une part importante de l'azote du sol pendant l'automne, ce qui permet de diminuer la quantité de nitrates lessivés pendant l'hiver.

Un semis précoce, dès la fin août, donne au colza le temps de prélever l'azote disponible dans le sol à l'automne avant l'arrêt de croissance provoqué par le froid de l'hiver. Les colzas semés tôt ont parfois déjà absorbé plus de 100 unités d'azote à la fin de l'automne. Même en cas de surfertilisation de la culture précédente, le colza absorbe l'azote et limite fortement les pertes par lessivage en hiver : l'azote laissé par la culture précédente peut être valorisé par le colza. Cela permet ensuite de réduire d'autant la fertilisation azotée apportée au printemps.
La culture intermédiaire de colza absorbe 20 à 30 kg d'azote par hectare.

Les repousses de colza, entre la récolte d'un colza et le semis de la céréale suivante, sont également de bons pièges à nitrates.

Elles s'avèrent la solution la plus efficace pour réduire l'azote minéral présent dans le sol au semis du blé. L'absorption d'azote par les repousses de colza est de l'ordre de 20 à 100 kg azote/ha, pour des repousses détruites avant le semis du blé. Cette capacité est supérieure si on les laisse en automne (avant une culture de printemps).