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Obtention d'haploïdes à partir d'organes femelle
Obtention d'haploïdes à partir d'organes femelle
Plusieurs techniques différentes
Sélection du colza
Sélection du colza
Les sélectionneurs augmentent les qualités nutritives de l'huile

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L’obtention d’haploïdes à partir des organes mâles


Obtention d'haploïdes à partir d'organes mâles
Obtention d'haploïdes à partir d'organes mâles
Culture d'anthères ou de microspores
Obtention d'haploïdes à partir d'organes mâles
L'androgenèse a été la première voie d'obtention d'haploïdes in vitro. Les plantes haploïdes ont été obtenues par culture d'anthères (sacs contenant le pollen). Plus récemment, la culture de microspores (grains de pollen immatures) a été mise au point et tend à se développer.


Culture d'anthères

 L'androgenèse est la voie d'haplodiploïdisation privilégiée chez le blé, car il est relativement facile de mettre en culture un très grand nombre d'anthères. Ainsi, cette technique a été mise en place dans les programmes de sélection du blé tendre.
 
Les épis sont récoltés au stade montaison d'où les anthères sont extraites en conditions stériles. Elles sont mises en culture en boîte de pétri sur des milieux spécifiques, induisant le développement embryonnaire des microspores. Des examens cytologiques préalables sont nécessaires pour connaître le moment de prélèvement le plus favorable à ce développement. Les boîtes de pétri sont ensuite placées dans des chambres de culture où l'éclairement, la température et l'humidité sont contrôlés pour favoriser l'androgenèse. Quelques semaines après la mise en culture des anthères, les embryons haploïdes apparaissent. Ils sont prélevés sous loupe binoculaire et repiqués sur des milieux nutritifs permettant une différenciation des tissus et l'induction du développement de la plante. Les plantules bien développées sont à nouveau repiquées en tube.
 
Cette voie androgénique a pu être mise au point également sur le colza, l'orge, l'asperge, le piment et l'aubergine, et son efficacité pour la sélection de ces espèces a pu être démontrée.


Culture de microspores

La culture d'anthères n'est pratiquement plus utilisée chez le colza, en raison du progrès apporté par la culture de microspores.
 
Les boutons floraux sont sélectionnés sur les inflorescences. Les grains de pollen immatures sont isolés mécaniquement par broyage des boutons, et filtration de la suspension. On induit directement la formation d'embryons par la culture des microspores en milieu liquide agité. A partir d'embryons de trois semaines, il est ensuite possible de régénérer des plantes. Les rendements en embryons sont assez élevés chez le colza de l'ordre de 80 à 200 embryons par anthère.
 
La variété de colza d'hiver Goéland, inscrite en 1990, est issue de cette technique, également utilisée sur maïs, blé, orge, riz et tabac.
 
 
Application particulière à la production d'hybrides chez l'asperge
 
L'androgenèse a été particulièrement exploitée chez l'asperge, car elle est le seul moyen efficace pour produire des variétés hybrides mâles.
 
L'asperge est une espèce dioïque, c'est-à-dire qu'elle possède des pieds mâles et des pieds femelles.
 
Les plantes mâles sont recherchées en sélection, car elles sont précoces et plus productives.
 
Les pieds mâles sont Mm pour les chromosomes sexuels et les femelles sont mm. La voie de l'androgenèse permet d'obtenir soit des individus MM appelés super-mâles, soit des individus mm donc femelles. Les croisements de ces super-mâles avec des femelles donnent des individus mâles. Ainsi en sélectionnant et croisant des super-mâles avec des femelles, on peut créer des variétés hybrides mâles. De plus, ceci permet d'exploiter l'hétérosis, important chez cette espèce.
 
La variété Andréas a été la première variété inscrite en France (1995) intégrant cette technique.