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What has a plant breeder to know about production ?
A breeder focuses on variety performance, a good breeder also considers production issues... Let's discover seed production with this lecture.

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Prise d'échantillon de maïs en récolte de parce
Prise d'échantillon de maïs en récolte de parce
Ce qui a changé ces 15 dernières années, c'est notamment la dimension des réseaux d'expérimentation.
Epi de maïs mûr
Epi de maïs mûr
Récolte de parcelles de testage

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Le transfert direct


Le transfert direct
Le transfert direct
Des méthodes physiques ou chimiques pour transférer l'ADN
Le transfert direct
Des méthodes dites de transfert direct utilisent des moyens physiques ou chimiques pour permettre la pénétration d'ADN, généralement sous forme de plasmides dans une cellule végétale. Les plus utilisées sont la biolistique et le transfert sur protoplastes.


La biolistique

Le principe consiste à projeter sur des tissus des microparticules de tungstène ou d'or de 1 à 3 µm (1 µm = 10-6m) de diamètre enrobées d'ADN, à l'aide d'un canon à particules. La force de propulsion est obtenue soit par explosion d'une poudre dans une balle, soit par détente d'un gaz sous pression (l'hélium le plus souvent). Certaines des microparticules vont pénétrer dans les cellules, transportant avec elles l'ADN. Cet ADN doit ensuite atteindre le noyau et s'y intégrer.
 
C'est une méthode facile d'emploi qui a permis d'obtenir de nombreuses plantes transgéniques, notamment chez les monocotylédones, comme le maïs, le blé, le riz. C'est ainsi qu'a été obtenu le premier maïs résistant à la pyrale. En revanche, cette méthode a l'inconvénient de produire des plantes partiellement transformées, appelées chimères et parfois d'engendrer l'insertion de nombreuses copies du gène d'intérêt.


Le transfert sur protoplastes


Les protoplastes sont un matériel privilégié pour le transfert direct de gènes. Débarrassées de leur paroi pectocellulosique, ces cellules ne présentent plus d'obstacle à l'intégration de l'ADN. Sur un mélange contenant les cellules végétales et l'ADN en solution, on modifie les conditions physico-chimiques du milieu pour provoquer une perméabilisation temporaire et réversible de la membrane plasmique.
Les molécules d'ADN pénètrent dans les protoplastes, elles doivent atteindre ensuite le noyau et s'intégrer dans un chromosome de la cellule végétale.
 
Deux techniques principales permettent d'introduire l'ADN dans les protoplastes :
 

- L'action du PolyÉthylène Glycol (PEG)

Le PEG est un polymère qui déstabilise de façon réversible les membranes plasmiques, permettant ainsi le transfert de l'ADN au travers de la membrane.
 
Cette méthode a permis l'obtention de maïs résistant à une matière active herbicide, le glufosinate. Elle est également utilisée sur la betterave.
 

- L'électroporation

Cette méthode consiste à soumettre un mélange ADN-protoplastes à un choc électrique pendant une fraction de seconde. La membrane plasmique se trouve ainsi perméabilisée, ce qui permet l'intégration de l'ADN dans les cellules.
 
Ces deux méthodes sont relativement faciles à mettre en œuvre, mais supposent toutefois la possibilité de régénérer des plantes à partir de protoplastes, ce qui limite leur emploi chez les espèces récalcitrantes à la régénération.
 
Les techniques de transfert direct nécessitent également une étape de sélection des cellules transformées.

ADN "nu"

Il n'y a pas d'obligation à ce que les gènes que l'on désire introduire soient portés par des plasmides, technique la plus facile et la plus rapide.
 
Les techniques de transfert d'ADN "nu", en cours de mise au point, permettent de réduire au maximum la longueur de l'ADN transféré.