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Des réponses aux attentes des consommateurs

Les travaux de sélection valorisent les nombreux atouts nutritionnels de l'huile de colza.
Les sélectionneurs augmentent les qualités nutritives de l'huile en créant des variétés avec des profils d'acides gras très particuliers :
colza riche en acide oléique (jusqu'à 85 %), un acide gras particulièrement intéressant pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires et résistant au chauffage.
colza pauvre en acide linolénique, bien adapté à la cuisson.
Actuellement, les programmes de sélection favorisent la présence d'acides polyinsaturés de la famille des oméga-3. Ils ne sont pas synthétisés par notre organisme et leurs effets sont reconnus contre les maladies cardio-vasculaires.
Et pourtant l'huile de colza n'a pas toujours connu la faveur des consommateurs
Dans les années soixante, une expérience menée sur des rats a révélé que la forte consommation d'acide érucique entraînait chez ces animaux des lésions cardiaques, des retards de croissance et des accumulations anormales de graisse.
Cette étude a fortement discrédité le colza, alors que ces effets n'ont jamais été démontrés chez l'Homme. Les asiatiques consomment des quantités importantes d'huile de colza avec acide érucique.
Grâce à la mobilisation de toute une filière désireuse de sauver la culture du colza en France, une variété sans acide érucique "Primor", créée à partir d'une variété de colza fourrager canadien "Liho", a été inscrite au Catalogue officiel des variétés dès 1973. Depuis, ce caractère a été rapidement introduit à l'ensemble des variétés par rétrocroisement.
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