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Utiliser la diversité de l'espèce et des espèces voisines

L'amélioration génétique d'une espèce cultivée repose sur l'exploration et l'utilisation de la diversité naturelle au sein de l'espèce afin d'associer des caractères intéressants. Toutefois, cette variabilité intraspécifique est limitée.

Ainsi, pour l'amélioration de caractères de résistance aux maladies, de rusticité, d'adaptation à certaines conditions de milieu, le sélectionneur a souvent recours à des croisements avec les formes sauvages ou voisines de l'espèce cultivée. Ces croisements interspécifiques sont utilisés chez des espèces comme le colza, le tournesol, le blé, la betterave, la tomate, le melon, le haricot, la laitue...


Augmenter l'accès à la diversité génétique

Parfois ces croisements se heurtent à des problèmes d'incompatibilité ou ne permettent pas toujours de travailler des caractères intéressants. Le sélectionneur dispose de techniques permettant de contourner ces difficultés :

- la mutagénèse et la variation somaclonale. Ces techniques sont peu utilisées car trop aléatoires,

- le sauvetage d'embryons interspécifiques. Cette technique permet d'élargir les croisements avec des espèces apparentées,

- la fusion de protoplastes. Cette technique permet la fusion de cellules entre des espèces plus éloignées,

- la transgénèse. Elle a pour but d'introduire dans une plante une information génétique définie, provenant d'espèces, de genres ou de règnes différents.

D'une technique à l'autre, de la mutagénèse à la transgénèse, le sélectionneur augmente la source des caractères transmissibles aux plantes en cherchant des gènes chez les êtres vivants de plus en plus éloignés génétiquement de l'espèce à améliorer, tout en introduisant ces caractères de façon plus précise.