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Obtention d'haploïdes à partir d'organes mâles
Obtention d'haploïdes à partir d'organes mâles
Culture d'anthères ou de microspores
Sélection du colza
Sélection du colza
Les sélectionneurs augmentent les qualités nutritives de l'huile

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L'obtention d’haploïdes à partir d’organes femelles


Obtention d'haploïdes à partir d'organes femelle
Obtention d'haploïdes à partir d'organes femelle
Plusieurs techniques différentes
Obtention d'haploïdes à partir d'organes femelle
Chez un certain nombre d'espèces, comme l'asperge, il apparaît de façon spontanée, à de faibles fréquences, des graines polyembryoniques, où l'un des embryons est parfois haploïde.

Mais l'utilisation de cette source haploïde reste très peu efficace. En revanche, des résultats intéressants ont été obtenus concernant l'obtention de plantes haploïdes par l'utilisation de différentes sources de pollen, ce dernier ayant alors le simple rôle d'induire le développement de l'embryon.


Haploïdie induite par croisement interspécifique

Le croisement interspécifique entre une espèce cultivée et une espèce sauvage permet parfois de produire des plantes haploïdes. En effet, après fécondation au cours des premières divisions cellulaires, les chromosomes de l'espèce sauvage sont éliminés.

On obtient ainsi un embryon haploïde ne comportant que les chromosomes de l'espèce cultivée. Cette méthode s'applique à l'orge, à la pomme de terre, ainsi qu'à quelques génotypes de blé.

Le croisement interspécifique de l'orge cultivée par l'orge sauvage bulbeuse permet l'obtention d'embryons haploïdes d'orge cultivée. La culture in vitro est alors nécessaire pour permettre à cet embryon de poursuivre son développement et de donner une plante.

Une application particulière est utilisée pour la sélection de la pomme de terre. La pomme de terre cultivée est tétraploïde (4n = 48). 

La réduction du stock chromosomique est obtenue par pollinisation de la pomme de terre cultivée par une espèce sauvage Solanum phureja. Ce système permet d'obtenir des plantes diploïdes.

Ces plantes peuvent être alors facilement croisées par des espèces sauvages, fréquemment diploïdes, ce qui permet de restaurer la tétraploïdie. Cette méthode est utilisée pour apporter de nouveaux caractères chez la pomme de terre cultivée.


Haploïdie induite par croisement intergénérique

Plus récemment, les croisements entre genres ont été étudiés. 

Les croisements de blé dur par du maïs offrent la possibilité de produire des plantes haploïdes chez le blé dur, espèce récalcitrante aux techniques de culture d'anthères.


Haploïdie induite par l'utilisation de pollen dénaturé

L'induction d'haploïdes est également possible par pollinisation avec du pollen dénaturé par irradiation. Cette technique s'est révélée utile pour tout un ensemble d'espèces légumières et est utilisée couramment chez le melon. L'étape de culture in vitro des embryons haploïdes est là aussi obligatoire.


Haploïdie induite par gynogenèse

Elle consiste à mettre en culture in vitro des ovules ou des ovaires prélevés sur la plante avant fécondation. Des plantes haploïdes ont pu être obtenues chez l'orge, le tabac, le blé, le riz, le maïs, la betterave...

Sur la betterave, la gynogenèse est la technique la plus opérationnelle de production d'haploïdes, même si on obtient moins de 8 % d'haploïdes. Elle permet notamment de travailler sur des betteraves mâles fertiles, aussi bien que sur des betteraves mâles stériles (contrairement à la culture d'anthères). Les fleurs sont disséquées sous la loupe binoculaire en conditions aseptiques. Les ovules sont déposés sur une boîte de pétri contenant un milieu inducteur et sont placés en chambre de culture. Après trois semaines, des embryons commencent à germer et sont transférés sur un milieu permettant le développement des plantules.