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La réalisation de plusieurs générations par an
La technique de culture d'embryons immatures permet d'éviter la phase de maturation de la graine. En effet, par cette technique, les embryons sont prélevés quelques jours après la fécondation et non
à maturité de la graine et cela permet ainsi de réaliser plusieurs générations par an. Selon les espèces, les embryons sont prélevés plus ou moins tôt après la fécondation. En effet, un très jeune embryon risque d'avoir une croissance perturbée et plus lente, contrairement
à un embryon plus développé qui est par ailleurs plus facile à prélever. Les embryons sont ensuite mis en culture pour régénérer une plante entière.
La culture in vitro d'embryons permet de réduire fortement la dormance des graines fraîchement récoltées, et ainsi d'assurer un développement homogène des embryons.
Cette technique permet donc un gain de temps, par réduction de la durée entre deux générations. On peut cultiver plusieurs générations par an et accélérer les procédures classiques de sélection : la fixation et la conversion de lignées, car plusieurs cycles d'autofécondations ou de rétrocroisements successifs peuvent être réalisés chaque année.
Cette technique est très utilisée chez le tournesol et dans une moindre mesure chez le maïs.
Application au tournesol
La technique de culture d'embryons immatures est très pratiquée chez le tournesol où les phénomènes de dormance des graines sont particulièrement forts. Elle est particulièrement facile à mettre en uvre, et permet d'obtenir 4 à 5 générations successives par an,
au lieu d'une seule en culture normale, car le cycle végétatif est ramené à 80 jours. Elle est utilisée pour réaliser la fixation de lignées, la reconversion de lignées mâles fertiles en mâles stériles, ou l'introduction de gènes de résistance.
Les jeunes graines sont prélevées 8 à 15 jours après la fécondation, selon le génotype. Elles sont désinfectées et disséquées.
Les embryons ainsi isolés sont mis en culture en boîte de pétri. Au bout de 3 à 5 jours, on observe la formation de cotylédons chlorophylliens. Ils sont alors transférés en milieu d'enracinement, jusqu'à l'apparition d'un système racinaire assez développé. Les plantules ainsi obtenues sont alors mises en acclimatation puis repiquées sur terreau.
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