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Jacques Foucault
Directeur développement maïs

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Fabrication d'un hybride de maïs
Fabrication d'un hybride de maïs
Il faut contrôler la fécondation
Présentation des schémas de sélection du colza
Présentation des schémas de sélection du colza
Création d'hybride et de lignées

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L'hybridation


Les bases de cette technique remontent au siècle dernier avec les travaux de Charles DARWIN, William BEAL et Georges SHULL. Ces travaux ont permis l'obtention de lignées pures à partir des populations créées par plusieurs siècles de sélection massale et de mettre en évidence l'effet d'hétérosis par le croisement de deux lignées pures (les plantes obtenues se révélaient plus vigoureuses et plus productives). C'est à partir de 1933 que les premières semences hybrides de maïs ont été disponibles pour les agriculteurs et que leur emploi s'est généralisé.

L'hybridation
L'hybridation
Naturelle chez les allogames et provoquée chez les autogames
L'hybridation
L'hybridation est la fécondation croisée de l'ovule d'une plante par du pollen d'une autre plante de la même espèce.
 

Naturelle pour les plantes allogames

Les plantes allogames privilégient la fécondation croisée. Elle a lieu pour les plantes qui ont des pieds mâles et femelles séparés, ce sont des espèces dioïques, comme l'asperge. La dissémination du pollen est réalisée par le vent et les insectes.
 
Chez certaines espèces dites monoïques comme le maïs, les fleurs mâles et femelles sont séparées, mais présentes sur un même pied.
La fécondation croisée est favorisée car les organes mâles et femelles d'une même plante ne viennent pas à maturité en même temps.
 
Enfin, pour des espèces où les fleurs sont bisexuées, il peut exister des barrières physiologiques ou physiques à l'autofécondation (luzerne, orchidées, primevère), imposant là encore la fécondation croisée.
 
 

Provoquée par le sélectionneur pour les plantes autogames

Le sélectionneur, lorsqu'il croise deux plantes pour associer des caractères intéressants, réalise une fécondation croisée ou hybridation.
 
Sur le blé par exemple, les deux géniteurs étant choisis, le sélectionneur va castrer manuellement les fleurs d'un épi, c'est-à-dire retirer toutes les étamines contenant le pollen. Cette plante constituera la plante femelle. Il récupère ensuite le pollen de l'autre parent, qu'il dépose sur le stigmate de l'épi femelle castré.
 

L’hybridation interspécifique

Cette hybridation est très rarement naturelle, mais il en existe quelques exemples : le blé tendre, résultat d'une hybridation entre blés sauvages ; le colza, hybridation naturelle entre la navette et le chou.
 
Dans le cas du triticale, né d'un croisement entre le seigle et le blé, elle a été provoquée par les sélectionneurs.
 

Les variétés hybrides

Chez les plantes allogames, comme le maïs, l'hybridation permet de réaliser une variété hybride et de profiter ainsi de l'hétérosis, c'est-à-dire de cumuler de nombreux caractères intéressants par rapport à ses deux parents, ce qui confère une vigueur générale plus importante que l'on appelle vigueur hybride.